‹ La Forme Hémorragique de la Diverticulite du Côlon Ilio-PelvienChapitre 18 sur 29 · AE DER · texte numérisé non relu

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l'intolérance au lavement opaque est fréquente dans ce cas, d’après les auteurs.

. Quant à PRAT, dans un article intitulé « Diverticulose et. diverticulite », il conseille de prendre des séries de radiographies en faisant varier la position du malade. Les meilleures images sont obtenues après évacuation de la baryte.

Cet examen tardif doit être systématique. Le lendemain de l'évacuation apparemment complète du repas ou du lavement opaque, on pourra voir des diverticules passés jusqu’alors inaperçus : c’est le cas du malade de l’observation Il, chez lequel, les radiographies au cours d’un transit baryté n’ayant rien montré, un nouvel examen fut pratiqué le lendemain et permit de déceler quatre petits diverticules. De même dans l’observation IV.

C’est là le fait essentiel : examen renouvelé après évacuation.

CAIN attire aussi l’attention sur ce dernier point en insistant sur le fait que, de cette manière, on peut mettre en évidence les diverticules qui seraient vus de face avant l'évacuation du sigmoïde et qui, en conséquence, se projetteraient sur l’ombre colique où ils sont invisibles.

En prenant ces précautions, ces diverticules apparaîtront comme des taches à limites nettes bordant le contour sygmoiïdien, dont parfois le pédicule est mis en évidence, mais qui en sont le plus souvent apparemment dépourvus. Les diverticules ne sont généralement pas uniques, et on peut les voir en nombre considérable. Ils dépassent rarement le volume d’un pois et n’atteignent jamais le volume parfois énorme des autres diverticules digestifs, œsophagiens par exemple.

Leur irritation, due à des phénomènes infectieux le plus souvent, se traduit, d’après BÉCLÈRE et PoRCHER, par des modifications que nous avons étudiées ci-dessus.

D’après l'Américain J. CASE, l'élément caractéristique du diagnostic d’inflammation du diverticule réside dans la persistance de la tache opaque après l’élimination du lave-

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ment baryté, notamment les deuxième et troisième jours.

Cela présente d’ailleurs une analogie avec l’opinion de BRoODIN, TEDESCo et KLENER, pour qui la persistance de la baryte dans l’appendice, après ingestion buccale, alors que le reste de l'intestin ou tout au moins la partie droite du côlon est déjà évacuée, traduit toujours une altération de l'organe, leur opinion s’appuyant sur la constatation de tels phénomènes chez trente-cinq malades qui présentaient un appendice injecté quarante-huit heures après la prise du repas opaque et qui, opérés, avaient un appendice nettement malade.

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