‹ La Franc-Maçonnerie Artésienne au XVIIIe SiècleChapitre 8 sur 71 · LA BULLE DE CHARLES EDOUARD · texte numérisé non relu

LA BULLE DE CHARLES EDOUARD

Le chevalier de Saint-Georges accompagne à Arras les ducs de Bourgogne, de Berry et de Vendóme.

Charles-Edouard Stuart, son fils, prétendu fondateur du Souv-. chap-. d'Arras. Confusion dans les esprits. La bulle de 1745. Son texte est apocry phe.

Les ff.. de Robespierre, Lagneau et Hazard.

Le 8 décembre 1708, Arras voit arriver des hótes de marque «le hls de Jacques II, nouveau prétendant au tróne d'Angleterre, va séjourner dans ses murs, sous le nom de chevalier de Saint-Georges; s'il n'est ni salué, ni harangué, c'est à cause d'un incognito, d'autant plus strict qu'il se propose de traverser prochainement le détroit, pour reconquérir le tróne des Stuarts. Le prince descend chez M. de Warluzel, premier président du Conseil d'Artois.

Le duc de Bourgogne, qui doit prendre le commandement de l'armée de Flandre, l'accompagne, ainsi que le duc de Vendóme, qui va le seconder dans sa lourde tâche; ils trouveront devant eux les vaillantes troupes de Marlborough et partageront, dans quelques semaines, la honte de la défaite d'Oudenarde; le duc de Berry est également du voyage. >

M de Warluzel nous rend compte, en ces termes, de leur réception : -« Jay fait à ces princes tous les honneurs qui leur étaient dus, sauf au Roy d'Angleterre qui était incognito, pourquoy on ne lui a rendu aucuns devoirs; jay été à la téte du Conseil d'Artois complimerter les trois autres princes, auxquels j'ai fait trois discours séparés, v ayant . glissé quelque chose du triste état où la province d'Artois se trouve réduite par le voisinage des ennemis. Le Roy d'Angleterre a été logé chez moi, avec un seigneur de sa suite, nommé le milord Hamilton. J'av été en mon particulier saluer sa Majesté, qui a eu la bonté de me faire asseoir en sa présence. Elle s'est servi de mon carrosse pendant le temps qu'elle a été 1cy » (1).

- Les francs-maçons arrageois n'ont pas été conviés à ces réceptions, ce qui n'étonnera que ceux qui admettent, contre toute vraisemblance, que la Constance existait à cette époque; cependant l'occasion de se montrer était tentante, puisque le nouveau prétendant était grand maitre des loges écossaises jacobites, dont le centre d'administration se trouvait à Saint-Germain-en-L aye, et que le comte Hamilton, son compagnon de voyage, pratiquait également l'Art Royal (2).

(1) Arch. dép. du Pas-de-Calais, MÉMORIAUX DU CONSEIL D'ARTOIS, série B. 49, 19 67, B. 43, fo 3.

(2) Cf. Bord, LA FRANC-MACONNERIE EN FRANCE, p. 490.

Le sort des armes ne favorisa ni le chevalier de Saint-Georges, dans sa tentative contre l'Angleterre, ni le duc de Bourgogne, dans ses opérations aux Pays-Bas. Les préparatifs que le prétendant fit, à Dunkerque, furent voués à l'insuccés; six mille Français, commandés par le maréchal de Gacé, s'embarquérent à sa suite; Forbin escortait le convoi avec huit navires de guerre. L'expédition, que les vents contraires avait retardée et que la flotte anglaise ne cessait de harceler, aborda, à deux reprises, en Ecosse; mais, ne trouvant aucun appui dans cette ingrate patrie, elle ne tarda pas à rallier Dunkerque.

Trente-sept ans plus tard, Charles-Edouard Stuart, fils du chevalier de Saint-Georges, renouvellera cette tentative; il partira du même port, avec les mêmes concours; sans plus de succès, il s’efforcera de reconquérir le trône de ses pères.

D'aucuns prétendent qu'il séjourna, à cette époque, à Arras et qu'il se lia d'amitié avec les francs-macons de cette ville; on lui accorde méme la paternité d’une bulle d'institution d’un Souverain Chapitre de Rose-Croix.

Une confusion se ele dans l'esprit des rédacteurs de ce document, entre le chevalier de Saint-Georges et son fils ? Dans leur ignorance, n’attribuerent-ils pas au second les actes du premier ? Telle serait l’origine d’une légende qu’on n’a jamais complètement détruite.

