WiLSON. The cell in det^elopment and ïnherilance
laîre révélée par Kûnstler etBûTscHLi. L'instabilité chimique, sans la structure, ne servirait à rien du tout, pas plus que la chaux sans acide sulfurique ne pourrait produire du sulfate de chaux. Ne traiter que Tune de ces deux qualités fondamentales, c'est se résigner à être incomplet.
La nécessité d'observer les protoplasmes vivants ressort avec évidence des expériences de A. Fischer*. II a fait des solutions d'albumine, de peptones, de gélatine, de gomme arabique, etc., à des degrés de concentration divers, puis il les a fixés h l'aide des réactifs ordinairement employés pour démontrer la structure cellulaire. Il réussit de la sorte à produire un merveilleux simulacre des apparences observées dans la cellule : structure réticulée et fibrillaire, dues souvent à des rangées de granules tout à fait semblables à celles qui sont décrites par Altmann.
Le protoplasme vivant, comme aussi le noyau, présentent donc le plus ordinairement une structure alvéolaire ou vacuolaire. En 1878, Flemming lui-même, qui croit fibrillaire la structure du plasma, a vu dans le noyau vivant des alvéoles ; il a constaté dans la masse de celui-ci des mouvements spontanés qui modifient constamment sa forme.
Cette importante observation nous permet d'affirmer que le noyau n'est point séparé d'avec le protoplasme par une vraie membrane. La seule interprétation physique du noyau, alvéolé comme le reste, est qu'il est dû au rassemblement dans la profondeur des substances dont la tension superficielle est la plus forte^.
Sans doute cette tension superficielle maxima coexiste avec une différence de composition chimique et notamment avec une plus grande richesse en phosphore, mais la différence de composition pourrait s'allier avec une dispersion dans la masse du cytoplasme. L'agglomération en une masse nucléaire est le résultat des qualités physiques de tension superficielle.
La masse nucléaire est généralement arrondie, mais elle peut très bien ne pas l'être, -suivant simplement les diverses forces d'orientation qui sollicitent la cellule.
La sériation des tensions superficielles n'est pas seulement indiquée par la séparation du noyau et du cytoplasme. Le cytoplasme lui-même se divise chez les êtres unicellulaires très ordinairement en deux couches : endosarque et ectosarque. Cette différenciation est souvent visible dans les cellules des tissus animaux ou végétaux; KuPFFER en 1875 l'a décrite le premier dans les tissus animaux et l'importance de ce fait a été montrée par Waldeyer, Reinke, Wilson et autres.