OBSERVATION IV
Kienbock et Hugo Rosler (loc. cit.)
Femme de 46 ans ayant fait une pleurésie gauche 13 ans auparavant, Cholécystectomie il y a 8 ans. Présente depuis longtemps des bouffées de chaleur avec douleurs dans l’hémithorax gauche, mais depuis trois semaines, elle accuse des douleurs violentes dans la partie inférieure du sternum avec dyspnée et angoisse. En outre, CAE
trois mois, enophtalmie gauche sans lésions de l'œil à l'examen ophtalmoscopique.
+ ay
aCntrez
Examen. — Femme de corpulence moyenne semblant ‘en bon état général. Au niveau de lavant-bras gauche, existe un papillome et des pétéchies aux extrémités des membres supérieurs.
Syndrome de Claude Bernard-Horner de l’œil gauche.
Pas de ganglions perceptibles.
Signe d'Oliver Cardarelli au niveau du larynx.
Disparition de la fosse sous claviculaire gauche.
La trachée est déviée à droite.
A la radio. — Cœur et aorte normaux. Les mouvements du diaphragme sont normaux; les sinus sont libres et les hiles peu chargés, mais la partie supérieure du poumon gauche est occupée en grande partie par une tumeur de la grosseur du poing, ronde, lisse, d’aspect homogène, semblant dévier légèrement la trachée. Tumeur immobile, séparée nettement de l’aorte qui est bien visible. L’œsopbage est normal. La colonne vertébrale intacte.
Diagnostic. — Tumeur bénigne de l’hémithorax gauche, d'apparence kystique et probablement : neuro-fibrome du plexus sympathique, provoquant une compression du cœur et du lobe pulmonaire supérieur gauche avec syndrome angineux et, peut-être, tuberculose fibreuse de l’'apex, syndrome de Claude Bernard-Horner et légère pleurite adhésive gauche.
Opération. — Résection costale gauche. Ouverture de la plèvre. On trouve une tumeur intra-pleurale de la grosseur d’un poing d’adulte, dans la partie postérieure du médiastin. Cette tumeur a une surface lisse; elle est de consistance ferme, plus molle au centre; elle semble appendue à un pédicule gros comme le pouce.
Suites. — Dans les jours suivants, pneumothorax étendu avec emphysème médiastinal puis broncho-pneumonie avec insuffisance cardiaque. Le malade guérit cependant.
Examen de la pièce. Elle mesure 9 em. sur 6. A la coupe, elle apparaît grise, transparente, et homogène avec quelques parties plus molles. Elle est limitée par des sortes de tractus fibreux. Au microscope, elle apparaît traversée par des cloisons fibreuses et présente des. noyaux relativement nombreux avec en maints endroits. des aspects en palissade.
Diagnostic. Tumeur neurogène du poumon.
L'auteur fait remarquer que la lésion du sympathique existait depuis longtemps et que les douleurs étaient survenues plus récemment,
L'opération réussit et tous les symptômes disparurent.
OBSERVATION V A. Hustin-Coquelet et Renders
(In Bullelins et Mémoires de la Société Nalionale de Chirurgie)
Neurinome développé dans le thorax sur la chaîne latérale sympathique,
I s'agit d'une femme de 51 ans qui souffrait d’asthénie, de toux modérée sans expectoration ni hémoptysie, et d'élancements douloureux, mais fugaces, au niveau de la région inter-scapulaire.
Le tableau se complique rapidement. Il survient des palpilalions cardiaques et une légère dyspnée d'effort, Plus tardivement, de la raucité de la voix, des hoquets. En plus, amaigrissement considérable. En cinq mois, la malade à maigri de 8 kilogrs.
Une radio du thorax fut faite, très importante. Elle montra l'existence d’une ombre Opaque occupant toute la partie Supérieure de l'hémithorax droit, et de densité égale partout. Les contours nettement marqués, curvi-
TT na
lignes et réguliers comme s'ils avaient été tracés au compas. La limite inférieure suit le bord inférieur de la 2° côte en avant. Il n’y a pas de refoulement de l’æœsophage ni de la trachée vers la gauche. Une zone claire, sépare la tumeur de l’aorte. Le médiastin est libre et ne semble pas envahi par une néoplasie ou par des ganglions.
Un examen de sang montre 8.200 leucocytes dont 82% de neutrophiles.
Les réactions de Weinberg et de Wassermann sont négatives.
Une ponction exploratrice donne l’impression que l’aiguille pénètre dans une masse compacte.
A l'intervention, on trouve une tumeur logée dans la gouttière costo-vertébrale, dont le pôle supérieure remonte dans le cou, et dont le pôle inférieur descend jusqu’ la base du cœur. Cette tumeur est adhérente au niveau de sa partie postérieure et interne.
La malade meurt subitement au septième jour. L’au-
topsie montre au niveau de la tumeur la disparition de la chaîne sympathique sur 5 à 6 cm.
L'examen microscopique de la tumeur montre qu’il s’agissait d’un neurinome.
OBSERVATION VI J. Rouffart-Martin et M. Rouffart-Thiriar
(In Archives Franco-Belges de Chirurgie XXI° année. - n° 4, p. 318. - Avril 1928)
Une femme de 28 ans, soignée pour une prétendue tuberculose du sommet droit, présente de l’enrouement, des crises d’étouffement, une dyspnée d'effort progressive avec accélération du pouls. Localement, matité absolue du sommet, léger souffle.
La radio montre une masse opaque, de contour régulièrement arrondi, avec refoulement de l’œsophage et de la trachée. Pas de BK dans les crachats.
Réactions de Weinberg et de Wassermann négatives.
Une ponction sous l’écran est négative.
On porte le diagnostic de kyste dermoïde du médiastin et on intervient. | l
Thoracotomie antérieure. Décortication pénible de la tumeur qui tient au hile. Au cours de l'intervention, une grosse branche de l’artère pulmonaire est déchirée, sur laquelle on laisse une pince à demeure. Mort au bout de 6 heures.
L'examen histologique de la pièce montre une tumeur conjonctivo-nerveuse, schwannome on neurinome, sans dégénérescence maligne. Le nerf aux dépens duquel la tumeur s'était développée n’a pu être identifié.
Ce qui est caractéristique dans cette observation, c’est l'absence de douleurs.
OBSERVATION VII Lecène
Volumineuse tumeur intra-thoracique développée aux dépens d'un nerf intercostal;
Ablation par la voie transpleurale + Guérison.
Au mois de septembre 1928, je fus consulté par une dame âgée de 36 ans, qui présentait une légère scoliose dorsale, à concavité droite qui semblait bien être dûe au développement d’une grosse tumeur, intrathoracique dont la radiographie montrait nettement l’existence. Le diagnostic clinique de la nature de cette tumeur était très difficile : en effet, l’interrogatoire de la malade révélait