‹ La Forme Grave Du Pied Des TranchéesChapitre 10 sur 24 · ER À · texte numérisé non relu

ER À

effectué par une sensation de pied mort. Le malade était depuis cinq jours aux tranchées, et est demeuré trois jours dans l’eau jusqu'aux genoux. Il portait des molletières lâches, des chaussures neuves larges. Il n’a gelé que trois nuits, et légèrement, pendant son séjour en ligne. Mauvais état général : le soldat était convalescent de bronchite : mais pas de fatigue récente.

Le malade ne nous arrive que le 3 janvier. Les deux pieds sont sphacélés jusqu'aux chevilles, talons inclus, et présentent l’aspect typique de la gangrène humide, avec phénomènes inflammatoires diffus et intenses dépassant la zone sphacélée et s’élevant jusqu'aux genoux. Aucune tendance à l'isolement de lPescarre. Etat général précaire.

On institue un traitement antiseptique énergique : nettoyage méticuleux des lésions et, après un bain de pied dans le sérum hypertonique de façon à ne pas augmenter la macération, pansement à la pommade de Reclus.

L'état paraît s'améliorer, et le 9 janvier la température est descendue à 37°. Sous l'influence de Pair chaud appliqué depuis le 6, l’escarre se dessèche légèrement et le sillon d'élimination commence à se creuser.

Mais, le 10, des phénomènes septicémiques font leur apparition. Température 39%. Sueurs, diarrhée, facies mauvais. Cet état se maintient grave, inquiétant même, malgré l’électrargol, le sérum, l'huile camphrée et l’antisepsie locale.

. Le 16 janvier, on pratique l’amputation des deux jambes et, après quatre jours encore d’oscillations en clochers, la température baisse définitivement. ;

Le 8 février, l’amputé est évacué en bon état.

LPS TS

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