‹ La formule leucocytaire de la grippe et sa valeur pratiqueChapitre 13 sur 16 · SA ER PP UN NN PR ER NP OA · texte numérisé non relu

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persiste, fut-ce au 50€ jour de la maladie, on ne doit pas considérer le processus infectieux comme terminé.

HILDEBRANDT ajoute que la recherche de ia formule sanguine peut avoir une autre valeur pratique en permettant de faire le diagnostic rétrospectif d’une grippe. En revanche et contrairement à RosENow il n’admet pas que la formule leucocytaire puisse faire la discrimination entre la grippe et cette autre maladie leucopénique qu'est la fièvre typhoïde. Il cite comme caractère hématologique typique de la fièvre typhoïde : la leucopénie avec anéosinophilie et le croisement des courbes neutrophiles et lymphocytaires ; signes que NAEGELI avait déjà bien déterminés. L’analogie est grande avec la grippe. Mais si HILDEBRANDT se hasardant à rechercher quelque différence de détail constate que le début de croisement des courbes est plus précoce et que les croisements sont plus nombreux, il conseille de ne se servir de la formule sanguine qu'avec extrême prudence pour établir un diagnostic différentiel. Par contre il souligne l’importance de la recherche de la formule sanguine dans le diagnostic différentiel de la tuberculose pulmonaire. Elle permet, d’après lui, de différencier üne nouvelle poussée tuberculeuse d’une grippe surajoutée.

Les résultats communiqués par HILDEBRANDT nous paraissent probants. Ils ont le mérite d’être basés sur de très nombreux examens qui nous expliquent d'autre

part les contradictions du reste souvent apparentes, que nous avons relevées dans les recherches d’autres auteurs.

Nous pourrions comparer les résultats des analyses quotidiennes de NüRNBERGER et de HILDEBRANDT à l’ensemble d’un film cinématographique qui nous présente une succession d'images sanguines, alors que les observations des autres auteurs ne sont que des images isolées de ce même film.

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