Le rapprochement des événements nous permet de le croire : le 9 janvier 1744, Charles-Edouard, prétextant une partie de chasse, s’enfuyait de Rome, traversait la France et, quelques jours plus tard, on le voyait à Dunkerque (1). Notre flotte s'y trouvait réunie. Après une courte croisière dans le détroit, elle fut dispersée par une affreuse tempête et, le 15 mars, le prétendant était de retour à Gravelines.

I! résida dans cette ville pendant une partie de l'été suivant, vivant dans un strict incognito, sous le nom de chevalier de Douglas, et attendant toujours l’arrivée des escadres de Brest et de Rochefort qui devaient seconder ses projets Il veillait, prés du maréchal de Saxe, aux préparatifs d'une seconde expédition qui ne fut pas entreprise. « La situation dans laquelle je suis, écrit-il à son père, est trés particulière,

car personne ne sait où Je suis, ni ce que je deviens; Je suis entièrement retiré du public et je puis dire que c’est une grande contrainte pour moi, ‘car, très souvent, je suis obligé de m'enfermer dans ma chambre, de crainte d’être reconnu. Je pense que vous ririez de tout votre cœur si vous pouviez me voir allant avec un simple domestique, achetant mon poisson et marchandant pour un penny ou deux » (2).

(1) MÉMOIRS, OF THE PRETENDERS, by John Honec Jesse, London, Henry Bohn, MDCCCLVIII, British Museum 2502, a 3., p. 107. Charles Edouard était né le 31 décembre 1720.

(2) Cité par Ewald, dans THE YOUNG PRETENDER, p. 54, Stuart Papers, april 3. 1744,

Il ajoute, quelques jours plus tardi : « Chacun se demande où est le prince ; les uns disent à une place, les autres à une autre, mais personne ne sait Où il est vraiment et quelquefois on lui donne à lui-même de ses nouvelles qui sont trés divertissantes... » — Ewald, loc. cit., p. 54, Stuart Papers, april 16, 1744.

Un corps nombreux de troupes est réuni dans les principales garnisons de l’Artois et des Flandres, à Lille, à Saint-Omer, à Aire et à Bergues, prêtes à marcher sur Dunkerque, où attendent des transports, pour les conduire en Angleterre. Charles-Edouard, qui se cache à Gravelines, a pu se rendre à Arras et entrer en relations avec la Société civile et militaire de cette ville; mais le fait est douteux, puisque les Mémoriaux du Conseil d'Artois ne mentionnent pas sa présence, alors qu'ils donnent force détails sur la réception, à Arras, du roi Louis XV, au mois de juillet de cette méme année et qu'ils ne respectent que très peu l'incognito des souverains ou des prétendants (1).

Pendant les six mois qui s'écoulent entre l'expédition manquée sous le maréchal de Saxe, dont le passage, à Arras, sera signalé (2), et le départ du prince pour l'Ecosse (3), celui-ci, d’après les conseils de son père, habite successivement les environs de Paris et quelques villes du Nord de la France. I] s'emploie à réunir les fonds nécessaires à l'achat d'armes et de munitions. Le banquier Waters, franc-maçon notoire, lui ouvre un crédit de 60.000 livres. I] se rend à Navarre, prés d'Evreux (4), puis chez le duc de Fitz-James (5) ot il réncontre Walsh et de nombreux gentilshommes irlandais. I] échange une correspondance importante avec ses partisans (6), ce qui n'est pas sans lui causer beaucoup de soucis, tant à cause de sa faible culture intellectuelle que du peu de secours qu'il peut attendre de Bohaldie, son unique compagnon d'exil.

(1) Arch. dép. du Pas-de-Calais, Mémoriaux du Conseil d'Artois, série B, 43, fos 168-169 (juillet 1744).

(2) Arch. dép. du Pas-de-Calais, Mémoriaux du Conseil d'Artois, série B, 43, f° 215 (10 mars 1746). Arrivée à Arras de M. le Maréchal, comte de Saxe :

« La Compagnie ne va pas le saluer, le comte étant trés fatigué. » Visite des deux présidents Palisot d'Incourt et Bultel.

(3) Cf. THE HISTORY OF THE REBELLION IN THE YEAR 1745, by John Home, esq. London, 1802, pp. 31 et 33, British 194.

