‹ La Franc-Maçonnerie Artésienne au XVIIIe SiècleChapitre 35 sur 71 · EX-LIBRIS DU. F-- DELECOURT · texte numérisé non relu

EX-LIBRIS DU. F-- DELECOURT

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Les loges artésiennes ont l'habitude de dissimuler leurs noms empruntés, le plus souvent, à des saints honorés dans l'église catholique : toutes se placent sous le vocable de Saint-Jean, patron de l'ordre; par surcroit, Saint-Louis est invoqué par les macons de Calais, Saint- Frédérick par ceux de Boulogne, Saint-Charles par ceux de Saint- Omer. Les frères, peut-être pour ménager la susceptibilité de leur clientele ecclésiastique, se font adresser leur correspondance sous le couvert de personnages imaginaires. La Fidélité d'Hesdin devient M. Efidelit ; la Constance d'Arras répond à l'anagramme barbare d’Ecnatsnoc; la Parfaite Harmonie d'Abbeville est connue sous le nom de Jean-Marie Trophat ; l'Awifié d'Arras sous celui d'Eitima.

Ce procédé, un peu naif, se généralise, en Artois, à partir de la

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