‹ La fortune des d'Orléans: origine et accroissementChapitre 26 sur 51 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

A partir de juillet 1830, les situations sont renversées. Les bienfaiteurs sont à terre, écrasés, ruinés et bafoués par Tobligé. Mais par un phénomène sans exemple, rien n'est changé dans l'état de leurs relations, au point de vue des questions d'intérêt spéciales à l'une des parties.

La complaisance des Bourbons trahis est toujours nécessaire à la fortune des d'Orléans ; et les d'Orléans, traîtres démasqués, comptent toujours sur la complaisance des Bourbons trahis ; et la complaisance des Bourbons n'a pas cessé en effet d'être acquise aux d'Orléans.

Il y a donc quelque chose qui détermine et force cette complaisance, quelque chose qui échappe au premier coup d'œil, mais qui, par les concordances, se révèle, avec une précision parfaite, à une observation attentive et raisonnée.

Le pacte qui assujettissait aux d'Orléans les frères de Louis XVI ne comportait pas des obligations réciproquement équivalentes, ou du moins n'entraînait pas des sanctions aussi gravement redoutables pour les deux parties.

Le coup de Juillet avait été, sans aucun doute, une

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