(4) PRINCE CHARLES EDWARD STUART, by Andrew Lang ; Longmans et Ce, London 1903, p. 83, British 2404, b. 4.

(5) Le duc de Fitz James fut, pour le prétendant, un ami dévoué et sür dont il n'écouta pas toujours les conseils. Charles Edouard fut arrété, le 10 décembre 1748; le 12, au matin, M. de Maurepas recut du duc la lettre suivante : « Vous connaissez, Monsieur, mon attachement, mon devoir et mon respect pour le prince, qui a été conduit hier à Vincennes. Je vous prie de me mander si nous pourrons, ma mère et moi,:et toute la famille, y aller rendre à ce: prince les respects auxquels ce méme devoir nous engage. »

C'est lui qui avait été pris en 1745 par une frégate anglaise, quand il allait rejoindre son régiment en Ecosse. Il regretta toute sa vie de ne pas avoir pu ‘faire la campagne.

HISTOIRE DE CHARLES Eno ARD, par Amédée Pichot, Paris, Ch. Gosselin, 1835, 2 vol., p. 365.

(6) Cf. « The Young Pretender »; by Ewald, London 1904 ; British 2204, a. 9. Les informations, remarque l’auteur dans la préface, commencent et finissent avec la rébellion de 1745 ; on ne connaît pas la jeunesse de Charles Edouard par le détail ; ceci explique les difficultés que nous eûmes pour nous renseigner sur son séjour en Artois.

PAGE 54 : « J'ai, chaque jour, des paquets à répondre avec personne pour m'aider, excepté Bohaldie. Hier j'en ai eu un qui m'a demandé 7 heures 1/2 ». « Ceci, continue l'auteur, n'était pas un petit effort pour un homme qui haissait

cordialement la correspondance, car elle était pour lui une difficulté physique et intellectuelle. »

Charles-Edouard STUART Age ow il aurait constitué le Souv.’.

(Bristish Museum de Londres, n° 2036)

le prétendant à I’ Chap.'. d'Arras

Si, à Gravelines, sa réclusion est presque celle d’un ermite (1), il n'en est pas de méme à Paris, où 1l vit au milieu des dissipations frivoles et demande à l'ivresse l'oubli de ses rêves déçus. Des sommes qu'il réunit pour sa descente en Angleterre, une large part est consacrée aux expéditions nocturnes et spécialement à l’agrément des plus aimables marchandes de plaisirs et des danseuses de l'Opéra (2). Aussi quand le prétendant écrira a d'Argenson, le 17 décembre 1744, « le triste état dans lequel je languis, depuis si longtemps, m’oblige à recourir à la générosité du Roi très chrétien pour m'en tirer » (3), le ministre lui offrira-t-il, comme retraite, une villa de l’évêque de Soissons..., ce que Charles-Edouard n'eüt garde d'accepter.

L'expédition devait, après la prise de Perth et d'E-dimbourg, après la victoire de Preston, conduire la petite armée aux portes de Londres. Mais, Charles-Edouard, qui passait des revues et acceptait que l'on donnát des fétes en son honneur, permit aux troupes auxiliaires d'arriver de Hollande et de secourir le duc de Cumberland. Il fut défait à Culloden, le 17 janvier 1746.

Au cours de cette malheureuse campagne, un chapitre général se réunit, le 24 septembre 1745, au chateau d'Holyrcod, à Edimbourg (4); ii décerna au prétendant, le titre de Grand Maitre de la Franc-Magonnerie écossaise.

Depuis plusieurs années, en effet, il s'était fait initier aux mystéres de l'Art Royal : il avait appris de Ramsay tout le parti qu'il pouvait tirer de cette institution. | : En souvenir des bonnes relations qu'il aurait eues avec les francsmaçons d'Arras, on lui attribue la création d'un chapitre de Rose-Croix, que gouvernerent sept chevaliers et qui délivra les hauts grades (5).

(1) Il écrit à son père, le 3 janvier 1745 : « Ceci, je ne le regrette pas le moins du monde, tant que je pense que c'est pour le service de notre cause ; je me mettrais dans un tonneau comme Diogene ». Cf. « Mémoirs of Prétenders », p. 109, et également Cf. « Merkwürdige an Ruhrende Scenem aus der Geschichte Karl Edwards », des letzten englishen Kronprátenden in den Iahren 1745 an 1746, p. 8 et suiv. Hannover 1799 ; British Museum, 1309.

