LES DIRECTIONS DU C.. 0: DE FRANCE
Le don patriotique des francs-macons ; la Fidélité y souscrit. Besoins d'argent du G-. O~.. Ses dernières circulaires. I] tombe en sommeil.
Avant d'étudier la participation des loges artésiennes au mouvement révolutionnaire, il est indispensable de connaitre quelles directions elles recevaient, à cette époque, de leur centre d'administration, le G~. O~. de France. :
Les circulaires adressées par celui-ci, entre 1780 et 1702, à la Frdélité d'Hesdin vont nous éclairer sur ce point.
Depuis le début de la Révolution, les délibérations du G^. O-- ne portent plus exclusivement sur des sujets d'ordre maconnique; elles ont trait aux graves questions qui intéressent la Nation: dès septembre 1789. le ton des circulaires change complètement : il ne s'agit plus d'établir des règlements intérieurs ou de se concerter, en vue de définir « l'autorité législative » du G-. O-.. D'autres soucis retiennent l'attention de ses dirieeants : il faut enseigner les devoirs nouveaux et tirer des événements la lecon qu'ils comportent : « tandis que la voix du patriotisme se fait entendre dans toute la France. le macon serait-il le seul à ne pas l'écouter », lui qui ne « respire » que l'amour de la patrie, de son souverain et de l'humanité ? Un tel doute serait odieux. La circulaire du 9 septembre remarque que, parmi les citoyens qui, « dans la conjecture actuelle », se signalent par leur dévoüment, on pourrait citer un grand nombre de frères; « mais le maçon fait le bien et veut rester inconnu ».
Animées d'un zèle louable, plusieurs loges ne voient pas avec indifférence les besoins urgents de l'Etat et les sacrifices généreux que consentent tant de patriotes; jalouses de manifester leur bonne volonté, elles invitent le G-- O-. à proposer le vote d'un don patriotique oui, au nom de la maconnerie francaise. sera offert à l'Assemblée Nationale; ce mouvernent de solidarité dépasse les frontiéres et plusieurs loges étahlies eh pays étrangers, veulent secourir une patrie au'elles ont adoptée, « parce qu'elles tiennent du G-’. O”. leur existence maconnique ».
Celui-ci ne résiste pas à ces sollicitations ; il invite les ateliers de son régime à donner une réponse immédiate et à joindre « la soumission de la somme oue leurs facultés leur permettent de fournir », à l'acte patriotique aui leur est imposé »; si des circonstances particulières empêchent certaines loges de « suivre l'impulsion de leur zèle, elles devront l'en instruire, afin qu'il puisse juger au plus tôt si le don, qui