INRI
« Cest juste, mes fréres, voila la véritable parole perdue retrouvée. Quelle joie cette découverte ne doit-elle pas nous procurer! Pour prix d'un si grand bienfait, que la lumière vous soit rendue! C'est une faible récompense des travaux que vous avez entrepris et que vous avez glorieusement achevés.
« Debout et à l'ordre, RR-. CC-., applaudissons! »
Et tout le monde s'écrie d'une même voix :
«€ OUZ! OUZ'* OUZ D
Le Trés Sage s'adresse alors aux récipiendaires :
« Mes frères, recevez mes félicitations. En retrouvant la parole, vous vous étes acquis le titre de macons parfaits. Je ne vous en ferai pas l'apologie; la constance de vos efforts me garantit que vous avez une idée sublime des hauts grades maconniques et je ne saurais y ajouter. |
« À présent que la lumière vient de luire pour vous, à présent que vous êtes parfaits maçons, que vous avez mérité ce grade, soyez tou- Jours dignes de le conserver; puissent des jours aussi longs qu'heureux vous en assurer la jouissance!
« Approchez, mes frères, que je vous constitue dans le grade qui fait depuis longtemps l'objet de vos voeux. »
Le maitre des cérémonies conduit les récipiendaires, l'un aprés l'autre, à l'autel; les surveillants et quelques chevaliers les entourent pendant la cérémonie qui suit.
Le Très Sage dit à chaque candidat, en lui posant autour du cou le cordon auquel est suspendu un bijou: « Par les pouvoirs que j'ai reçus du Chap- Souv-. d'Hérédon, notre première demeure, je vous crée et constitue Chevalier de l'Aigle et du Pélican, prince et parfait maçon, libre d'Hérédon, sous le titre Souv-. de R- C~., pour vous jouir, dès à présent, et pour toujours, des prérogatives attachées à ce sublime grade.
« Que Dieu vous soit en aide! »
Et il ajoute :
« Mes frères, pour connoitre nos mystères, pour être à portée de les apprécier, il vous falloit devenir maçons parfaits et tels que vous êtes aujourd'hui ; puissiez-vous ne déroger jamais aux principes de la morale divine qu'enveloppaient nos figures emblématiques! Puissiez-vous vous souvenir toujours des vertus qui sont la base et le fondement du grade que vous avez obtenu! Que vos bijoux vous soient toujours précieux! Ils renferment tous les symboles de la maçonnerie et de ces symboles, le plus sacré, le plus auguste est la croix qui s'y trouve attachée. Ne les déshonorez donc jamais, ne les quittez qu'à la mort, ainsi que tout bon Chevalier doit faire. » (1).
-(1) Voici les signes, les paroles sacrées et de passe, l'attouchement, l'ordre et la batterie du Souv.. Chap. d'Arras : il y a deux signes, le premier est celui de douleur, on ne s'en sert qu'au premier point. Il se fait en appuyant la téte
— Igo —
Puis, s'adressant aux R-. C- il ajoute :
« Vous reconnoitrez à l'avenir pour membres de ce Souv- Chaples fréres que voici et vous leur préterez aide et assistance, chaque fois qu'ils se réclameront de vous. »
Les surveiilants répétent cette proclamation.
Le Trés Sage dit: « A moi, mes fréres, applaudissons! » et on acclame les nouveaux promus : OUZ! OUZ! OUZ!
Le maitre des cérémonies, aprés la proclamation, les prévient qu'il faut remercier et qu'ils doivent se servir pour cela de la batterie et de l'acclarnation qu'on leur a apprises. C'est ce qu'ils font.
Mais les épreuves ne sont point terminées. Les nouveaux chevaliers prennent place maintenant au milieu des fréres, pour écouter un discours de l'orateur sur leurs devoirs et prérogatives.
Quand leur instruction est jugée suffisante, le Tres Sage annonce qu'on va passer au troisième point, soit à la Cène.
Les Chevaliers se préparent à cette grave cérémonie en imitant les voyages des pélerins d'Emmaiüs : ils se dirigent, deux par deux, vers le Nord... et ils s'arrêtent devant une table recouverte d'une nappe et sur laquelle sont disposés un pain et une coupe de vin. Les frères restent debout autour de la table. Le Très Sage f-- Delecourt fait la prière en ces termes :
« Souverain créateur de toutes choses, 6 vous, dont la bonté infinie a pourvu à tous nos besoins, bénissez, s'il vous plait, la nourriture que nous allons prendre afin qu'elle serve à nous fortifier et que nous puissions marcher stirement dans le sentier de la Vertu. »
Ensuite, il prend le pain, en rompt un morceau et le fait passer à la droite; chacun agit de méme et mange en silence; puis le T~. S~prend la coupe, fait le signe d'apprentif, la porte à ia bouche en le renouvelant par trois fois et la donne à son voisin de droite. Tous en boivent jusqu'à ce que la coupe lui revienne. i ;
Comme il y a toujours quelques restes, le T~- S~- les ramasse, fait alllumer un morceau de papier par terre et, devant tous les fréres à genoux, il jette les débris dans le feu; après quoi, les frères, prosternés, se disent l’un à l'autre, à voix basse : « Tout est consommé ».
sur la main, le coude du méme cóté sur le genou, en portant l'autre main derrière la tête, en regardant l'O. dans cette position. Le second est composé luiméme de deux signes : le premier sert de demande et s'appelle SIGNE CÉLESTE ; le second sert de réponse et s'appelle SIGNE D'ADMIRATION. Le premier se fait en levant la main droite à la hauteur du front, l'index étendu, les autres doigts fermés. Le second, ou signe d'admiration, consiste, en méme temps qu'on porte les.yeux au ciel, à lever les deux mains, les doigts entrelacés, à la hauteur du front, et à les laisser tomber ensuite jusqu'au creux de l'estomac.
Le mot sacré est INRI ; il ne se prononce qu'en interrogeant, ainsi que l'a faii-le TS
Les mots de passe sont : pour celui qui demande, EMMAN ; pour celui qui répond, PAX VOBIS, 0U PAIX PROFONDE.
L'attouchement se fait en se croisant réciproquement les mains sur la poitrine, en commencant par les mains droites, qu'il faut poser sur les cótés droits de la poitrine.
La batterie est de sept coups, six de suite, puis le dernier aprés intervalle.
L'ordre est de croiser les mains sur la poitrine.