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LFiS THÉORIES GÉNÉRALES 241

Donc la théorie cellulaire est bien une réduction des phénomènes h la Statique, une manière de les grouper incomplètement et de les réduire à un schème absirait.

L'unité de plan de composition, l'unité de structure sont des concepts qui procèdent de « cet effort qui n'aboutit jamais vers l'élé- € ment dernier et l'atome absolu » dans lequel on peut voir t le € signe d'une loi de l'entendement, qui cherche l'unité plutôt qu'il a ne la trouve, et qui mesure l'intelligibilité des choses à la manière « dont elles subissent les distinctions et les relations de la pure € quantité. ï

Le sagace métaphysicien* auquel nous empruntons les lignes qui précèdent se demande d'ailleurs si l'atomisme n'est point une ana^ lyse et une méthodey plutôt qu'il n'est une science et une philosophie de l'être. Il essaie de le démontrer en mathématique et en chimie; nous voulons ajouter que cette proposition est vraie aussi pour les sciences naturelles et que les spéculations statiques, suivant en cela la loi générale de l'entendement humain, ont abouti à une théorie atomique des {>is>ants. Nous n'avons qu'à suivre l'ordre dans lequel les spéculations ont accompagné les découvertes de fait pour arriver à cette conclusion.

Tout d'abord la forme étant donnée^ il en résulte que Vhérédité est aussi une donnée, à propos de laquelle il ne saurait y avoir de problème dont la solution comporterait des facteurs extrinsèques ou étrangers h l'être. L'hérédité est^ plus même, elle est nécessairement et tout au plus y a-t-il lieu de se préoccuper du mode suivant lequel elle se manifeste. Mieux encore que cela : elle est considérée comme un objet matériel, et l'on cherche quel peut être son agent çecteur pour passer d'un adulte à son germe. D'après Boveri, c'est le noyau qui est le véhicule des propriétés héréditaires.

Si l'on considère sans parti pris les réalités mêmes, on voit que l'individu finit et recommence, et que si l'hérédité est l'ensemble des propriétés qui font ressembler un être à celui dont il est né, elle ne saurait être conçue comme un objet de grandeur constante. En passant d'une génération à l'autre, elle est d'abord nulle^ car l'œuf ne ressemble pas du tout h son progéniteur, puis elle atteint un maximum, car l'être né de l'œuf finit par ressembler à son progéniteur. Cela c'est le concept cinématique d'hérédité, qui pourrait être représenté par une courbe rythmique analogue par exemple à une sinusoïde k

Mais de nombreux théoriciens, aussi peu réalistes que possible, ayant laissé librement spéculer leur esprit sur ces phénomènes, ont produit tout naturellement des pensées statiques. Les plus anciens

1. Hannequin. Essai sur l'hypothèse des Atomes, p. 146. — Annales de VUniversilé de Lyon.

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ont affirmé que, sans en avoir Fair, Tœuf ressemble parfaitement à Torganîsme parent, ayant les mêmes organes que celui-cî, non visibles à nos sens parce que trop petits, mais complètement constitués et préformés.

Depuis que, par une nouvelle infusion de réalisme, le microscope a rejeté la préformation, avec son aspect primitif et grossier, dans le domaine des hypothèses impossibles, la doctrine a changé de nom, mais a reparu sous la plume de Naegeli, de Darwin, de Weis- MANN, etc. Dans ces théories atomiques nouvelles, l'embryon n'est plus en effet préformé, mais chaque partie est, dans Tœuf, représentée en puissance ou prédéterminée^ ,

Nous disons que toutes ces hypothèses sont des théories atomiques et statiques, car « elles procèdent de la manière générale qui con- « siste à réduire le continu en discontinu, à introduire les concepts « de nombre ou plutôt d'nnitésy c'est-à-dire à introduire après coup <r dans l'être des déterminations statiques qui veulent nous le faire « saisir dans son repos, dans sa nécessité, sans chercher à remonter « jusqu'à l'activité, ni à retrouver les déterminations dynamiques « de l'être agissant et changeant, sans demander à la causalité le « complément de l'œuvre de la quantité*. »

Ces théories sont encore statiques parce que, d'après elles, il n'y a pas dans un embryon, en fonction du temps, des changements véritables et profonds, mais seulement la manifestation de changements prédéterminés. 0. Hertwig^, ainsi que E. B. Wilson* et d'autres ont bien vu que ces hypothèses reposaient la question de la Préformation ou de l'Epigenèse.

Au point de vue atomique, elles difierent entre elles par le choix de Vunité introduite. Pour les unes (théories de la mosaïque) Vanité est l'organe ou la partie plus ou moins précise comme le quart d'embryon, pour les autres c'est l'atome véritable (micelle, bioblaste, etc.).

Ainsi que le reconnaît très bien E. B. Wilson, W. His (1874) remplace la préformation par la notion de prélocalisation des ébauches d'organes dans des régions données du blastoderme et même du protoplasme ovulaire.

De même W. Roux (1888), en s'appuyant sur ses expériences relatives aux têtards de Grenouille, et sur celles de Chabry relatives aux têtards d'Ascidies, croit à la prédétermination au moins de quatre unités rassemblées en mosaïque de manière à former l'être totaF.

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