Poissons cycloslomes
état moins avancé d'évolution; ce fait a pour traduction statique, la persistance d'une étroite liaison entre l'organe excréteur et l'appareil génital mâle.
/. e . Classe des Pois- ""^ '^ '
sons. — Les Poissons ont un corps couvert d'écaillés imbriquées, allongé en forme de fuseau, dans lequel la tète et le tronc se poursuivent sur une seule courbure , disposé en un mot de façon h présenter la moindre résistance à l'eau dans laquelle ils se meuvent. Ils ont des membres courts, élargis en palettes, et dont la disposition est très convenable pour nager.
Leur queue est très volumineuse par rapport au volume total du corps; elle est formée de muscles puissants, aplatie dans le plan de symétrie de l'animal, et bordée d'expansions flexibles semblables aux membres : ce sont les nageoires caudales.
Par ses ondulations latérales et par les flexions hélicoïdes de son extrémité, la queue du Poisson est un organe propulseur qui agit sur lui à la façon d'une godille ou d'une hélice sur un bateau. Les animaux de cette classe se reproduisent par des œufs de diverses tailles, suivant les ordres.
La fixation de sels calcaires par le squelette est variable dans les
Fig. 44. — Apparuil circulatoire de la Grenouille. Fy foie; A, rein; VSÏ^ vciuc sous intestinale; al, arléro linguale: vm^ veine inéscntérique; car^ carotide, AO^ aorte; asc, artère sous clavicre; /t-, tronc coeliaque; as, artère stomacale; am, artère mcsentérique; ai, artère iliaque; vsc, veine sous-claviére; vcs, veine jugulaire interne (cardinale antérieure); VJc, veine jugulaire externe (vaisseau latéral antérieur) ; vlt^ veine latérale postérieure ; FC, veine cave inférieure; Vf, veine fémorale; vs, veine ischiadiquc ; *'/>r, veine porte rénale; i4P, artère pulmonaire; VP, veine pulmonaire.
différents ordres. Tantôt très avancée elle donne lieu à de véritables os comme dans les Poissons que, pour celte raison justement, on appelle osseuw; tantôt elle n'est point du tout réalisée, et la place du squelette est tenue par du cartilage (Poissons cartilagineux). En rapport avec ces divers degrés, le centrum de la vertèbre fait disparaître presque entièrement la corde dorsale ou la laisse au contraire presque complètement subsister. Les vertèbres des Poissons, notamment dans la région caudale, portent des arcs hémaux très marqués.)
La surface intérieure n'a pas une longueur ni un contournement bien accentués; mais, en outre des reploiements localisés tels que le foie et le pancréas, elle porte parfois à son intérieur des valvules spirales dont la présence accroît singulièrement la surface absorbante.
Le plissement correspondant au poumon des Vertébrés à vie aérienne, ou tout au moins un plissement fort analogue au précédent, constitue chez les Poissons la i>essie natatoire^ appareil d*hydrostation ayant pour effet ordinaire de tenir le poisson le côté neural en haut, et par suite de produire les mêmes effets qu'un lest chargeant la face antineurale.
Les Poissons, étant tous aquatiques, empruntent tous Toxygène à Tair dissous dans Teau, et l'absorption de ce gaz a lieu sur des plissements branchiaux internes, tout à fait semblables à ceux que nous avons décrits pour les Amphibiens. Dans la classe des Poissons, les poches branchiales sont en nombre variable suivant les ordres ou même suivant les genres du même ordre. L'on peut seulement dire d'une façon générale que moins les poches sont nombreuses et plus sont importants les plis secondaires de leur surface, plus large aussi est leur seconde ouverture sur l'extérieur. Celle-ci présente ainsi des dimensions variables depuis celles d'un pore jusqu'à celles d'une fente.
L'appareil circulatoire (fig. 45) diffère du type moyen que nous avons donné par la suppression de V 6',, la partie abdominale de la veine cave inférieure qui n'existe pas chez les Poissons.
En outre, le système antineural et le système paraneural sont reliés l'un à l'autre non plus par un seul vaisseau transversal (Mammifères et Oiseaux), ni même par une paire de vaisseaux transverses (Reptiles, Amphibiens), mais bien par plusieurs paires de crosses aortiques. On en compte autant que de poches branchiales. Chez les Poissons, en effet, chacun de ces vaisseaux parcourt la séparation entre deux poches et s'y résout en capillaires qui répandent le sang sur toute la surface respiratoire, avant qu'il soit conduit dans les troncs paraneuraux, aorte et carotides.
Il suit de là que le cœur, divisé en trois régions, sinus de Cuviëh,
oreillette unique et ventricule unique, emploie toute son énergie à faire traverser au sang les capillaires branchiaux crabord, et ensuite
les capillaires des organes.
()3 La bouche ne se prolonge
pas dans les régions sensorielles olfactive ou auditive; autrement dit la fossette nasale ne perfore pas le palais et il n'y a pas d'oreille moyenne.
L'oreille est réduite à sa partie sensorielle profonde ou interne. En revanche, les Pois-
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F\g. 45. — Appareil circulatoire de Poisson (profil).
œ, œil; /', foie — vif veines intestinales; VPy vcino porte; vsh, veine sus-hépatique; se, sinus de Cuvier; O, oreillette; F, ventricule; By bulbe artériel; vbr, vaisseaux branchiaux — car, carotide ; -40, aorte ; aa, artère abdominale — VCa, veine cardinale antérieure ou jugulaire interne; VCp, veine cardinale postérieure; dC, ductus Cuvieri; VJ, vaisseau latéral antérieur ou veine jugulaire externe.
Fig. 46. — Lignes d'organites sensoriels latéraux d'un Poisson.
/, ligne latérale; n, nurale; md, mandibulaire ; so, sus-orbitaire; *o, sous-orbitairc.
sons possèdent une série particulière de terminaisons nerveuses, qui leur constituent des organes pour un sens dont
les perceptions nous sont totalement inconnues.
Les terminaisons nerveuses reliées directement à l'encéphale se
groupent en diverses sections (fig. 4G), Tune, la plus longue, /, est
la section rattachée à Tencéphale par le long nerf latéral; les autres, situées sur la tête, se rattachent à Fencéphale par divers rameaux nerveux que nous étudierons de plus près autre part.
L'encéphale est comme dans le type donné pour l'embranchement.