A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS
Et renovabit faciem terre
« Par les trois lumières mystiques que nous ne devons jamais perdre de vue, et d'un lieu très éclairé, où règnent l'union et le silence,
« Nous soussignés, maitres et officiers de la Grande Loge,
« Certifions et mandons à tous les fréres répandus tant sur terre que sur mer que lesdites constitutions sont légitimes.., et notre bon plaisir est que tous les actes et certificats de maconnerie, émanés de la loge la Parfaite Unzen soient reçus et soumis et que ceux qui en seront munis n'essuyent aucune contestation ou refus... »
. Les filiales doivent, en principe, subvenir, pour leur part et portion, aux besoins de leur loge-mére; il n'est pas impossible que les ateliers artésiens aient payé un don gratuit, mais nous ne saurions l'af- | firmer, car les comptes, que nous avons retrouvés, sont postérieurs à 1773.
D’après les procès-verbaux des tenues, antérieurs à cette date, il semble que les liens qui rattachent ces ateliers à la G L- soient bien
(1) Lire, en ce sens, les premières pages de ses Livres d'Architecture.
(2) L'adresse pour la correspondance était le bureau du secrétaire, chez le G, Garde des Sceaux, à Paris.
superficiels ; lorsqu'en 1772, celle-ci délivre des lettres de reconsutution à la Fidélité, autorisant à prendre rang du 17 juillet 1749, il n'est méme pas fait mention de cet événement, dans les Livres d'architecture : nous ne pouvons croire à une négligence de la part du secrétaire et nous sommes contraint d'admettre que ces patentes furent reçues avec indifférence et qu'on n'y attacha pas un grand prix.
Un an plus tard, le 15 juillet 1773, les registres font allusion, mais de façon indirecte, à la remise de ce document; les maçons hesdinois remercient Labady. visiteur des provinces, du soin qu'il a pris de leur. procurer de nouvelles constitutions. Ce méme frére, quelques mois plus. tard, commet à leur égard, un véritable abus de confiance; il refuse de leur restituer les chartes capitulaires, qu'ils lui ont remises, sans doute parce qu'ils n'ac ceptent point de monnayer ses services.
De 1761 à 1772, à l'époque où la G-- L~- de France tient trois loges artésiennes sous son obédience, son influence est peu considérable dans la province; e'le n'échange pas de’ correspondance avec ses filiales, semble se désintéresser de leur sort et ne les convie pas à suivre ses travaux ; elle omet surtout de les maintenir, par des circulaires ou des règlements, dans l'unité et l’orthodoxie maçonniques (1).
(1) Cela tient tant aux querelles intestines qui divisent les LL.. qu'aux dês fenses du gouvernement,
RE on.