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La partie postéro-inférieure du lobe supérieur apparaît couverte de bosselures dont les unes sont très emphysémateuses et les autres recouvertes par une plèvre épaissie.
On coupe une de ces bosselures et on tombe précisément sur une grosse bronche dilatée de la grosseur d’une noix.
A la partie déclive du lobe supérieur, il y a des bronchectasies qui sont importantes (noix). °
Le sommet est hyperémié, peu anthracosique.
Çà et là une petite bronche distendue.
On note un petit placard de pneumonie ardoisé.
L'EXAMEN DES AUTRES ORGANES n'offre rien de particulier.
On découvre un ganglion du hile hépatique et deux ganglions péri-pancréatiques qui ont subi la dégénérescence amyloïde.
Il. - ANATOMIE MICROSCOPIQUE
Faite sous la direction de notre Maître M. le Professeur Letulle, qui nous a guidé pas à pas dans cette étude délicate.
Quatre types de lésions bronchectasiques se rencon-
treni
A) Bronches simplement dilatées pourvues d’un chorion épais, très hyperhémié et ayant perdu en presque totalité leurs fibres élastiques et leurs fibres musculaires et leurs cartilages (bronches désarmées).
B) La bronchectasie avec amincissement extrême de
toute la paroi (sclérose atrophique).
C) Bronches extrêmement dilatées pourvues d’une armature élastique hyperplasiée par endroit et atteinte d’endo-bronchite scléreuse hyperplasique insulaire ex-
trêmement accusée.
D) Bronchite oblitérante (endo-bronchite scléreuse oblitérante).
A) Bronche désarmée comparable à la bronche cartilagineuse en voie d’'atrophie, mais complètement dépourvue de cartilage : chorion très hypérémié, avec son
armature élastique sectionnée par amas discontinus,
faisceaux musculo lisses également dissociés, mais pourvus presque tous de leur gaine élastique, pour ceux qui sont conservés. Très nombreux vaisseaux de la muqueuse, de la sous-muqueuse avec par place des lésions d'’eri-
dovascularite.
B. La grande bronchectasie, avec paroi scléreuse atrophique.
Le chorion de la muqueuse sur presque toute l'étendue de la coupe est fort aminci, il présente quelques rares placards de fibres élastiques reconnaissables et sectionnés dans le plus grand désordre.
De place en place quelques fibres museulaires lisses munies encore ou dépourvues (suivant les cas) de leur fibres élastiques. L'hyperémie considérable de ce chorion relève peut-être des conditions de la mort. Dans ces bronches il n'est pas rare de trouver des petits vaisseaux, en particulier les artères bronchiques atteints de périvascularite oblitérante).
Les grandes bronchectasies : Sur certaines coupes les bronches dilatées se rapprochent beaucoup de la plèvre et nent sont séparées que par une couche épaisse d'un tissu conjonctivo-vasculaire extrêmement hyperhémié, et dans lequel flotte çà et là des faisceaux de fibres musculaires lisses engainés dans leur réseau élastique.
Certaines de ces fibres musculaires viennent au contact de la limitante élastique superficielle de la pèvre nettement colorée par l’orcéine, |
Un remaniement profond préside dans ces zones où les
bronches et les bronchioles musculeuses sont profondè-
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Os. B. 820. Bronchopathie aiguë Destruction et mulilalion des muscles de Reissessen
syphililique (Grossissement 05/1)
a) Epithelium bronchique en voie de destrulion.
b) Muscle de Reissessen dissocié et mutilé par les lésions inflammatoires; les fusées leucccytaires mononucléaires esquissent à peine ici une apparence folliculaire.
€) Le péribronche. La gangue fibro vascu'aire apparaît densifiée. Toute trace de glandes muqueuses et de cartilage a disparu.
d) Au milieu des fibres collagènes plus abondantes et plus serrées on aperçoit quelques plasmocytes isolés.
e) Chorion et tissu sous-muqueux très irrité ct très vascularisé.
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meni modifiées et ou des faisceaux musculaires ont été jetés jusque sous la plèvre.
Dans la même région, au-delà des faisceaux musculaires, sétendent de larges plages de tissu conjonetivo-vasculaire cicatriciel très hyperhémiée et dans lequel on ne trouve aucune trace du tissu pulmonaire.
Dans ces mêmes zônes on voit à côté des bronchectasies une large bronche complètement oblitérée et qui étant coupée sur toute sa longueur montre cetie altération d'une manière indiscutable. (Endobronchite végétante et
sténosante). CTE
C. La grande bronchectasie avec endobronchite scléro hyperplasiqre musculaire.
Remarquable par ses grandes dimensions, par l'hyperplasie parfois extrêmement accusée de la limitante élastique interne. Ce sont des trousseaux élastiques épais, en torsade, qui ont quintuplé souvent l'épaisseur normale de la limitante interne. Au-dessous de cetie bande élastique, sinueuse, comme festonnée là ou elle existe, le chorion se reconnaît à un tissu conjonctivo-vasculaire peu épais, très hyperhémié et infiltré de très nombreux leucocytes mononucléaires.
Dans ce chorion, aucune trace de fibre musculaire ni de cartilage. La limite externe du chorion est indiquée par une deuxième ligne de fibres élastiques parallèles à la première et moins riche qu’elle en trousseaux élastiques. Cette ligne est la limitante externe de la bronche très hyperplasiée puisque en dehors d'elle existe des gros
vaisseaux (veines et artères).
De DES
Mais la paroi de la bronche se trouve considérablement épaissie par la formation d'énormes placards, de tissu fibreux très vasculaires ayant végété à la face interne de la limitante interne hyperpasiée. Il s’agit de trousseaux de fibres collogènes riches, très onduleux, coupés par de nombreux capillaires et quelquefois même par quelques minimes productions de fibrilles élastiques. La surface la plus interne de ces volumineux massifs endo-brochitiques est représentée par une couche assez épaisse d’un tissu conjonctif encore jeune, riche en éléments nucléaires et en vaisseaux, et très pauvre en fibres collogènes. Il s’agit indiscutablement d’un tissu de bourgeon charnu en évolution subaiguë en train de rétrécir de plus en plus la cavité bronchique.
Sur d’autres coupes on trouve des placards d’endobronchite scléreuse, très anciens fibroïdes, peu vasculaires, reposant sur une paroi bronchique représentée par les deux limitantes décrites plus haut et qui sont séparées par un chorion infiltré en différents points par des gommes miliaires sur lesquelles nous reviendrons plus loin.
Tel est l’aspect typique de la lésion bronchopathique en question, Mais par contre, tout le long de la bronche, d'autres lésions se trouvent surajoutées, C’est ainsi que l'on peut voir disparaître complètement sur une étendue variable les deux armatures élastiques décrites plus haut. Elles ne laissent à leur place que quelques minimes tronçons de fibres élastiques fragmentés, si bien qu'à la place de la paroi bronchique décrite plus haut on ne trouve
plus qu'une haute muraille d’un tissu fibro-vasculaire
Ficue B
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