‹ La Fracture directe de la Voûte orbitaire par petit projectile de guerreChapitre 12 sur 21 · II. — COMPLICATIONS TARDIVES · texte numérisé non relu

II. — COMPLICATIONS TARDIVES

Les corps étrangers peuvent séjourner fort longtemps dans l'orbite et dans la cavité crânienne sans y déterminer d'accidents. Tels sont le cas d'Higgens, cité par Delens, d’un morceau de bois ayant séjourné dans l’orbite pendant 49 ans. Dans une observation de Pagenstecher, citée par De Wecker et Landolt, on trouve également le séjour d’une aiguille à tricoter pendant 17 ans. Cependant, il arrive que le corps étranger révèle sa présence, plus où moins longtemps après le traumatisme par des troubles souvent graves.

Abcès cérébral. — Il se rencontre fréquemment dans le cas de balle de revolver. On en trouve plusieurs observations dans la thèse de M. Lafoy. L'Observation VI que nous reproduisons montre également la durée particuliè-

rement longue que mettent à se manifester les abcès cérébraux.

os —

Epilepsie jacksonnienne. — C'est une des complica- Lions tardives les plus fréquentes et c’est la persistance de ces accès épileptiformes qui nécessite souvent une intervention.

Céphalalgie. — La céphalalgie est un symptôme tardif à peu près constant. Cette céphalée est profonde et fixe, généralement localisée au côté traumatisé.

Changement de caractère. — Ce phénomène s’observerait surtout dans le cas de lésions profondes du lobe frontal. Lafoy émet aussi comme cause de ces troubles mentaux, l’ébranlement moral du malade dont l'esprit est absorbé par cette idée que le corps étranger n'ayant pas été extrait peut devenir la source des pires dangers.

Gécité. — Elle est fréquemment unilatérale.

Cependant, dans les cas particulièrement défavorables, comme chez le blessé de l'Observation I, sur lequel une intervention chirurgieale n’a pas été possible, on peut observer une cécité bilatérale par double papillite, suivie de double atrophie optique, due à l'intolérance du corps étranger intra-cérébral.

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