‹ La forme sèche hémoptoïque de la dilatation bronchiqueChapitre 11 sur 71 · RON · texte numérisé non relu

RON

ne au dixième, ou bien insuffler le plus loin possible avec un lance-poudre à soufflerie, le mélange pulvérulent (lactose cocaïne au dixième). Attendre 5 minutes, et recommencer, puis, avec un porte-coton laryngé, badigeonner, sous le contrôle du miroir, les cordes vocales, et les premiers anneaux cartilagineux.

Vérifier l’anesthésie laryngée par un attouchement et projeter lentement dans la trachée 2 à 3 centimètres cubes dé la deuxième solution anesthésique tiédie (cocaïne à 1 pour 50) ; attendre encore quelques instants pour pratiquer l'injection.

Charger alors la seringue de Rosenthal de” la quantité d'huile opaque nécessaire. Introduire la eanule dans le larynx et sous le contrôle du miroir pousser lentement le liquide sans se reprendre (de cette façon on évite le réflexe tussigène de l’éperon trachéal).

»° PROCÉDÉ INTERCRICO-THYROÏDIEN (SERGENT et COTTE- NOT) (295), et à leur exemple A. Delille, Darbois, Duhamel et Marty.

Il faut avoir une aiguille courbe du calibre d'une aiguille à ponction lombaire reliée à une seringue de 20 cc. par un tube de caoutchouc. | 3

Aseptiser la partie antérieure du cou et piquer dans l'interligne qui sépare le bord inférieur du cartilage thyroïde de l'anneau cricoïdien.

Injecter préalablement 2 à 3 em. cubes d’une solution aqueuse de cocaïne, à 1 pour 50, puis pousser l'injection huileuse lentement.

PRISE DES CLIGHÉS RADIOGRAPHIQUES, 5 minutes après

se . . F à * « A \ . ; , l'injection. Les radiographies doivent être instantanées,

O8s. I : Position debout. Aspect caractéristique en n'd de pigeon, en valvules sigmoïdes ; La ligne de niveau du lipiodol dans les cavités.

Os. I : Position couchée. Aspect en nappe, en ampoule. les malformations des bronches

- sinon l'image bronchique est floue du fait des mouvements respiratoires.

Ecimiarion pu Lipiopo. Il se produit de deux manières différentes. Si le malade est un tousseur, l'huile iodée est rejetée très rapidement dans les heures qui suivent, et après 4 heures il n'est plus possible de la déceler dans les bronches,

Nous avons constaté que chez les malades non tousseurs, l'huile opaque peut persister plus de deux mois dans l'arbre aérien. Elle se résorbe lentement grâce au pouvoir lipolytique du poumôn, et l'on peut retrouver l'iode dans la salive, la sueur, les urines et les fèces. Ameuille à fait les mêmes constatations. {

Accinents : rares. Nous avons constaté dans un cas unê syncope passagère due à une intolérance à la cocaïne.

Divers auteurs, en particulier Bomin (55), a signalé « qu'à la suite des injections intécrico-thyroïdiennes, une certaine quantité de lipiodol ayant pénétré dans le tissu cellulaire, le malade présenta des symptomes d'œdème

péri-laryngé assez alarmants avec grosse infiltration épi-

2e D glottique, gène respiratoiré et troubles de la déglutition ».

On a signalé encore quelques cas d’iodisme.

Le Syndrôme Lipiodo-radiologique de la diiatation :: des bronches (88)

Nous avons déjà dit que les radiographies doivent être instantanées ; nous insistons sur ce point en même temps que sur la position du sujet lors de la prise des clichés.

LE MALADE DoIT ÊTRE DEBOUT ; c'est dans cette attitude seulement que les signes radiologiques sont caractéristiques. Dans cette position, le syndrome radiologique de la dilatation des bronches, apparaît sous l'aspect suivant :

Existence'd'un nombre plus ou moins grand de petites cupules EN FORME DE MID DE PIGEON, Souvent groupées par. deux ou trois à la manière de VALVULES SIGMOÏDES et présentant à leur partie supérieure une véritable LIGNE DE NIVEAU du lipiodol, dont on peut provoquer la SUGGUSSION par agitation.

On note de plus une:pisposrrion EN ÉTAGES des lésions, le long des rameaux de la bronche touchée. Ces cavités peuvent être réunies par une bronchiole.

Les bronchioles, d'aspect normal, aboutissent à ces dilatations, et la cavité ressemble ainsi à un FRUrr sUus- PENDU A UNE BRANCHE.

Sur le trajet des bronchioles, en avant de la dilatation, on note souvent des RÉTRÉCISSEMENTS @t DES COUDURES.

Les bronches normales sillonnent le reste du parenchyme pulmonaire plus ou moins densifié et s'opposent, par

la netteté de leur division dichotomique, aux images des

Fic. IT

O8s. 11 : position debout, La déviation trachéale ; là disposition

en élage; l'aspect en nid de pigeon

dilatations voisines. Par ailleurs, on note de VÉRITABLES MALFORMATIONS dans l'origine et la distribution de certaines grosses bronches.

C'est ainsi que dans l'observation n° + la bronche sou- - che droite était verticale, dédoublée en canon de fusil et de plus parallèle au bord droit du médiastin.

LORSQUE LE MALADE EST COUCHÉ, l'aspect est moins typique. Le lipiodol s'étale en nappe, donnant l'image de cavités plus où moins AMPULLAIRES. :

LA DÉVIATION DE LA TRACHÉE du côté malade est aussi

un fait très important à noter. Elle apparaissait d'une manière très évidente dans nos deux cas.

Nous n'hésitons pas à affirmer que le syndrome lipiodo-radiologique de la bronchectasie, tel que nous l'avons décrit, en position debout, est pathognomonique, sa seule découverte, en l'absence de tous les autres signes de l’affection, impose le diagnostic.

Il faut bien reconnaître en effet que la radiographie ordinaire est impuissante à affirmer l'existence de la dilatation des bronches. Elle montre bien la RÉTRACTION . THORACIQUE du côté atteint avec obliquilé des côtes et la diminution des espaces intercostaux. Elle peut montrer également les signes de sclérose pulmonaire avec aspect cavernulaire, mais cela est plus rare ; en tous les cas, elle ne permet pas l'affirmation.

Cu. Box (61) dans une étude radiologique ordinaire de la bronchectasie, a voulu démontrer que l’image était différente suivant la quantité de pus contenu dans les bronches. Les bronches pleines accusaient une obscurité

du contour du cœur et du diaphragme: lorsqu'elles

ST PS d'a en

étaient vides, on pouvait au contraire distinguer ces contours et le jeu diaphragmatique.

Dans les cas de formes sèches, ces caractères différentiels problématiques ne peuvent exister. D'autre part, Box convient lui-même que très fréquemment le diagnostic radiologique habituel est impossible.

C’est d’ailleurs également l'opinion de P. Delbet (106), de Tuffier et de Roux Berger qui dit que « ni l'examen clinique, ni la ponction, ni la radioscopie ne permettent de poser avec certitude le diagnostic d’abcès, de gangrène, de collection interlobaire ni de dilatation bronchique. »

Page 1