(2) AN AUTHENTIC ACCOUNT, OF THE CONDUCT OF THE YOUNG CHEVALIER, London M.D.CCXLIX. British 10, 806, b. 13.

Nous lisons, p. 21 : « Il loua un trés joli hôtel, au quai des Théatins, (sur le bord de la Seine, apposé au Louvre, la partie la plus agréable de la ville), pour lui-méme et pour le chef de sa maison, afin, disait-il, d'étre prés de l'Opéra, de la Comédie et des autres distractions de Paris, qu'il ne manqua jamais de suivre... »

Enfin, dans A LETTER FROM H... G... esq. (London, 1750, British 10. 806. b. 20), un gentleman de Ja « Bed Chamber » écrit au jeune chevalier pour lui raconter, entre autres choses, ses aventures galantes et ses rencontres avec des dames qui lui font passer des nuits agréables (p. 25).

(3) THE LIFE AND ADVENTURES OF PRINCE CHARLES EDWARD STUART, by W. Drummond Norie, London. The Canton Publishing, C., vol. I, pp. 69, 106, 107, British M. 108.05. f. 22.

(4) Le Palais d'Holyrood se trouve báti sur les rochers élevés, qui dominent la ville d'Edimbourg (A. Winter, WITH ROBERT BURNS, p. 54).

(5) M. J. A. Paris écrit à tort « Chapitre PRIMORDIAL » ; C'est PRIMATIAL qu'il faut lire (JEUNESSE DE ROBESPIERRE, p. 10).

Voici le texte de la bulle d’institution (1): O | | O

Nous, Charles-Edouart Stuwart, Prétendant Roi d'Angleterre, de France, d'Ecosse et d'Irlande, En cette qualité L- G^ M- du chap. d'hérédon (2), Connu sous le Titre de Chevalier de l'aigle du Pélican, Et depuis nos Malheurs et nos Infortunes sous Celui de R-- C-. t.

Voulant témoigner aux Maçons Artésiens, Combien nous Sommes reconnaissant envers eux des preuves de Bienfaisance qu'ils nous ont Prodiguées Avec les Officiers de la Garnison de la Ville d'Arras, et de leur attachement à notre Personne pendant le séjour de six mois que

(1) Le texte que nous publions est celui de la copie sur parchemin et avec sceaux, qui fut établie en 1804 ou 1805 par les dignitaires de la Loge LA CONS- TANCE ; cette copie fut retrouvée, en 1840, dans un magasin d'antiquités, par Iréné, évéque de Gap, qui l'envoya, à titre de curiosité, au préfet du Pas-de- Calais ; celui-ci la fit déposer, en 1852, aux Archives départementales, où elle existe encore (Série E, Corporations). L'écriture de cette piéce semble étre du XVIIIe siècle ; seules les signatures sont postérieures et datent de 1804 ou 1805. Nous pouvons fixer cette date, car, d'apres les renseignements fournis, en 1853, par Pottier, vénérable de LA CONSTANCE, Six des frères signataires de la « copie conforme » de la Charte furent affiliés au Souverain Chapitre en 1804; ce Sont : Peugnet, Hébert, Triboulet, Poitard; Plé et Libersalle ; seul, Leclercq fut recu en 1805. La date d'admission de Lefran et de Beaukamp est inconnue.

La remise de ce document aux archives départementales du P.-de-C. et sa publication ultérieure soulevérent d'ardentes polémiques. La franc-maçonnerie artésienne accueillit avec joie l'exhumation, par un prétre, de la pseudoconsécration d'une origine quasi-royale. « La lettre de M. l'Evéque de Gap, écrivait Pottier, vénérable de LA CONSTANCE, me prouve au moins, par l'envoi qu’il a fait à M. le Préfet de la charte en question, que ce digne prélat sait qu'un macon, surtout quand il fait partie d'un Chapitre Ecossais et Jacobite, n'en est pas moins chrétien et catholique. » i

La presse locale et régionale publia de véhéments articles qui ne sont malheureusement que le reflet partial d'intérêts politiques-et de passions personnelles. Ils ne peuvent donc rien ajouter à la vérité historique.

