TERRAINS
Quaternaire
Tertiaire
Jurassique et Crétacé
KTk ^
If}
Carbonifère
Dcvonien
Silurien.
CD
EDNBll.
Fig. 196. — Répartition générale des Vertébrés dans les couches terrestres, d'après Cr
et par exemple les qualités ou l'ensemble des qualités de la forme Amphioxus^ rarement représentée, fixent tout autant rintérêt que celles de la forme Insecte si abondante.
Toute forme est traitée comme si elle n'avait qu'un représentant, ('ela revient à poser 9=! dans l'équation générale de la surface ou il construire la courbe
Nous montrerons au cours de cet ouvrage que les courbes de cette sorte ont une forme rameuse.
Pour établir en fonction du temps, au sujet de la variation, soit les courbes de fréquence, soit les courbes de grandeur, la technique qui parait la plus simple et la plus objective consiste à prendre pour mesure du temps sa représentation adéquate, c'est-à-dire la
CINEMATIQUE
profondeur des strates géologiques, et, dans chacun de ces strates, à mesurer directement sur les restes d'animaux retrouvés soit la fréquence, soit la grandeur d'une qualité ou d'un ensemble donné de qualités.
Malheureusement, il y a une difficulté pratique à peu près insurmontable. Les restes des animaux n'ont pu être conservés dans les couches de l'écorce terrestre que par le procédé de la fossilisation. Or, d'une façon générale, celui-ci n'a produit son effet que sur les parties dures de la forme : squelette interne ou carapace externe. De la sorte, toute la catégorie des animaux entièrement mous se trouve supprimée. Sans doute, on rencontre bien çà et là par exemple l'empreinte d'une Méduse laissée sur une vase molle ultérieurement durcie en marnes ou en schistes; mais de pareilles traces, d'ailleurs extrêmement rares, peuvent simplement nous apprendre si a un temps donné la forme était ou n'était pas.
De ces considérations résulte cependant que les mesures directes effectuées sur les restes fossiles nous renseignent très suffisamment sur la fréquence de certaines formes sinon de toutes; et l'on voit ainsi pourquoi la Paléontologie est capable de construire des courbes relatives à cette propriété.
Contrairement à cela, les spéculations relatives à la grandeur des qualités, qui occupent la Zoologie, y sont rendues absolument impossibles. Le problème est de la sorte inabordable dans son ensemble.
Par la suppression totale de toutes les qualités relatives aux êtres mous, et par la suppression dans les autres de toutes les qualités relatives aux parties molles, les recherches paléontologiques sont trop fragmentaires pour mener à la construction d'une courbe générale. Tout au plus peuvent-elles servir à édifier de courtes séries particulières, qu'il ne faut d'ailleurs pas dédaigner, car elles sont un très précieux contrôle et une objective vérification, une fois pour un fragment, une autre fois pour un autre fragment de la courbe d'ensemble qu'il faut bien alors construire autrement.
On y est parvenu par la très élégante substitution du temps embryologique au temps paléontologique. C'est la méthode propre * de la Zoologie cinématique, reposant sur une symbolique spéciale, dont il faudra déterminer et justifier les critères.
1. La Botanique, en effet, par les conditions même de son objet, peut retirer des études paléontologiques des données sur In variation de grandeur des qualités et, au contraire, utilise fort peu l'embryologie.