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Ibid

598 CINÉMATIQUE

C'est en été principalement que les gemmules apparaissent, parfois en si grande abondance que le corps de TEponge en est tout altéré. Leur différenciation a été récemment décrite par H. V. Wilson. Parmi les cellules mésenchyniateuses normalement fusiformes, certaines, par accumulation de réserves et par épaississement de leur protoplasme, prennent une forme arrondie et se groupent en petits amas de 2, 3, 4 et plus souvent de 10 et 12. Les cellules périphériques de Tamas s'aplatissent et lui forment comme un revêtement

Fig. 535. — Transformation d'une gemmulo en lar\'c avec exenchymo (exy) et cndenchymc (eny)

(H. V. Wilson).

folliculaire (fig. 534). Tel est le début d\ine gemmule. Deux gemmules voisines peuvent confluer Tune dans Tautre.

Ultérieurement, les cellules qui constituent les gemmules se fragmentent sans régularité en éléments de plus en plus petits et finalement, de la façon que montrent nos figures, se constitue une larve ressemblant tout a fait h celles qui proviennent directement derœuf(fig. 535).

Les phénomènes qui nous restent à rapprocher des précédents s'en distinguent par ce fait seul qu'au Heu de répéter la forme un certain nombre de fois ils la répètent juste une fois, ou seulement même pour ainsi dire rme fraction de fois. L'on peut en effet se représenter de cette façon et définir en ces termes les processus de réparation qui constituent la fin des métabolies, qu'elles soient ou non reconnues d'une façon classique. Qu'est-ce en effet qu'un disque imaginai (voir p. 355) sinon un bourgeon interne qui refait une partie de la forme, sinon un amas de cellules indifférentes comme l'est d'abord un bourgeon sur lequel se localise pour un moment la croissance? Pensera-t-on qu'il diffère d'un bourgeon parce que l'organisme sur lequel il se montre est en voie de régression? En

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aucune façon, puisqu'il en est de même chez les Trématodes aussi bien que dans le bourgeonnement régulier des Pyrosomes sur le cyathozoïde*. Doit-on d'ailleurs concevoir le disque imaginai comme d'une autre nature que le bourgeon, en songeant que celui-ci produit ordinairement par sa différenciation future une forme totale de type défini, tandis que celui-là refait seulement une partie d'une pareille forme? Cette distinction, en tous cas, ne saurait être absolue, car nous venons de voir chez les Didemnidés de semblables bourgeons partiels.

De là résulte que tous les processus, par nous comparés à la réparation métabolique, se rattachent au bourgeonnement : et que notamment les disques réparateurs du mésoblaste, quand ils sont localisés à un pôle de l'embryon et qu'ils fonctionnent pour une restauration polaire de la forme, ont quelque rapport avec un bourgeonnement longitudinal ou strobilisation. Dans son ingénieuse théorie des Colonies animales y Ed. Perrier identifie tout à fait les deux processus. Ils ont incontestablement des rapports histologiques et physiologiques, étant l'un et l'autre une localisation précise de la croissance; mais cela ne suffit pas pour les identifier aussi morphologiquement, et, à ce point de vue, nous établissons entre eux une distinction expresse : la strobilisation répète un grand nombre de fois une même forme, tandis que la réparation polaire refait une seule fois une seule forme.

On désigne ordinairement sous le nom de régénération des phénomènes très semblables à ceux du bourgeonnement et qui sont comme eux une modalité particulière de la croissance. L'emploi d'un terme nouveau n'est guère justifié qu'en ayant égard aux conditions dans lesquelles se manifeste le processus dit régénérateur, et qui sont la destruction accidentelle ou traumatique d'une partie plus ou moins importante dans une forme normale et définie.

Quand les conditions qui président à la destruction sont naturelles, c'est-à-dire sont dues à un trouble interne dans les fonctions de l'être, trouble que l'évolution de l'espèce ramène régulièrement et périodiquement, nous avons défini comme terminaison d'une métamorphose ou d'une métabolie la réfection partielle ou totale de la forme.

Cependant les conditions dans lesquelles se réalise la destruction d'une partie de forme ne constituent que la préface du processus réparateur, et l'on voit bien dès lors que la terminaison d'une métabolie et la régénération sont identiques, abstraction faite de cette préface.

La manifestation la plus minime et aussi la plus banale de la

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