— Cf. ARCH. DÉPART. DU P.-DE-C. ; ‘SERIE M : ASSOCIATIONS MAÇONNIQUES. — COLLECT. DES JOURNAUX : L'UNION, L'INDÉPENDANT, LA GAZETTE DE FLANDRE ET D'ARTOIS, LE COURRIER DU PAS-DE-CALAIS ; ANNEE 1853.

Une expédition authentique fut conservée par LA CONSTANCE, une autre copie fut adressée au Chap. Métrop. de Paris et vendue aux enchères, le 27 mars 1863, par le libraire Tross ; suivant M. G. Bord, les parties reproduites dans le catalogue sont conformes au texte de Daruty. (LA FRANC-MACONNERIE~ EN FRANCE, p. 133, note). i

Ce texte a été reproduit, avec quelques variantes, dans les « ANNALES ORI- GINIS MAGNI GALLIARUM ORIENTIS » (Paris 1812), dans «.L'HISTOIRE DE LA FONDATION DU GRAND-ORIENT », p. 184, dans « LA CHRONOLOGIE DE L'HISTOIRE DE LA FRANC- MACONNERIE », tome I, p. 61; par J. A. Paris, « LA JEUNESSE DE ROBESPIERRE », p. 11; par Daruty, « RECHERCHES SUR LE RITE ECOSSAIS », p. 172; par Gustave Bord, « LA FRANC-MAÇONNERIE EN FRANCE », pp. 132, 133 ; par Thory, « ACTA LATO- MORUM » p. 61; cet auteur, après avoir admis la date de 1747, revient sur son erreur et admet celle de 1745 (« HISTOIRE DE LA FONDATION DU GRAND-ORIENT DE FRANCE », p. 121) ; par H. Fleichsmann, dans les « ANNALES RÉVOLUTIONNAIRES », 1911 pp. 119 a eton:

(2) Quelques auteurs écrivent Hérédom, Héroden, Hérodem, Hérodon, Hair don, Harodim, Hiérodum, ou, par abréviation, Her., H.r.d.m., H.R.M. ou H.D.M. On n'est pas plus d'accord sur l'étymologie que sur l'orthographe de ce nom, qui servirait à désigner une montagne du N.-O. de l'Ecosse, sur laquelle se seraient réunis les fondateurs de l'Ordre.

Pour Anderson, Hérodim signifierait, en hébreu, prince ou chef; pour

hous avons fait en cette Ville, nous avons en leur faveut Créeé et érigé, Créons et Erigeons par la présente Bulle en laditte Ville d'Arras, Un souverain Chapitre Primatial et Métropolitam de R~. C~- +,

Sous le Titre distinctif de l'Ecosse Jacobite, Qui sera régi et Gouverné par les Chevaliers Lagneau, Derobespierre, tous deux Avocats; Hazard et ses deux fils, tous trois médecins, — /.-Bze Lucct, notre Tapissier, et Jérôme C ellier, notre horloger (1), auxquels nous permettons et donnons pouvoir de faire tant par eux que par leurs Successeurs non seulement des Chevaliers R-. C~. t. mais méme de créer un Chapitre dans toutes les Villes où ils Croiront Pouvoir le Faire, lors qu'ils en seront requis, Sans Cependant par Eux ny par leurs successeurs, pouvoir Créer deux Chapitres dans une même Ville, Quelque peuplée quelle puisse être, et pour que foi soit ajoutée à notre présente Bulle, nous l'Avons signée de notre Main et à icelle fait apposer le Sceau Secret de nos Commandemens, et fait Contresigner par le Secrétaire de notre Cabinet le Jeudi 15°. Jour du 2°. Mois de l'an de l'Incarnation 5745--

Etait signé /./ Charles-Edouart Stuwart et Plus bas

De Far Le Roy, signé : Lord Deberkley | S*-../. (2) Pour Copie Conforme :

Lefran B/ Triboulet Boe n rpu5 505955 9. v^ See Se pe RE GC ES.

