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soient des exemples d’une paresthésie psycho-sensorielle des sensations organiques s’y rattachant..... Toujours est-il que les symptômes de la maladie sont déterminés par des troubles d’identification psychosensoriels de sensations d'organes, sans qu’il soit possible de déterminer s’il s’agit de paresthésie, anesthésie ou hyperesthésie. »
Puis en parlant du diagnostic différentiel entre psychose et névrose, l’auteur prétend que «le caractère différent est à rechercher surtout dans l'influence qu'ont ces idées hypocondriaques sur la manière d'agir du malade. Des malades, qui, craignant le suicide, demandent à être admis dans une clinique, sont à con- Sidérer comme aliénés, ainsi que ceux qui refusent la nourriture. »
KRAEPELIN : Il prétend formellement que lhypocondrie n’est qu’un symptôme de beaucoup de psychoses, et que des idées hypocondriaques peuvent se reproduire également dans l'épuisement nerveux sous « forme d’une légère affection psychique », dans la nervosité où «l’attention continuelle aux moindres changements corporels... devient la base de ces sensations morbides qui fournissent elles-mêmes assez de motifs à des idées hypocondriaques» et dans l’hystérie où «les malades ont tendance à faire attention à leur état morbide, d'y réfléchir ; c'est cela même qui constitue la base de leurs plaintes hypocondriaques ».
BLEULER : Il dit dans son Traité de Psychiatrie que l'ancienne conception de voir dans l’hypocondrie une maladie spéciale n’a plus cours et que l’on est d'accord actuellement de ne voir en elle qu’un symptôme d’une psychose.
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ZXEHEN : Il déclare que l’hypocondrie n’est pas -une maladie et distingue la mélancolie hypocondriaque, la neurasthénie hypocondriaque, la paranoïa hypocondriaque et encore une foule d’autres psychoses qui présentent à certains moments des phases hÿpocondriaques. |
RitTTi: Dans son Traité de Psychiatrie il admet également que l’hypocondrie est un symptôme rencontré dans beaucoup de psychoses.
Pour ces auteurs c’est le psychisme lésé du malade qui détermine alors l’état hypocondriaque, et ils sont amenés par là même à voir le symptôme se reproduire au cours de maintes psychoses.
Contrairement à ces auteurs, il y a un autre groupe qui croit pouvoir délimiter nettement les symptômes de l’hypocondrie et cherche à expliquer l’état hypocondriaque par l’hyperémotivité du système nerveux du sujet. C’est ainsi que ROMBERG dans son Traité des Maladies Nerveuses de l'Homme dit que lhypocondrie est provoquée par « l’hyperexcitabilité produite par la fixation de l'esprit sur des impressions et par l'entretien de sensations anormales». Il essaie de distinguer nettement entre l’hypocondrie, la mélancolie et l’hystérie. Pour lui c’est plutôt une «hyperesthésie psychique ».
GRIESINGER la nomme «une folie raisonnante dépressive, qui est produite par une forte sensation morbide corporelle, qui fixe l'attention continuellement ».
SCHULE appelle l’hypocondrie une névrose psychique basée sur une hyperesthésie des nerfs sensitifs de quelques-uns ou de tous les organes, laquelle influe alors forcément sur tout l’état d'esprit des malades. Néan-
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moins cet état hypocondriaque peut verser dans la mélancolie vraie et en folie, mais assez souvent l'hypocondrie garde son caractère propre et présente une névrose spéciale.
Le dernier groupe est représenté par ceux des auteurs qui veulent expliquer par un syndrome sympathique ou par des réactions chimiques l’état hypocondriaque d’un malade.
LAIGNEL-LAVASTINE dans une leçon professée à la Clinique des Maladies mentales cherche à démontrer que l’hypocondrie n’est qu’un syndrome solaire indirect psychique. I prétend que d’hypocondrie est toujours fonction d’un trouble cénésthésique entraînant des réactions psychiques anormales ; que les rapports inversement proportionnels de ces deux facteurs expliquent toutes les formes; que l'hypocondrie n'est pas une maladie, pas une affection, pas même un syndrome, mais un simple état psychique colorant des syndromes variés d’affections diverses.
Si nous nous demandons sur quel élément d’information nous jugeons de notre santé physique, nous voyons que c'est sur les sensations formées par les diverses sensibilités: sensibilité sensorielle, sensibilité générale, sensibilité viscérale et cénésthésie. Or la préoccupation que nous avons de notre santé ne dépend pas seulement de ce facteur sensitif. Elle dépend de notre réaction psychique, émotive et intellectuelle. On voit donc que pour une même irritation des tissus, selon que le seuil de la cénésthésie sera plus ou moins bas et le caractère plus ou moins craintif, on pourra avoir une série d'hypocondriaques : depuis ceux qui ont de grosses lésions viscérales avec minimum de réactions