ROUES
Le réveil de la dilatation des bronches, ou DÉBUT APparent de l'affection est marqué par l'apparition du syndrome classique ‘signes cavitaires accompagnés de l'expectoration abondante en quatre couches).
Cette révélation des signes est due à une infection secondaire surajoutée. Elle est toujours très brutale et très rapide. Dans notre récent article en collaboration avec MM. Bezançon, M.-P. Weil et E. Bernard (loc), nous avons insisté sur ces « réveils » que nous appelions « l'explosion des signes classiques ».
En quelques heures, en effet, l'affection semble se - constituer et l’on peut observer en mêrne temps que des signes gargouillants au niveau des zones de bronchectasies, l'apparition d’une expectoration d'emblée importante,
L'étude de notre observation II montre avec une grande netteté le mécanisme de ce réveil dans un cas où le diagnostic de volumineuses bronchectasies avait été posé d’une façon précoce et certaine malgré l'absence de tous les signes classiques habituels.
Cette femme, sous l'influence d'une broncho-pneumonie grippale, a: « réveillé » sa lésion sèche, l’a enflammée et a fait sous nos yeux une poussée qui a duré près d’un mois et qui a été accompagnée d’une grande expectoration.
Nous rappelons ici cette partie de l'observation tant elle est démonstrative.
L'évolution de ce:c35 rezs à montré un exemple cu
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Se rt rieux et typique à notre avis, de «ré\cil » de la dilata-
tion des bronches.
En effet à l'occasion de l'arrivée dans notre salle de six femmes atteintes de grippe infectieuse avec broncho-pnèumonie, notre malade prend la grippe à son tour. La température s'élève à 40°. Elle présente pendant trois jours des signes de grippe, céphalée, asthénie, brisement des membres. Puis s'installe au niveau du poumon droit (opposé aux dilatations) une broncho-pneumonie et les dilatations bronchiques, sèche jusqu'alors, s'infectent pour la première fois sous nos yeux. Nous voyons s'installer brutalement en une demijournée un syndrome cavitaire d'une extraordinaire intensité au niveau de l’hémithorax gauche. Ce fut véritablement une explosion de grands signes humides (souffle cavitaire, râles gargouillants s’accompagnant de toux incessante et d’une expectoration abondante, 250 grammes en 4 couches contenant une flore microbienne variée composée de microbes ayant la morphologie du pneumocoque, du streptocoque et du tétragène.
Mais à l'inverse des dilatations des bronches infectées depuis longtemps et dans lesquelles l'expectoration est surtout séreuse ; dans notre cas de première infection, l'expectoration riche en mucus était collante et très albumineuse. Ces caractères {raduisaient l'existence du processus aigu.
Cette première poussée a duré pendant 27 jours et a brusquement cessé comme si l'organisme s’immunisait tout d'un coup contre l'infection ; en effet de 100 gr., l’expectoraration en une seule journée est tombée à zéro. Il est vrai que nous avions continué le traitement spécifique pendant toute la durée de la poussée.
Dans ce cas la grippe fut la cause de la première infection.
D'autres affections peuvent provoquer les réveils.