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que les troubles actuels, progressivement aggravés, re-
montaient à dix ans au moins. A cette époque, la malade avait commencé à souffrir de névralgies intercostales gauches qui n'étaient pas continuelles, mais survenaient par crises; en même temps, la volonne vertébrale se déviait progressivement et très lentement, comme dans une scoliose de ladolescence : concavité gauche, convexité droite avec légère saillie de l’omoplate droite. Il n’existait aucun trouble de Ia motilité ni de la sensibilité du côté des membres inférieurs; les réflexes tendineux et cutanés étaient normaux. De même, silence clinique complet du côté de lappareil respiratoire, ni toux, ni expectoration quelconque. Le cœur était absolument normal et l’auscullation ne révélait aucune lésion des poumons.
Les douleurs avaient augmenté £es derniers temps et étaient devenues continuelles. On fit une radiographie Stéréoscopique (Dr Chabry) qui montra dans l’hémithorax gauche, à peu près au milieu du champ pulmonaire
clair et normal, une ombre noire, considérable, du volu-.
me d’une tête fœtale. Cette ombre parfaitement circulaire, comme tracée au compas, était bien plus rapprochée de la paroi postérieure du thorax que de sa partie antérieure (radiographie en diamètre oblique). On voyait très bien que la tumeur endo-thoracique encochait la paroi latérale du rachis et laissait son empreinte sur les corps vertébraux. Ceux-ci n'étaient d’ailleurs pas complètement usés, mais seulement refoulés.
La tumeur ne présentait aucun battement et il n’existeit aucun signe de compression de l'aorte thoracique pouls fémoraux normaux et égaux de chaque côté : syn-
chrones avec les pouls sous-claviers.
Malgré l'absence de tout symptôme pulmonaire, à eau-
se de la forme parfaitement sphérique et de l’évolution