Iced Hébert qos 5 SP Ez OSeEWS: D. Peugne fx. Libersalle Ges um Ie SIR E PO: KD S. Plé Poitard Bons DR Sen SOCp R + KC aK, > S. CR It See Leclercq i See a Ta C Ake Sy

Ragon, ce mot aurait été inventé, vers 1740, pour servir de voile aux conciliabules secrets de Charles Edouard, au chateau de Saint-Germain (L’ORTHODOXIE MAÇONNIQUE, p. 91) ; cette explication repose sur une confusion entre Jacques II et Charles Edouard, son petit-fils, qui, à cette époque, habitait Rome et ne vint "en France qu'en 1744 ; enfin, pour Makensie (THE ROYAL MASONIC CYCLOPŒDIA, p. 308) et Findel (HISTOIRE DE LA FRANC-MACONNERIE, p. 21), Hérédom dériverait ‘de Hieros domos, temple sacré, et pour Daruty (RECHERCHES SUR LE RITE ÉCOS- SAIS, p. 10), de Hérodote le Grand, dernier constructeur du temple de Salomon.

(1) Daruty écrit : Jérôme Tellier.

(2) LORD DEBERKLEY. Nous avons recherché qui pouvait être ce lord Deberkley, seerétaire de Charles Edouard. La famille Berkeley est l'une des plus anciennes d'Angleterre. Elle avait ses terres dans le Glowcester et les tenait depuis 1086. Le signataire de la fameuse bulle était-il ce Georges Berkeley, homme politique, qui décéda en 1746 ? Augustus Berkeley, amiral, qui combattit les rebelles en 1745, ne saurait être en cause ; d'apres les dates, ce pouvait étre également George Berkeley (1685-1753), évéque de Cloyne, dont les doctrines philosophiques eurent un grand retentissement et qui fut comme le trait d'union entre Locke et Hume ; il fut, à la suite d'un sermon, suspecté de jacobinisme, mais injustement, ajoutent Leslie Stephen et Sidney Lee, dans leur DICTIONNARY OF NATIONAL BIOGRAPHY (London, 1908, British 2092. C. p. 349): Ce ne devait pas étre davantage le baron John Berkeley of Stratton (1697-1773). Nous pensous que Deberkley est la déformation de Berkley, nom de l'un des

L'authenticité de cette bulle est contestée, méme dans les miheux maçonniques.

Voici les principales critiques formulées contre elle : on ne connaît que des copies de la bulle ; M. J. A. Paris avance, contre toute vraisemblance, que l'original est aux Archives du G-: O~- (1). Cet auteur ne parle pas en connaissance de cause, car aucune trace de ce document n’est relevée, ni dans les inventaires, ni dans les correspondances de l’époque. De plus, les ff Delecourt et Thory, auteurs présumés de la piéce suspectée, ne jouissent, dans les milieux compétents, d’aucune considération : on voit en eux des fabricants de grades maconniques. | :

Le premier des deux est surtout visé : ancien notaire, il était au courant de la terminologie en usage dans les chancelleries ; en 1804, il redoutait pour la Constance, aux destinées de laquelle il présidait, la concurrence de l'Azzzzzé qui allait, à son tour, sortir de sommeil ; il rédigea donc, vers cette époque, une piéce, dans le but essentiel de servir les intéréts de sa loge et sa pensée se trahit lorsqu'il fait défense, au nom de Charles Edouard, de créer deux chapitres dans une méme ville.

Ajouterons-nous à ces'judicieuses observations que nous nous étonnons de voir cette bulle écrite en frangais et non en anglais, et d'y rencontrer, en 1745, des abréviations triponctuées ; de plus, si nous avons retrouvé, à Londres, de nombreuses lettres de Charles Edouard, datées de Gravelines, aucune ne l'était d'Arras, ce qui confirme singulièrement l'opinion, d’après laquelle il n'aurait pas séjourné six mois dans cette ville. La bulle de Charles Edouard nous parait donc apocryphe.

Plusieurs auteurs qui croient, avec M. Gustave Bord (2), à son authenticité, commettent, selon nous, une seconde erreur en la datant de 1747. Sice document n'était pas un faux, c'est en 1745 qu'il aurait pu étre rédigé.

compagnons de Charles Edouard ; ce personnage figure dans une note manuscrite du comte de Radclyffe Derwenwater qui le cite parmi ses parents. « THE COMPLETE PEERAGE OF ENGLAND, SCOTLAND, IRELAND », London, 1912, by Gec. (Record Office, 16. 5. B.) ; G. Bord, LA FRANC-MACONNERIE, p. 148.

(1) J. A. Paris, LA JEUNESSE DE ROBESPIERRE, p. 11, en note.

(2) M. G. Bord s'exprime ainsi à ce sujet (Là FRANC-MACONNERIE, tome I, p. 133) : « L'authenticité de ce document a été mise en doute parce que, sur la pièce originale, Charles Edouard se serait qualifié roi ; après vérification, le mot employé étant prétendant-roi, l'objection tombe.

