‹ La formule cytologique des pleurésies tuberculeusesChapitre 58 sur 59 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Il ressort clairement de tout ce qui précède, que la méthode cytologique appliquée à l'étude des pleurésies tuberculeuses a pris, dans la clinique, une place défimitive comme moyen d'investigation.

D'une ‘technique facile, ne nécessitant pas un outillage compliqué, elle sera d’un précieux secours dans bien des cas où l’expérimentation ne pourra venir en aide au chinicien. Elle a, en outre, l'avantage sur les autres moyens expérimentaux dont nous disposons, d'être plus rapide, quelquefois même plus sûre.

Dans bien des cas, on a pu remarquer, par exemple, que le séro-diagnostic tuberculeux soit du sang, soit du liquide pleural, même au tiers, restait négatif, tandis que la formule cytologique mettait sur la voie d'une tuberculose qu’on retrouvait manifestement à l'autopsie. Il donne, en outre, un résultat immédiat et peut être considéré comme le témoin de la réaction du moment de l'organisme contre l’agent infectieux.

Si l'interprétation de la formule cytologique n’est pas toujours facile au point de vue de la physiologie pathologique, il n'en est pas moins vrai que la constance de ses résultats est telle, qu'on peut en tirer un grand profit au point de vue du diagnostic. Du reste,

nous ne saurions mieux faire que de nous appuyer 1c1 sur l'opinion du professeur Dieulafoy, qui, après avoir passé en revue tous les moyens que le médecin possède pour dépister la tuberculose de la plèvre, conclut en faveur du cytodiagnostic, car il est « simple, facile, expéditif et absolument inoffensif ». Et 1l termine en disant :

« L'examen cytologique d’un liquide pleural est au moins aussi nécessaire que l’analyse bactériologique des crachats dans les cas de tuberculose pulmonaire douteuse. Toute observation de pleurésie dans laquelle l'examen cytologique fera défaut sera à l’avenir une observation incomplète. »

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