LES CLASSES D ECHINODERMES
dans les zones interambulacraires, existent cinq diverticules en forme de bourses : ce sont les vésicules de Poli. Leur cavité, plus ou moins obstruée par un feutrage de tissus, présente un aspect lacuneux. Rappelons que tout cet ensemble communique avec l'extérieur par le canal du sable ou tube hydrophore, ouvert d'une part sur les multiples perforations de la plaque madréporique et de
iir.
Fig. 82. — Kapporls de rapp.-ii'eîl circulatoire et de lappareil aquifèrc chez l'Oiipsin. w, madréporitc — B, bouche: A, anus; R, rectum — c/i, cercle neural; nr, nerf radial — caq, cercle aquifére ; vP^ vésicule de Poli; es, canal du sable; cr, canal radial — vmi, vaisseau marginal interne; f/nc, vaisseau marginal externe; vc, vaisseau collatéral — Ipo, lacune përioralo; tn, lacune népbridienne ; /r, lacune radiale.
Tautre branché sur le cercle oral tout à côté de Tune des vésicules de Poli.
Chaque canal radiaire (fig. 82), après avoir passé sous le petit pont que lui fait l'auricule, émet tout le long de son trajet deux doubles rangées d'ambulacres, qui sortent du test par les trous dont nous avons signalé les séries méridiennes. L'ambulacre est un petit tube terminé en un cul-de-sac dont le fond s'aplatit en disque susceptible de se poser à plat sur les corps voisins. Peu après avoir quitté le canal radiaire, l'ambulacre porte une vésicule, qui, capable de se contracter ou de se distendre, peut, suivant le cas, augmenter
128 STATIQUt:
OU diminuer la pression du liquide dans Tambulacre. Si la pression diminue a l'intérieur d'une ambulacre qui vient de poser sur un objet son disque terminal, celui-ci adhère de ce fait à la façon d'une ventouse, et fournit a l'animal un point fixe vers lequel il s'attire en contractant les fibres musculaires dont est formée la paroi du tube ambulacraire, la turgescence intérieure au contraire fait cesser l'adhérence; et c'est ainsi que se déplace l'Oursin.
L'appareil circulatoire est bien distinct du précédent dans sa partie qui avoisine le tube digestif. Celle-ci est formée des deux vaisseaux marginaux interne et externe, çfni, vme (fig. 82), et du vaisseau collatéral f'c, qui double accessoirement le vaisseau marginal externe. Ainsi que nous l'avons dit déjà, s'adjoint à ces vaisseaux intestinaux un système de lacunes, qui suivent la partie aquifère de la cavité générale en tous les points de son parcours. Le vaisseau marginal interne débouche en effet dans un cercle lacunaire oral, //?o, duquel partent cinq zones lacunaires radiales, //*, découvertes chez l'Oursin par Prouho, et qui longent les cinq canaux aquifères radiaires, en émettant au long de chaque ambulacre un faible filet.
Au début des études sur ces phénomènes on ne savait pas distinguer entre le cercle oral vasculaire et le cercle oral aquifère et l'on confondait en un seul les deux appareils. Plus tard, quand on fut capable de les séparer morphologiquement, on discuta longtemps encore la question de savoir s'ils ne communiquaient pas très largement entre eux, et s'ils n'étaient pas, par suite, physiologiquement réunis en un seul.
Au fond la question se ramène à la suivante : savoir si la cavité générale est à peu près indépendante de celle des lacunes mésenchymateuses, comme c'est le cas général, ou bien si l'une s'ouvre largement dans l'autre, ainsi qu'on le voit chez les Arthropodes. Quelle qu'en soit la solution, le problème n'est donc ni très important ni très spécial.
Pour ce qui est relatif aux Oursins réguliers, Prouho assure qu'il n'y a entre les deux systèmes rien que des communications d'osmose. Ed. Peihiieu et Kœhleu admettent des communications directes à travers le tissu des vésicules de Poli ou dans le tissu lacuneux qui entoure la néphridie. Pour conclure donc, les communications sont ou nulles ou très faibles.
Le système nerveux suit le type tout à fait général que nous avons indiqué. Il est composé d'un cercle oral duquel rayonnent cinq filets dans les aires ambulacraires ; il existe en outre un faible système aboral formé par cinq nerfs génitaux, qui longent les glandes génitales et s'anastomosent plus ou moins entre eux autour du pôle aboral.
LES CLASSES d'ÉCHINOOERNES 129
Pour compléter Tétude de cette classe, il convient d'ajouter quelques mots sur les Oursins irréguliers. Nous avons indiqué déjà la façon dont leur symétrie binaire, très visible, diffère de la symétrie moins apparente de TOursin régulier. En outre, les canaux radiaires ne portent d'ambulacres que dans leur région aborale et, par suite, les zones ambulacraires ne sont marquées que vers i le pôle aboral; elles en divergent en forme de pétales. On rencontre sur le . test des régions où les piquants sont
supprimés et remplacés par de petites «^î V« .^I Ou'""»"/ ir^'^oiu^''''''' massues, composées d'une tige cal- m, muBcie.
Caire articulée ou fixe (fig. 83). Très
pressées les unes contre les autres et recouvertes par la surface extérieure d'un épithélium vibratile*, ces saillies occupent des zones,
Fig. 84. — Astdrio vu© du polo aboraL £•, c»loaiac; D, divcrticuïes hépatiques; Ay anus — Cj, G„ les deux moitiés d'une glando génitale; og, ouvertures génitales; «, canal du sable — In, lacune néphridicnne; stj lacune aborale.
appelées fasciolesj dont l'étendue et la position variables servent à caractériser des genres.