‹ La Fortune des d'OrléansChapitre 3 sur 46 · L. P. d'Orléans, prince français · texte numérisé non relu

L. P. d'Orléans, prince français

11 serait extraordinaire que M. Boyd n'eût rien trouvé à redire aux considérations juridiques si subtilement alléguées par le jeune et intéressant héritier. M. d'Ivernois eut sans doute quelque peine à lui faire admettre que le devoir de rendre un dépôt lût plus « sacré pour un homme délicat » que celui d3 respecter le gage des créanciers, et dut, selon toute apparence, appuyer ses négociations d'arguments plus convenables aux circonstances. Les questions de délicatesse no furent probablement pas les seules que l'on discuta et puisque M. Boyd a\ail déjà « obtenu des payements considérables de prélérence à beaucoup de créanciers », il est fort à croire (jue les arrangements avec lui et les autres dépositaires furent traités sur la base de nouvelles

(1) Mémoires de Mallet-du-Pan, t. I, p. ■iS?.

ptélérences. Toujours est-il que l'entente eut lieu, et à la satisfaction réciproque des partis, car on voit, dans les années qui sui\ent, M. Boyd continuer à agir comme banquier des d'Orléans.

Quant à la masse des créanciers, il ne fut tenu aucun compte de leurs droits. Il semble même que Louis-Philippe n'y ait seulement pas songé.

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