‹ La forme sèche hémoptoïque de la dilatation bronchiqueChapitre 10 sur 71 · TION DES BRONCHES · texte numérisé non relu

TION DES BRONCHES

L'étude de l'arbre bronchique ne pouvait jusqu'à ces dernières années qu'être pratiquée sur le cadavre. Les anatomistes avaient eu l'idée d'injecter dans les bronches une substance capable de résister à la destruction du parenchyme pulmonaire que l’on obtenait par corrosion. La substance injectée était le fameux alliage fusible d’Arcet et la corrosion des parties molles était réalisée par l'usage de l'acide chlorhydrique concentré ou de la potasse. Les chercheurs avaient obtenu de la sorte des moules bronchiques intéressants qui leur montraient le mode de distribution des bronches, leurs rapports avec les vaisseaux et avec le squelette osseux.

Nous pouvons actuellement sur le vivant faire l'étude de l'anatomie normale où pathologique de l'arbre bronchique grâce à la remarquable méthode générale d'exploration radiologique par l'huile iodée que MM. Srcarp et FORESTIER (298) on fait connaître dans une retentissante communication à la Société Médicale des Hôpitaux.

MM. Forestier et Leroux (129) appliquent cette méthode à l'examen des bronches et du poumon et montrent que l’on peut pratiquer des injections lobaires par la voie transglottique.

S MM. SERGENT et CoTrEenoT (129) ont pratiqué l'injection intratrachéale par la voie intercricoïdienne et ont montré l'intérêt de la méthode dans les affections des bronches et du poumon et sa nécessité pour établir le

diagnostic radiologique de la dilatation des bronches,

Je tiens à remercier mon collègue et ami Jacques Durand qui a bien voulu pratiquer nos injections intra-trachiales. et M. Aubourg auquel sont dues ces belles radiographies instantanées.

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À. Derazre, Dunamer, DarBots et Marry (11) ont décelé chez l'enfant la présence de dilatations bronchiques expliquant certains cas de bronchites rebelles avec expectoration abondante. Nous même avons individualisé en collaboration avec MM. Bezançow, M.-P. Were et E. BEernvarp (38) l'existence d’un SYNPROME LIPIOPO-RADIOLO- GIQUE DE LA DILATATION DES BRONCHES permettant de différencier cette affection des cavernes pulmonaires, des abcès du poumon, des pleurésies interlobaires ou des bronchites chroniques qui peuvent donner lieu également à une expectoration plus ou moins abondante.

Les INDIGATIONS DE LA MÉTHODE sont toutes les affections chroniques non tuberculeuses de l’appareil respiratoire. Elle permet de découvrir et de repérer le siège exact des collections pleurales, pulmonaires, médiastinales ou sousdiaphragmatiques ouvertes dans les canaux aériens.

Elle permet également d'apprécier la forme et le calibre de la trachée et des bronches, leurs rapports avec le squelette osseux, leurs déviations et leurs altérations.

Enfin et surtout cette méthode permet comme nous le verrons tout à l'heure de dépister les bronchectasies.

Les CONTRE-INDICATIONS se résument à trois cas : la tuberculose et les hémoptysies, à cause des poussées qui peuvent suivre toute absorption d'iode et enfin lidiosyncrasie iodique particulière présentée par certains sujets.

INSTRUMENTS : un miroir de Clar relié à un transformateur ; un miroir laryngé ; une seringue type Rosenthal de 20 cc. ; une canule à injection intratrachéale.

ANESTHÉSIE : poudre de lactose cocaïne au dixième ;

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solution de cocaïne au dixième ; solution de cocaïne à un pour cinquante.

lui 10pÉE : Primitivement les recherches ont été pratiquées avec du lipiodol pur (huile d’œillette contenant 53 grammes d’iode pour 100 d'huile) (solution à 4o % d'iode). Par une série d'expériences, tant sur des tubes que sur le cadavre, nous avons montré avec M. BEzan- CON (37) qu’une solution moins forte d'huile iodée (à 10 %) suffisait pour l'exploration radiologique des bronehes et du poumon.

On peut obtenir pratiquement cette solution à 10 % d'iode en mélangeant à froid dans une éprouvette graduée une partie de lipiodol pur avec trois parties d'huile d'œillette du commerce. Le mélange se fait par simple agitation sans aucune précipitation d’iode métallique.

Dans les cas où une sclérose pulmonaire rendrait l'opacité aux rayons par trop prononcée, on ‘pourrait employer une huile de concentration plus forte, celle à 20 % qui est suffisante dans tous les cas. On peut l’obtenir par le mélange à partie égale de lipiodol pur et d’huile d’œillette.

PRÉPARATION DU MALADE. — Le malade sera à jeun. Les sujets à vives réactions auront pris la veille deux à trois cuillerées de sirop de chloral ; au besoin même, »o minutes auparavant on se trouvera bien de leur injecter un demi-centigramme de morphine. Le malade est assis en face de l'opérateur ; on lui fera prendre une position en rapport avec le lobe pulmonaire à injecter, la descente de l’huile iodée dans les bronches suivant strictement les

lois de la pesanteur. Il en résulte que pour injecter le lo-

Lo her

be inférieur d'un côté il faut incliner du même côté le malade: de quelques degrés par rapport à la verticale. Pour le lobe moyen droit l'inclinaison sera. de 30 degrés. Bien que le poumon gauche n'ait que deux lobes, la position inclinée à 30° du côté gauche permet d’injecter la partie moyenne de ce poumon. fa

Pour les lobes supérieurs, la technique : est. beaucoup plus difficile. Ceux-ci ne peuvent être injectés que lorsque les parties inférieures, et moyennes auront été déjà remplies de lipiodol. Pour ce faire, le malade devra se mettre en décubitus latéral homologue en relevant cependant la tête et les épaules.

La quantité d'huile opaque doit être de 10 centimètres cubes pour le lobe inférieur, 15 pour le lobe moyen, 20. pour le lobe supérieur.

Nous avons constaté que l'huile iodée, peut passer d’un poumon dans l'autre avec une grande facilité. C’est là jun fait curieux qui peut être très utile ; ainsi, lorsque l’on aura exploré un des poumons, on pourra recommencer sur l’autre sans nouvelle injection en faisant coucher le malade latéralement du côté opposé.

Tecuxique : Les instruments, l'huile et solutions doivent être tiédies.

Deux procédés sont en présence

1° Voies transglottique (ForesTiErR et LERoUx) (129). C'est celle que nous préférons, elle est la plus simple.et la plus naturelle. FE l

a) Pratiquer d'abord une bonne anesthésie pour éviter le reflexe tussigène évacuateur. Badigeonner la base de

la langue, les piliers et la glotte avec la solution de cocaï-

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