‹ La fortune privée à travers sept sièclesChapitre 36 sur 45 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Phénomènes économiques anciens.— Le servage; commerce de l'argent défendu, commerce de Thomme permis.— Le serf est une partie notable de la propriété foncière. — Le « respect » féodal, immeuble par destination. — Degrés du servage selon les localités et nuances dégradées de libération selon les siècles. — Le serf n'est pas forcément attaché à la terre. — Le maître donne, vend ou échange ses serfs suivant sa volonté: il vend les enfants sans les parents, et réciproquement. — Servage découle de la filiation; croisements hors la seigneurie, ample matière à procès. — Trois sortes de serfs : domestiques, journaliers et fermiers. — Le seigneur hérite de ses serfs; mainmorte; elle n'est en général que de quelques livres tournois. — Transactions sur les successions serves; le chevage. — Causes économiques qui firent disparaître le servage.

Que cet affranchissement n'a pas eu de motifs philanthropiques ou religieux. — Le servage est rare ou a disparu de bonne heure en Normandie, Languedoc, Bretagne. — Époque de la transformation dans le reste de la France. — Influence médiocre de l'institution des communes sur l'abolition du servage rural. — Droit d' « attrait », ses bornes naturelles. — L'affranchissement a été provoqué par le besoin de bras et le renchérissement de la terre cultivée. — Restrictions à la liberté nouvelle. — Le seigneur, à l'égard des affranchis, se modèle sur l'absolutisme familial. — Étroite dépendance de certains vassaux nobles. Servages mitigés

et facultatifs. — L'esclavage pur subsiste jusqu'à la fin du XVI® siècle. — Prix des esclaves de toute origine.

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