C, R. Ac. Se
DIM0RPHISM6 SEXUEL 853
D'autres femelles, plus aplaties, émettent des œuis dont révolution plus typique conduit à une Morula. La masse de celle-ci se subdivise en une couche externe et une couche interne. Les individus ainsi produits sont toujours femelles [Intoshia gigas^ Giard). Le dimorphisme sexuel est donc accusé jusque dans la forme de la femelle pondeuse ; nous avons cité un cas fort semblable à celui-là et relatif aux Rotifères étudiés par Maupas (p. 839). Chez les Orthonectides le déterminisme du dimorphisme nous échappe encore; aussi n'est-il permis de le comparer au précédent que quant aux effets produits.
Des phénomènes fort semblables ont lieu chez les Dicyémides, Certains individus plus allongés nommés nématogènes donnent naissance à un œuf, qui par une épibolie rapide reproduit la forme adulte dite vermiforme. Ces embryons ne supportent pas Teau de mer, et ne peuvent que multiplier le parasite dans le l'ein du Céphalopode où ils vivent.
D'autres individus de la même espèce, dans le même rein du même Céphalopode, ont une forme un peu plus aplatie, plus trapue; on les nomme rhombogènes. Ils donnent naissance par un processus compliqué k une larve différente du parent qu'on appelle larye infusoriforme. Elle supporte l'eau de mer et semble, d'après van Beneden, reproduire le parasite au loin et émigrer vers un nouvel hôte.
Les effets du dimorphisme n'ont pas dans ce cas rapport à la sexualité du produit : ils diffèrent ainsi des précédents. Et quant à leur cause, elle nous est jusqu'à présent tout à fait inconnue.