‹ La forme et la vieChapitre 72 sur 243 · GiABD. C, R. Àc, Sc.y · texte numérisé non relu

GiABD. C, R. Àc, Sc.y

Bleu clair.

Brun clairj Noisette.

Bleu et Bleu foncé.

fjris^ Bleu gris.

Brun et Gris foncé.

Brun foncé.

Brun très foncé f Noir,

Fig. 195. — Courbe de répartition de la couleur des yeux, composée avec les nombres de Galton, mais en tenant compte de l'intensité do la pigmentation sans tenir compte de la nuance.

256 CINÉMATIQUE

signalé des cas où les courbes dédoublées de Galton présentent un réel intérêt zoologique.

La Variation et le Temps, — Les courbes de Galton n'ont jamais été construites qu'à propros d'une qualité donnée dans une espèce donnée et à une époque donnée. A cela tient la forme relativement simple sous laquelle on les connaît actuellement. Rien ne peut nous faire prévoir ce qu'elles seraient en élargissant le domaine des recherches, et si seulement on dépassait le cadre de l'espèce.

Quelles que puissent être, au surplus, ces formes encore inconnues des courbes, il est acquis déjà qu'elles établissent à un temps donné une relation définie entre la grandeur d'une qualité et sa fréquence. Or les faits montrent jusqu'à l'évidence que le temps (ô) influe sur deux propriétés mesurables, la grandeur (y) et la fréquence (ç), puisque leurs valeurs moyennes sont sûrement différentes aux diverses époques.

L'étude complète des qualités des vivants revient donc à déterminer par des mesures possibles une fonction

c'est-à-dire à construire une surface.

Le problème n'a rien d'inaccessible; mais il est extraordinairement compliqué, et en fait on ne le traite jamais dans son entier.

On suppose donné ou constant soit y, soit ç, ce qui revient, au lieu d'étudier la surface entière, à étudier ses sections par un plan.

En Paléontologie on suppose généralement donné y; en Zoologie au contraire on ne tient pas compte de ç. Nous allons en effet montrer que tel est le sens des courbes représentatives usitées dans l'une ou dans l'autre de ces disciplines, par une tradition pratique que les circonstances imposent, et non d'ailleurs par application de nécessaire méthode.

En Paléontologie, en effet, on se donne y> c'est-à-dire la grandeur d'une qualité ou d'un ensemble de qualités, capable de désigner tel embranchement, telle classe, tel ordre, tel genre, telle espèce et l'on étudie sa fréquence en fonction du temps, en cherchant combien, à chaque époque, avait de représentants l'embranchement, la classe, l'ordre, le genre ou l'espèce considéré.

Cela revient à étudier des courbes telles que

( Y = A i Y = li ( Ï = C

Il est aisé de voir qu'un graphique semblable à celui que nous reproduisons comme exemple (fig. 196) est composé de courbes faites en prenant pour ordonnées le temps et pour abscisses le nombre de fois où l'on peut rencontrer une qualité, ou un ensemble de qualités.

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de grandeur fixée et correspondante à un groupe zoologique défini. On a l'habitude, et seulement pour accroître la visibilité du graphique, de reproduire chaque courbe symétriquement par rapport h son axe des temps et de teinter Taire intérieure aux deux courbes. Cela évidemment n'a aucune importance théorique.

D'une autre part, pour les spéculations les plus générales de la Zoologie, on ne tient aucun compte de la fréquence d'une forme;

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