Korêchelt und Heider't Lehrbuchf p. 818 et
fication des trachées, jointe à la diffusion du liquide hémolymphatique, assure la facilité des échanges gazeux entre ce dernier et Textérieur, et rend moins nécessaire un énergique mouvement circulatoire, suivant une loi de corrélation organique déjà signalée par CuviER.
L'appareil circulatoire, en effet, est chez les Insectes à peu près
réduit à son minimum.
c^^ i^ Il se compose presque
exclusivement du vaisseau antineural, appelé aussi
IT
i' Irp ^^.C$
i>aisseau dorsal, CŒ (^a) (fig. 62). Ce vaisseau est percé de trous ou ostiay os, dont les bords sont disposés pour permettre au liquide hémolymphatique le passage de la lacune péricardique , et par suite de Tensemble des lacunes, dans le vaisseau, mais non la marche inverse. C'est par ses deux extrémités céphalique et caudale que le vaisseau se vide.
La paroi du conduit antineural n'est en aucune région suffisamment épaissie pour être, par sa propre force, un organe propulseur ou cardiaque.
Il est cependant le siège de contractions qui sont assurées d'une façon extrinsèque, grâce aux muscles attachés par une de leurs extrémités sur le vaisseau et par l'autre sur la paroi du corps: ce sont les muscles ali formes, mal (fig. 64).
Le système nerveux offre le type normal de l'embranchement. Toutefois, au lieu de rester disposés par paire dans chaque anneau, les ganglions de la chaîne peuvent se déplacer vers l'extrémité céphalique du corps et se rassembler de façon à présenter tous les degrés d'une concentration variable, non seulement d'un ordre à l'autre, mais aussi d'un genre à l'autre dans le même ordre, d'une espèce à l'autre dans le même genre et, bien plus, d'une époque à l'autre de sa vie dans un seul individu. C'est donc ailleurs qu'il conviendra d'étudier plus à fond un phénomène de cette nature.
Fig. 64. — Organisation générale de l'Insecte, coupe transversale.
5, scutam ou plaque ventrale de la carapace; T, tergum ou plaque dorsale; st, stigmate; VT, vésicule trachéenne; rt, tubes trachéens; sn, ganglion de la chaîne nerveuse — TD^ tube digestif; tM tubes de Malpighi ; r, cœur — to^ tubes ovariens; r^+ es, cavité générale et lacunes méscnchymatcnsos confondues; /;m/, musrles nliformes du cœur.
LES CLASSES d'aRTHROPODES 103
Comme beaucoup d'animaux, les Insectes, après leur éclosion, subissent dans leur forme d'importants changements que Ton nomme des métamorphoses. En outre, chez les Insectes, les changements de la forme n'arrivent pas d'une façon progressive et continue, mais au contraire brusquement, avec des interruptions et des discontinuités dans la vie. Les métamorphoses y sont des mètabolies.
Le type le plus caractérisé est celui du Papillon que nous avons déjà décrit, où Ton voit se succéder, séparés par des phases critiques et par des changements radicaux de régime, les trois états de chenille ou lan>e, de chrysalide ou nymphe ou pupe et d'insecte parfait ou imago,
La netteté de la mctabolie, c'est-à-dire la façon dont s'accuse la discontinuité qui sépare les différentes formes revêtues par l'Insecte, présente dans la classe des degrés. Chez certains ordres, elle est nulle (Amétabola); chez d'autres, elle s'accuse un peu plus (Paurométabola); elle est plus accentuée encore chez les Hémimétabola et montre son maximum dans les ordres que l'on appelle Holométabola. Par suite, l'étude complète de ces phénomènes sera avantageusement reportée en Cinématique.
///. ab. Classe des Myriapodes. — Les animaux de cette classe ont un certain nombre de caractères communs avec les Insectes et diflfèrent de ceux-ci par quelques autres. Leur corps conserve une métamérie plus nette parce que les anneaux y sont moins groupés en régions définies. A la suite de la tête, résultat de la soudure de quelques segments, le reste du corps présente en effet une succession uniforme de segments séparés. Le nombre en est très variable suivant les ordres; très grand parfois et égal à 150, il peut, dans d'autres cas, n'être pas plus considérable que chez les Insectes.
Aucun anneau ne porte d'ailes, et chacun au contraire est muni d'une paire d'appendices locomoteurs dans la sous-classe des Mono^ podesy et de deux paires de pareils appendices dans la sous-classo des Diplopodes, Dans ce dernier cas, chaque segment apparent est la somme de deux segments réels soudés; une pareille réunion régulièrement répétée dans toute la longueur du corps ne divise pas celui-ci en régions inégales, et n'infirme pas ce que nous venons de dire sur sa métamérie.
Il faut remarquer cependant que les trois premiers anneaux du corps offrent une certaine spécialité, qui les rend dans une certaine mesure comparables au thorax des Insectes ; chez les Monopodes, ils sont soudés en un tronçon qui a des rapports étroits avec la tête, et, chez les Diplopodes, ils portent par exception une seule paire d'appendices et ont leurs ganglions nerveux cohalescents.
IHi