‹ La formule cytologique des pleurésies tuberculeusesChapitre 53 sur 59 · I. PLEURÉSIES SECONDAIRES · texte numérisé non relu

I. PLEURÉSIES SECONDAIRES

Dans nos observations, nous avons signalé neuf fois des malades atteints de pleurésies secondaires (obs. X XI, XIII, XV, XVI, XX, XXV, XXX VII, XLIV).

Dans presque la moitié des cas, la formule n’a pas été sensiblement différente de celle que nous avions retrouvée dans les pleurésies primitives. Une fois même, un pneumothorax accidentel n’a pas modifié la formule au cours de l’évolution de la maladie {obs. VI).

Mais, dans quelques autres cas, un fait a été très

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frappant: à mesure que les lésions tuberculeuses avancent, les polynucléaires augmentent de nombre. | L'observation XVI est typique à cet égard. Le malade

subit une première ponction le 13 mars, donnant :

Lymphocytes!. .": 7: ÿr ofo

Petits mononucléaires . . 9

Pas de polynucléaires.

Séro-diagnostic : Tuberculeux positif.

Une seconde ponction est faite le 24 mars.

ÉROPRDET Een. MP ET Se Ce 72-03. 0/0 Grands mononucléaires et endothéliales . 5 Polynucléaires éosinophiles . . . . . 3

Enfin, une troisième ponction est faite le 3 avril. A ce moment, dit l'observation. les lésions tuberculeuses du poumon sont évidentes.

Lyrophocytes.…« . :,. .,7à o/o Polynucléaires. + . . . 7

L'observation XX V est non moins lypique :

Le liquide issu de la première fonction donne :

Polynucléaires . . . . 22,5 0/0

Six jours après,on retrouve 30 pour r00 de polynucléaires dans le liquide retiré d’une nouvelle ponction. A ce moment, les signes de tuberculose des sommets qu'il présentait déja auparavant sont très accentués.

Aiïnsi, à mesure que leslésions du poumon augmentent, les polynucléaires apparaissent. Il y a pour ainsi dire inversion complète de la formule des pleurésies primitives. Dans celle-ci, en effet, l'élément phagocyte devient de plus en plus rare à mesure qu’on s'éloigne

du début de l'affection. Dans les secondes, au contraire, il est presque absent au début et augmente à mesure que la maladie progresse.

Il en résulte done que la présence du polynucléaire à une période avancée de la maladie doit faire penser que, sous les lésions de la plèvre, 1l y a une tuberculose pulmonaire vraie qui évolue. La formule aurait done le double avantage de montrer non seulement la nature tuberculeuse de la pleurésie, mais encore de permettre de déceler des lésions du poumon qui, pendant un certain temps, avaient pu passer inaperçues.

Ravaut n'avait pas suffisamment insisté sur ce fait de la présence constante du polynucléaire dansles pleurotuberculoses secondaires. Ce qui l’avait surtout frappé, c'élait la polynucléose du début dont il faisait l'apanage des pleurésies du deuxième groupe.

Nous avons montré que, au contraire, cette polynucléose du début appartenait en propre à la pleurésie primitive Nous croyons avec MM. Barjon et Cade que ce qui caractérise surtout la pleuro-tuberculose secondaire, c'est bien plutôt la persistance et même l'augmentation progressive des éléments phagocytes que leur apparition lout au commencement de la maladie.

Quoi qu'ilen soit, cette différence dans la formule de deux variétés de pleurésie sera quelquefois un moyen de diagnostic qui, associé à d’autres, aura bien sa valeur.

II. DE LA FORMULE CYTOLOGIQUE AU POINT DE VUE DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DES PLEUREÉSIES

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