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Jenaiache Zeiiichrift

LES CLASSES d'ÉCHINODERMES 139

visée en un strate uniforme de fibres circulaires et en cinq bandes de fibres longitudinales, disposées le long des aires anibulacraires. Ces dernières bandes

sont attachées par des ^

faisceaux sur la région œsophagienne de la surface intérieure, et impriment sans doute à celle-ci des mouvements utiles à ringestion des aliments.

Contournée de façon à former deux anses, la surface intérieure s'allonge de la bouche à Tanus, au voisinage duquel elle subit une paire de plissements très importants et très ramifiés. On a donné le nom de poumons^ P, à ces plissements arborescents qui servent effectivement à la respiration, mais qui peuvent aussi suppléer h l'insuffisance de Texcrétion néphridienne, à la façon des tubes de Malpichi.

La partie néphridienne de la cavité générale, en effet, composée comme dans tout l'embranchement d'un cercle oral aquifère, ne s'ouvre point à l'extérieur. Un conduit, équivalent au canal du sable ou tube hydrophore, es, est bien branché sur le cercle

oral, mais il n'atteint pas la surface extérieure et pend inutile au milieu du mésenchyme. Sur le cercle oral naissent cinq diverticules

Fig. 93. — Organiftation gi'nérale do l'Holothurie. Af anus; Py poumon — Aq^ cercle oral aquifère; es, canal du sable; rr, canal ambulacrairo ; et, canal tontaculaire ; vP, vésicule de Poli; C^ glande génitale; bm^ bande musculaire longitudinale — vvy vaisseau marginal (ventral) ; frf, vaisseau marginal (dorsal); tr, vaisseau collecteur pulmonaire.

très importants, immédiatement divisés chacun en deux et répandus dans les tentacules ; dans leurs intervalles partent les cinq canaux longitudinaux qui donnent au long du corps les ambulacres dont nous avons parlé. Le cercle oral porte une seule et très grosse vésicule de Poli, située en face de l'embouchure du canal du sable, vP.

On voit que Texcrétion néphridienne n'est plus, en raison de la fermeture du canal du sable, accomplie comme à l'ordinaire, et l'on conçoit qu'elle puisse s'effectuer par osmose entre la cavité générale péritonéale et I/o- C^ ] l'arborescence pul-

monaire étroitement appliquée contre celle-ci.

La région génitale de la cavité générale est réduite à une seule masse divisée en deux paquets, mais débouchant par un orifice unique à la base d'une paire de tentacules plus petite que les quatre autres.

Le système circulatoire n'entraîne presque point de lacunes mésenchymateuses dans son domaine, beaucoup moins en tous cas que chez les autres Echinodermes. Sa partie essentielle est toujours composée de deux canaux longitudinaux courant le long de l'intestin. L'un d'eux donne naissance à un tronc nommé collecteur pulmonaire^ VCy auquel il reste attaché par de nombreuses anastomoses, et qui parait tout à fait homologue au vaisseau collatéral des Oursins. Le réseau circulatoire si ramifié sur le diverticule pulmonaire en fait le siège d'une importante osmose gazeuse, ce qui fixe encore la fonction respiratoire sur la surface intérieure. Les deux vaisseaux sanguins longitudinaux sont réunis l'un à l'autre par de nombreuses anastomoses sur l'intestin et aussi, sans doute, par un faible système lacunaire dans le voisinage du cercle oral aquifère. Le système nerveux est composé d'un cercle oral avec dix nerfs pour les tentacules, auxquels s'ajoutent cinq gros troncs dirigés le long des ambulacres.

Fig. 94. — Coupe transversale d'une Holothurie aplatie. ((,/i, ^3, ambulacres du trivium; &), 6^, ambulacres du bivium; mtj fibres musculaires transversales; inl^ fibres musculaires longitudinales — /, tube digestif — fg-, glande génitale; cg^ conduit génital; vd^ vaisseau sanguin dorsal; vv» vaisseau sanguin ventral.

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Ayant laissé sans réponse la question de savoir si les zones ambulacraires des Holothuries équivalent ou non à celles des autres Echinodermes, il nous est malaisé de dire, à un angle de 36^ près, si la symétrie quinquennaire des uns coïncide avec la symétrie quinquennaire des autres. Par suite, nous ne pouvons comparer avec quelque rigueur la symétrie binaire que montrent les Oursins réguliers avec la symétrie binaire dont témoignent certaines Holothuries en utilisant exclusivement pour se déplacer trois rangées d'ambulacres, dont l'ensemble est appelé tris^ium et se distingue, par une plus grande taille, de l'ensemble, appelé bisfium^ formé par les deux autres rangées (fig. 94).

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