‹ La Forme Hypertrophique de la Cirrhose de LaënnecChapitre 13 sur 16 · AA · texte numérisé non relu

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normal. Nulle part on ne constate d’éléments hypertrophiés ou en suractivité. Les cellules peri-sus-hépatiques elles-mêmes qui sont les moins altérées n’offrent pas d’hyperplasie ; leur taille n’est pas accrue ; leur noyau est au repos ; l’on ne remarque aucune figure de karyokinèse ; leur ordination est régulière.

La coque de périsplénite est formée de tissu conjonctif très dense.

La sclérose se retrouve au milieu de la pulpe rouge de la rate sous forme de travées conjonctives nombreuses disposées en tous. sens. if

Les reins ne sont pas sclérosés. ee

Capsule non épaissie. La lésion dominante est une congestion intense.

Les autres organes n’offrent rien de particulier.

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Observatiors personnelles

OBs. I — Veuve T.…, âgée de 52 ans, entrée à la salle 20 de --l'Hôtel-Dieu de Nantes, le 13 décembre 1910.

Malade depuis environ 6 mois. À ce moment surviennent des troubles digestifs ; nausées et diarrhée.

Augmentation du volume du ventre depuis six semaines.

Signes très nets d’éthylisme : pituites matutinales, GORE des masses musculaires des mollets.

Facies terreux ; teinte subictérique des sclérotiques.

À l'examen on constate un tympanisme peri- ombilical très accusé ; il existe une certaine quantité de liquide ascitique.

La distension des anses intestinales rend difficile la délimitation du foie qui paraît plutôt petit.

La rate est très percutable.

L’auscultation permet d'entendre des râles aux dus bases, mais rien aux sommets.

Le cœur est normal.

Léger nuage d’albumine dans les urines.

La malade fut soumise au régime lacté et aux diurétiques ; ce traitement ne parut avoir aucune influence favorable sur l’ascite qui continua à augmenter progressivement.

Point important à signaler ; à partir du dixième jour environ après son entrée, la malade était nettement ictérique : ictère acho-

lurique et sans décoloration des ‘fèces.

En

* Vers le 20 janvier l’œdème des jambes, insignifiant ainsi que la circulation collatérale, devinrent très accusés: Le 24 janvier la malade succombait, emportée par une hémorrha-

gie intestinale.

PRE, Ÿ BARRES Autopsie :

Poumons : congestion des bases.

Pas de traces de tuberculose ancienne ou récente.

Cœur normal.

Reins : capsule ape ; lésions macroscopiques de néphrite chronique diffuse.

Foie : aspect macroscopique du foie clouté de la cirrhose de Laënnec.

IL crie sous le scalpel

Son poids est de 2.100 grammes.

Rate : 300 grammes.

Estomac : L’estomac était rempli de caillots sanguins ; il n’a pas été possible de retrouver le point de départ de l’hémorrhagie. Mais les larges suffusions sanguines de la muqueuse stomacale permettent de dire qu’il s’est agi d’une hémorrhagie en nappe.

Examen histologique du foie.

A un faible grossissement on se rend compte de l’énorme développement du tissu de sclérose, à tel point que la lobulation normale semble détruite. }

Cette sclérose est surtout portale, mais également peri-Sushépatique, donc bi-veineuse.

À un plus fort grossissement voici ce que l’on ist :

1° Le tissu de sclérose est farci de cellules embryonnaires comme tous les tissus de néo-formation. Ces cellules sont surtout visibles au niveau des espaces-portes ; 2° Les cellules hépatiques sont très atteintes ; les unes sont inuées de volume ; les autres avec deux noyaux ; quelques- -unes présentent les lésions de la dégénérescence graisseuse.

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Ne sont-ce pas là les lésions classiques de la cirrhose atrophique de Laënnec? Et pourtant le foie, quoique clouté, est hypertrophié.

Type de la Forme Hypertrophique de la Cirrhose de Laënnec au point de vue microscopique.

O8s. IT. — La nommée M..., entre à la salle 20 de l’Hôtel-Dieu de Nantes, le 10 février 1911.

Agée de 47 ans, elle n’a jamais été malade jusqu’au mois de janvier de la même année.

À ce moment elle remarque que son ventre augmente de volume en même temps que se manifestent des douleurs dans la région

hépatique. Elle n’en continue pas moins ses occupations, mais

ayant constaté dans les premiers jours de février que ses jambes

enflaient, elle se décide à entrer à l’Hôtel-Dieu.

Comme la précédente malade, celle-ci à son entrée dans le Service avait un teint terreux et un ictère sclérotical.

Le ventre peu météorisé permettait de constater : d’une part un foie débordant les fausses côtes de 4 à 5 travers de doigt. Circulation collatérale peu accüsée.

La rate était grosse. !

Rien au cœur ni aux poumons.

Pas d’albumine dans les urines.

L'existence de cette cirrhose, d’une pituite matutinale, d’aveux alcooliques manifestes firent porter le diagnostic de cirrhose hypertrophique alcoolique.

Lait-et diurétiques furent prescrits. Malgré ce traitement le liquide augmenta avec une rapidité surprenante.

Le 15 fevrier la malade fut ponctionnée. On retira 8 litres d’un liquide citrin.

Le 26 février nouvelle ponction.

Le 28 février les urines deviennent rares. La malade tomba dans. le coma et mourut le 2 mai.

Aulopsie :

Cœur normal.

Poumons congestionnés. Pas de tuberculose.

Reins gros; capsule adhérente ; lésions de néphrite diffuse.

Rate : 400 grammes.

Foie : 2.300 grammes ; aspect clouté-très accusé ; dureté du tissu

de sclérose à la coupe.

ps

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Examen histologique :

Foie : Sclérose péri-portale et péri-sus-hépatique très accusée et surtout, comme dans l’observation précédente, nombreuses cellules embryonnaires principalement dans les espaces portes.

Çà et là quelques canalicules biliaires à peine épaissis.

Les cellules hépatiques sont plus alltérées que dans le cas précédent. Beaucoup ne sont pas colorables. Les plus nombreuses sont granuleuses avec un ou deux noyaux à la périphérie. Pas de figures karyokinétiques. D’autres sont en état de vacuolisation ou de

dégénérescence graisseuse. \ Reins : Tubes contournés à la lumière obstruée.

Capsules glomérulaires surchargées de cellules embryonnaires.

\Poumons : Diapédèse hémorrhagique considérable.

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