L ARTILLERIE SUR LE CHAMP DE BATAILLE
excès d'audace et d'initiative, ont dépassé l'alignement de leurs troupes, par exemple dam la matinée du 16 août à Vionville, et le 18, vers midi, à Verneville, elles prenaient, il est vrai, l'adversaire à l'improviste, mais, de leur c6té, elles se trouvaient sérieusement compromises ^ »
En quelque endroit qu'on les établisse, les épaulements des batteries doivent être cachés par des couverts naturels ou eirtificiels, sinon ils seraient plus nuisibles qu'utiles, témoin les levées de terre dont le maréchal Bazaine couvrit, le premier jour de la bataille de Noisseville, les canons placés sur la chaussée qui va du fort Saint- Julien à Sainte-Barbe. Ces canons durent être retirés promptement, après de grandes pertes, tandis que 3 batteries de 12, placées à ciel ouvert sur la même hauteur, purent tirer assez longtemps.
Le major Hofibauer, dans sa Tactique de F artillerie dit : « A la bataille de Gravelotte, les tranchées bien « visibles que les Français avaient élevées pour « couvrir leurs batteries sur les hauteurs de Mon- « tigny-la-Grange et de la Folie, facilitèrent à l'arec tillcrie allemande le réglage de son tir^. »
C'est donc un principe général que tous les tra-
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vaux de défense du champ de bataille doivent, autant que possible, être exécutés à l'inçu de rennemii ou dérobés à sa vue. En observant ce principe, on produit un grand effet matériel, en même temps qu'on agit fortement sur le moral des troupes assaillantes.