PREMIÈRE PARTIE
Difficulté du problème de la responsabilité pénale dans le crime collectif. -^ Précédents historiques. — Ladécimation. — L'exemple de Tarquin. — Position actuelle du problème*. 25
II. L'école classique de droit pénal n'a pas résolu ce problème. —
Théorie de M. Pugliese. — Critique 28
IIÏ. Avant de discuter ce qu'est le crime d'une foule et d'indiquer les moyens de le réprimer, il faut l'étudier dans ses manifestations. — Qu'est-ce qu'une foule? — Description donnée par les artistes. — L'âme de la foule. — Gomment se forme-t-elle ? — Explications données par les savants. — Vimitation : idées de Bordier, Tarde, Bagehot. — Le misonéisme. — La contagion morale : idées de Ebrard, JoUy, Moreau de Tours, Despine. — La suggestion .théories de Tarde et de Sergi. — La suggestion à l'état normal. — La suggestion dans la folie, dans le suicide, dans le crime. — La suggestion à deux et la suggestion épidémique. — La suggestion dans la foule. — Une page d'Alfred Espinas ... 31
IV. Insuffisance de la théorie de la suggestion pour expliquer les crimes de la foule. — Le facteur anthropologique. — Intuitions de Barbaste et de Lauvergne. — La foule est un milieu où le microbe du mal se développe plus facilement que le microbe du bien. — Raisons de ce phénomène. — Exemples et exceptions. — L'occasion a, dans la foule, le terrible de l'irréparable. — Mobilité de la foule. — La foule au théâtre. — Les actifs et les passifs dans la foule. — Une page d'Alexandre Manzoni. — Le mimétisme psychique. — Psycho-physiologie des émotions. — Recherches de Piderit, Souriau, Lange, Stricker, Bain, Maudsley, Ribot, Lessing, Darwin, Mantegazza. — Tout état intellectuel est accompagné par des >manifestations physiques qui n'en sont pas seulement les effets et les signes, mais les conditions nécessaires et les éléments constitutifs. — L'influence du nombre sur l'intensité des émotions. — Preuves données par Forel et par Espinas. — Observations de Victor Cherbuliez. — La fermentation psychologique 5ô
I. La condition psychologique permanente du peuple. — La question
sociale. — Les théories dangereuses. — L'opinion de Stendhal.
— La plèbe qui réclame son droit 81
II. Encore l'influence du nombre. — L'ivresse morale du despote. —
Confession de Napoléon, — Observations de Tacite, de Jacoby et de Taine. — La diversité des foules. — Le facteur anthropologique de la foule 88
III. Les foules criminelles. — Les foules dans la Révolution française.
— Les dégénérés qui en faisaient partie : les vagabonds, les criminels, les fous. — ■ Episodes de la Révolution tirés des ouvrages de Carlier, Gisquet, Mathieu-Dumas, Meissner, Bailly, Taine, M. Du Camp, Droz. ~ Cruauté de la femme. — Psychologie de la femme et de la criminalité collective féminine. — Inconscience dans la cruauté. — La cruauté et la luxure : leur lien pa-
thologique dans le crime individuel et dans le crime collectif. —
La folie de la poudre 92
IV. Les foules honnêtes. — L'émeute de l'année 1750 à Paris. — Pourquoi la foule est-elle honnête? — Exemples.— Les causes sociales et la cause anthropologique. — La grève de Decazeville. — L'émeute des ouvriers à Rome. — Influence des professions cruelles sur la psychologie de l'individu 406
I. Un mot célèbre de Napoléon. — La responsabilité collective anciennement et aujourd'hui. — Évolution historique. — Dans quel sens et dans quelles limites une foule peut-être responsable. . . 120 \ IL. La recloulahilité du criminel. — Quel est le pouvoir de suggestion de la foule sur l'individu. — Comparaison avec la suggestion hypnotique. — Influence de la suggestion hypnotique sur le caractère individuel. — L'école de Nancy et l'école de Paris. — Exemples. — Discussion. — La suggestion hypnotique ne supprime pas la personnalité 128
III. Existe-t-il des foules criminelles? — Réponse à certains sceptiques. — Quelle est la responsabilité des foules criminelles? — La suggestion à l'état de veille. — Sa puissance relative. — Les faibles et les névrasthéniques. — L'individu est toujours responsable 138
IV. Quelques règles pour graduer la responsabilité. — La distinction entre meneurs et menés. — Les idées de l'école italienne, de l'école française et de l'école russe. — Psychologie des manifestations publiques. — Les meneurs ne sont, des fois, que des camelots achetés. — Le motif pour lequel la foule commet un crime. — Inconscience, égoïsme et altruisme de la foule. — Les crimes soudains et les crimes prémédités de la foule. — La loi de lynch. — Statistique. — La difficulté de recueillir des preuves sur un crime de la foule. — Le peu de crédibilité des témoins. — Exemples. — Le type anthropologique du criminel. — La demi-responsabilité. — Idées de M. Garofalo. — Résumé et conclusion 146