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ENTÉRORRAGIES PROVENANT DU GRËLE
Elles sont rares.
Elles peuvent être dues à des tumeurs, le plus souvent carcinomes ou sarcomes, parfois polypes, très rarement angiomes.
Les ulcères du diverticule de MECKEL se manifestent de façon spectaculaire par des hémorragies importantes et graves, notamment dans l’enfance.
Les occlusions intestinales, principalement les invaginations (presque toujours symptomatiques chez l’adulte d’une tumeur bénigne ou maligne), plus rarement l’étranglement herniaire ou le volvulus donnent des hémorragies intestinales.
La dothienenterie est une source fréquente, de diagnostic aisé, d’entérorragie.
Par contre, les hémorragies de la tuberculose intestinale, au début (hémoptysie intestinale), sont plus rares et de diagnostic plus difficile.
Les poussées d’hypertension, chez des sujets artérioscléreux, pourront aboutir à des entérorragies, véritables épistaxis intestinaux.
Nous avons encore les formes hémorragiques des maladies infectieuses, certaines intoxications (phosphorismes), les brûlures étendues qui peuvent provoquer des pertes de sang par l’anus, par ulcération duodénale, semble-t-il.
ENTÉRORRAGIES BASSES, COLIQUES ET RECTALES
Celles-ci se manifesteront par des émissions de sang rouge. La cause la plus fréquente est sans conteste la présence d’hémorroïdes internes, soit qu’elles s’exulcèrent, soit du fait de rectite ou d’anite hémorroïdaire.
Viennent ensuite les affections tumorales, bénignes ou malignes : polypes chez l’enfant, polypose recto-colique généralisée chez l’adulte qui, presque toujours, devient cancéreuse et saigne particulièrement dans ce cas.
Une cause importante réside dans l'affection si grave qu’est la recto-colite hémorragique qui, dans sa forme hémorragique pure, aboutit à l'émission d’un nombre parfois considérable de selles plus ou moins abondantes constituées par du sang pur, rouge vif, ou brun, à demicoagulé.
La dysenterie amibienne est souvent cause de présence de sang dans les selles, sans qu’il y ait cependant entérorragie vraie.
Enfin, certaines malformations du côlon, telles que mégaou dolichocôlon, peuvent être à l’origine d’entérorragies rouges.
L’intoxication mercurielle est parfois en cause, donnant une recto-colite dysentériforme à prédominance hémorrägique.
Cependant, on peut observer des hémorragies d’origine colique qui présentent un aspect et un pronostic particuliers.
On observe parfois, en effet, assez rarement cependant, des entérorragies abondantes, pouvant, par leur importance, créer un état de choc et d’anémie aiguë, le tout suivi en général d’une guérison rapide qui n’est cependant pas la règle. L'enquête étiologique faite alors ne peut mettre en évidence aucune des causes courantes d’hémorragie.
C’est à l’étude de ces phénomènes que nous allons essayer d'apporter un certain nombre de précisions.
Monsieur le Professeur agrégé DuBARRY a bien voulu nous communiquer les observations qui sont à la base de ce travail, et nous aider de ses précieux conseils.
Qu'il nous permette de lui apporter ici l’expression de notre profonde gratitude.