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Fig. 7U. — Fixation des Bryozoaires cctoprootos, schéma d'après divers auteurs :

nAllROlS, HAnMKR, PrOUIIO.

Lnrvo libre : r, couronne cilico; de, disque cilié; p, cavité palléalc; o/, organe pirifornic; t'a, ventouse adhésive ; E, estomac — Lnrve fixée : «r, exenchyme ; nis^ ondenchymc; ra', position de la ventouse adhésivc: DR, disque réparateur des organes; V, vestibule; /, tentacules; wr, muscle réfracteur; /*, funicule; en\ nouvel endoderme.

rateur. La larve libre, munie d'une couronne ciliée, se fixe en dévaginant un repli primitivement situé entre la bouche et l'anus. Aussitôt la fixation effectuée, le tube digestif, plus ou moins complet suivant le degré d'indépendance de la larve, est entièrement détruit et ses éléments sont phagocytés. Il se produit alors au pôle opposé h la face fixée une invagination ectodermique qui est un véritable disque réparateur, DR (fig. 714). On le voit se différencier en un vestibule dans lequel bientôt des saillies dessinent les tentacules du Polype qui se refait. En même temps, dans la masse mésenchymateuse de cellules indifférenciées représentant l'ensemble des phagocytes qui ont absorbé l'endoderme» se différencie et se re-

constitue un sac cndodermîque secondaire, en \ il se met en rapport avec deux expansions du vestibule et le Polype est désormais presque entièrement restauré.

On voit que, dans un cas et dans Tautre, les phénomènes du départ et ceux de l'arrivée sont semblables ; il y a retournement des organes internes dans Tenveloppe ex-

Fig. 716. — Virago à la fixation dos organes internes chez In Comatulo, 8ch(^mn d'après Barrois.

ory, X, axes successifs do rotation; f, état primitif; II, état après rotation autour de X suivie d'uno rotation autour de xy, Ilf, virage des organes et du vestibule; /F, état définitif; Aq, hydrocèlo; es, canal du sable; pi^ p^^ sacs péritonéaux ; tdy tube digestif; Vf vestibule.

Fig. 715. — Larve d*Antedon rosacea (Bdry).

1, 3, 3, 4, 5, couronnes ciliées; //; fossette fixatrice; F, vestibule.

terne. Chez les Endoproctes, ce retournement est le résultat direct de la réaction et du mouvement des organes différenciés déjà ; dans le cas des Ectoproctes, les organes différenciés n'ont pas eu la vitalité nécessaire pour cette réaction, ils se sont détruits et ont été refaits.

Chez les Echînodermes encore fixés à l'heure actuelle, les Crinoïdes, il se fait d'après Barrois une métamorphose très semblable à celle des Bryozoaires endoproctes. Sur la larve mobile, pendant qu'elle acquérait ses cinq couronnes de cils, s'étaient différenciés d'abord les entérocèles postérieurs en une seule vésicule divisée ultérieurement en deux une droite et une gauche, puis l'entérocèle antérieur gauche et le canal du sable. La position morphologique

de la larve est donnée par la figure 715 en correspondance avec la station des autres larves. Mais telle n'est pas, d'après Barrois, la station de la larve à'Antedon ; la fossette fixatrice, ff^ est en bas dès le début. De là résulte le profil primitif / (fig. 716). Par rotation de 90® autour d'un axe horizontal, X, perpendiculaire à la figure, accompagnée d'une rotation de 90® autour d'un axe vertical, xy, situé dans le plan de figure, on passe au profil //.

De là, par nouvelle rotation de 90** des organes internes et du fond du vestibule, la face orale va se trouver opposée au point de

Fig. 717. — Schéma de la fixation des Ascidies d'après Korsciiblt et Hbidbr. /, //, ÏII, trois stades successifs.

