‹ La forme et la vieChapitre 67 sur 243 · Voir la Méthode en Dynamiffue · texte numérisé non relu

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dirige et réunit entre eux ses divers travaux sur le système nerveux des Mollusques Gastéropodes, De telle sorte que, tout en ne méconnaissant pas la variété possible des méthodes d'investigation, il s'attache surtout aux conceptions d'E. Geoffroy Saint-Hilaire dans ce qu'elles ont de statique, à une époque (1850-1899) où justement tous les zoologistes, et particulièrement ceux d'Angleterre et d'Allemagne, se lancent en foule à l'exploitation et au développement illimité du côté cinématique de cette même doctrine. De là résulte pour de Lacaze-Duthiers un isolement apparent au milieu de ses contemporains et une place très originale occupée parmi eux. On n'a d'ailleurs pas su la caractériser au juste, puisqu'on a souvent considéré ce zoologiste comme cherchant surtout à maintenir la tradition de Cuvier, ce qui, d'après ce que nous venons de dire, est particulièrement inexact.

Lorsque les données nouvelles, apportées par l'emploi plus fréquent du microscope, eurent fini par constituer dans la science une discipline spéciale, l'Histologie, relative à la structure des êtres vivants et particulièrement des animaux, l'esprit humain leur appliqua ses méthodes usuelles de coordination et construisit une Histologie statique comme il avait aussi établi une Morphologie statique. La première expression en fut la théorie cellulaire ^ très justement nommée théorie^ bien que beaucoup la considèrent comme l'expression adéquate d'un fait exactement consigné.

On a effectivement pu croire pendant longtemps qu'il en était ainsi; mais nous savons aujourd'hui que \^ théorie cellulaire est seulement l'expression d'un fait très fréquent, et nous montrerons* que c'est le caractère propre d'une théorie statique.

Sans revenir sur des détails parfaitement connus, rappelons que la théorie cellulaire comporte différentes propositions essentielles : 1** les animaux sont constitués par une substance, d'ailleurs définie physiquement et chimiquement, que l'on nomme protoplasme; 2® ce protoplasme existe sous forme de petites masses séparées les unes des autres, dites cellules ou plastides, qui sont en quelque sorte des unités biologiques d'un ordre inférieur h la forme spécifique.

Or nous savons, aujourd'hui, qu'il n'y a pas un protoplasme mais des protoplasmes* et que, par suite, les différentes qualités de ceuxci pourraient être distinguées et sériées. De plus, la cellule isolée n'a pas une existence objective nécessaire et constante, puisque, en beaucoup de tissus (tissu conjonctif entre autres), les cellules communiquent les unes avec les autres de façon à constituer un réseau continu (voir p. 180).

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