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Mais, la ponelion avait élé faite le cinquième jour après le début de l'affection. On se trouvait done dans la période des variations.
Tout ce que nous avons dit des polynucléaires pourra presque s'appliquer aux cellules endothélales.
Nos observations montrent en effet qu'elles caractérisent le début de l'affection et qu'on les retrouve en nombre {rès variable dans l'épanchement. Mais quand elles ont disparu, elles ne réapparaissent pas. L'étude allentive des formules montre également que leur apparition dans le hquide est un peu plus lardive que celle des polynucléares.
Comment expliquer la présence de ces cellules dans l'épanchement? MM. Barjon el Cade se rangent complètement à l'opinion de Widal. Celui-ci admet qu'au début de toute inflammation de la plèvre, le premier phénomène consiste en une desquamation abondante de son épithélium : d'où la présence de cellules et même de placards endothéliaux dans le liquide. Mais bientôt, la plèvre se recouvre de fausses membranes: épaissie, considérablement modifiée dans sa structure. elle n’est plus en contact avec le liquide que par l'intermédiaire d’une épaisse couche de fibrine organisée, et toute desquamation devient impossible.
On conçoit aisément que, selon que cette organisaion nouvelle se fera plus où moins vite, les cellules endothéhales persisleront aussi plus où moins longtemps dans le liquide, pour disparaitre complètement le jour où l'épithélium lui-même sera définitivement recouvert de fausses membranes. Ce fait explique du
même coup pourquoi ces cellules sont presque (toujours
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associées aux polynueléaires qui sont, eux aussi, des témoins de la réaction du début et pourquoi elles disparaissent avec eux. Il nous apprend en outre, encore une fois, qu'il ne faut pas se contenter de faire un seul examen cylologique qui pourrait induire en erreur plutôt que d’être utile au diagnostic, car, comme l’a fait récemment voir Wolff la sûreté du diagnoslic cytologique réside principalement dans des examens multiples souvent répétés du liquide en expérience.
Avant de terminer, nous voudrions signaler à l’attention quelques observations où nous avons retrouvé des éosinophiles. Dans un casil y en avait 12 pour 100. Malheureusement, elles sont encore trop peu nombreuses pour qu'on puisse en tirer quelque parti au point de vue du diagnostic.
Plusieurs auteurs allemands pensent qu'elles indiquent une tuberculose bénigne.
Pour synthétiser tout ce qui précède, on pourrait faire, pour ainsi dire, un schéma des quatre cas principaux qui peuvent se présenter au cours de la pleurésie tuberculeuse, en faisant remarquer toutefois que, comme toule chose en médecine, les formules que nous proposons n'ont rien d’absolu. Elles sont simplement un point de repère pour le chnicien. |
1° Pleurésie tuberculeuse tout au début (1 à7 jours).
Caractérisée par:
Polynucléaires nombreux.
Cellules endothéliales nombreuses, Mononucléaires et lymphocytes plutôt rares, quelque-
fois même absents.
ae > Pleurésie tuberculeuse datant de plus de sept jours et de moins de quatre semaines.
Caractérisée par :
Lymphocytes et mononucléaires en grand nombre.
Cellules endothéliales et polynucléaires, peu nombreuses et em voie de régression.
3° Pleurésie tuberculeuse datant de plus d'un mois sans poussée aiquë nouvelle.
Caractérisée par:
Lymphocytose presque absolue.
Assez souvent quelques petits mononucléaires. Pas de cellules endothéliales ni de polynucléaires.
4° Pleurésie ancienne avec poussée aiquë nouvelle.
Réapparition des polynucléaires en nombre variable. Mais les cellules endothéliales ne réapparaissent pas,