Cy cloaque; Q, reste de la queue — «n, système nerveux; gn, ganglion nerveux — cA, corde dorsale — Ca, cœur; «/», tubes épicardiques — B^ bouche; en, endostyle; Ay, glande hypophysaire; fb, fentes branchiales; i, intestin.

fixation et aussi à sa position morphologique primitive. Dans une larve d'Holothurie semblable au profil /, l'anus s'ouvre sur le dôme qui est supérieur dans nos figures.

La métamorphose régressive des Tuniciers au moment où ils se fixent a été suivie d'une façon très détaillée. Dans le cas général, la larve libre ressemble à un petit Appendiculaire; elle nage à l'aide de sa queue bien développée et possède un système nerveux en forme de tube qui occupe toute la longueur du corps, y compris la queue. L'animal se fixe d'abord par l'une des trois papilles adhé-

sives qu'il possède h sa partie antérieure, puis la production cellulosique du manteau finit par coller sur le support une large région du corps.

La régression (fig. 717) a pour effet de faire disparaître la queue tout entière et de réduire le système nerveux h la masse ganglionnaire qui est située chez Tadulte entre les ouvertures buccale et cloacale. D'après Van Beneden et Julin, il resterait encore, pour représenter le système nerveux du tronc, le cordon ganglionnaire qui se détache du ganglion cérébral et qui glisse ultérieurement sur le côté gauche de l'œsophage pour venir se terminer entre les deux diverticules hépatiques.

Les masses musculaires de la queue ainsi que son cordon axial ou cordai dégénèrent et sont détruits par des phagocytes, comme l'a montré Kowalewsky. A mesure que cette destruction se poursuit, les organes de la queue se rétractent à la partie postérieure de l'abdomen; ils y constituent une sorte de cordon spirale dans lequel peu à peu les éléments achèvent de se désagréger et d'être absorbés. C'est pendant ce temps que les fentes branchiales, au nombre de deux seulement dans la larve libre, se multiplient par l'adjonction de fentes nouvelles. L'être maintenant fixé continue sa croissance en produisant des bourgeons qui répètent sa forme. Pendant la fixation, l'Ascidie s'est retournée de 180<>, mais d'une façon toute différente de celle dont nous avons parlé chez les Endoproctes et les Comatules. Le retournement des Ascidies porte sur le corps tout entier; dans l'autre cas, au contraire, les organes internes seuls se déplacent.

La plupart des MolguHdés ont, comme l'a reconnu le premier de Lacaze-Duthiers, une larve anoure qui se développe dans l'intérieur de l'organisme maternel. Les adultes, quoique n'adhérant pas fortement à un support, sont néanmoins des animaux immobiles; mais ils n'ont pas à subir de métamorphose régressive, puisqu'elle s'est déjà faite dans le cours du développement embryonnaire. On peut, suivant la remarque de Kupffer et de Giard, trouver la trace de cette métamorphose anticipée, et reconnaître comme reste de la queue une masse d'éléments à l'aspect graisseux et vitellin qui se tiennent h l'endroit même où cet organe achève sa dégénérescence chez les larves urodèles.

L'immobilité par flottaison produit chez les Tuniciers des phénomènes identiques à ceux dont la fixation solide est la cause, tant pour les phénomènes de bourgeonnement que pour ceux de la métamorphose.

Chez les Doliolum, l'évolution de l'œuf conduit à une véritable larve urodèle qui, par les mouvements de sa queue, se déplace dans l'eau ambiante sans qu'on puisse toutefois la dire absolument

libre, attendu qu'elle reste tout le temps entourée de la couche folliculaire qui enfermait Tœuf. Ultérieurement la queue subit une régression complète et l'animal, dès lors flotteur, émet du côté dorsal et du côté ventral les stolons sur lesquels doivent ultérieurement se développer les bourgeons (fig. 718).

Les phénomènes du bourgeonnement consécutifs à l'immobilité sont donc, de tous points, identiques à ceux dont les Ascidies

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