Daruty croit qu'il faut dater la patente de 1745, parce qu'elle est datée du jeudi 15e jour du ?e mois 5747, soit du 15 avril 1747, et il fait remarquer, avec raison, qu'en 1747 le 15 avril était un samedi et non un jeudi. Il conclut de là que le 15 avril étant un jeudi en 1745, c'est à cette derniére année qu'il faut faire remonter le document, et il le date, dans sa transcription, de 1745.

« Or, Daruty se trompe, car il est vraisemblable que Charles Edouard suivait, comme ses compatriotes, le vieux style, alors en retard de 12 jours sur le nouveau style adopté en France, et, en ce cas, lẹ 15 avril V. S. correspondait au 27 avril N. S., qui était bien un jeudi.

« Dans ces conditions, on peut admettre, mais sous réserves, l'authenticité du document, que les faits matériels ne peuvent contredire, puisque Charles Edouard était f^. m.., ainsi que nous l'avons dit plus haut. »

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Le texte que nous avons publié d’aprés la copie délivrée, en 1804, par les frères de la Constance, doit être conforme à l'expédition. qui était conservée aux archives de cette loge et qui porte la date du 15 avril 1745.

Au contraire, le prétendu original du titre, dont Thory, Paris et G. Bord, entre autres, donnent une version, mentionne celle du 15 avril 1747.

Selon nous, la premiére de ces dates est seule vraisemblable ; le 15 avril est un jeudi, tandis que le 15 avril 1747 est un samedi ; or, Charles-E.douard date sa bulle du jeudi 15° jour du 2° mois de l'an de l'Incarnation 5745 ; on tente d'expliquer l'erreur en supposant que les Anglais suivaient l'ancien style, en retard de 12 jours sur le nou-veau : ainsi, le 15 avril 1747 correspondrait au 27 de ce mois qui était un jeudi. Cette explication ne nous satisfait pas. C'est, en effet, lors d'un séjour en France, avant Culloden, que Charles Edouard aurait délivré cette bulle ; or, les Anglais, hôtes de ce pays, quand ils correspondaient entre eux ou, a fortiori, Jorsqu'ils s'adressaient à des Français, employaient la notation en usage dans le royaume ; tous les francs-maçons, à quelque rite qu'ils appartinssent, n'agissaient pas autrement.

De plus, nous savons que Charles Edouard fut créé Chevalier Templier (Knight Templar), le 24 septembre 1745, au Palais de Holyrood, à Edimbourg, et que, le méme jour, il fut élu Grand Maitre de la franc-maçonnerie et installé dans sa nouvelle dignité ; si la charte avait été réellement délivrée deux ans plus tard, est-il admissible que le prétendant n'y ait pas fait mention de ce titre et qu'il n'ait pas signalé que c'est en vertu des pouvoirs à lui conférés, qu'il instituait le souverain chapitre d'Arras ?

Telle fut, du reste, l'opinion des maçons artésiens, assez bien placés pour connaitre une date essentielle de leur histoire : « Le chap... primat-. et métrop-. Jacobite des chevaliers R-- C^ d'Arras, chef d'ordre. », écrit, en 1806, le f^. Delecourt (1), « fut créé et érigé par le prince Charles Edouard Stuart, se prétendant roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, souv-- Grand Maitre d'Hérédon, en vertu de la Bulle délivrée audit souv-- chap- prim-: et métrop-. d'Arras, le 15 avril 1745 » ; or, le signataire de ces lignes est Très Sage, G-. M: suprême inamovible, Commandeur ad vitam et Souv-. G- Inspecteur dudit chapitre. Ceux qui ne voient pas en lui un vulgaire faussaire devraient lui concéder une certaine autorité dans la matière.

Pour les raisons que nous venons de déduire, cette démonstration ne nous párait pas plus convaincante, en ce qui a trait à la date du document qu'en ce qui concerne son authenticité

(1) « O.. de la Grande Vallée d'Arras, le 20° jour du 4° mois mac. de l'an de la Grande L.. 5806 du mois Tebeth, le premier jour du mois Messidor dit primidi du stil profanne de la République Francaise, ou 14 du mois Thammus, selon les Grecs. En tête de cette planche à tracer, cette devise : GLORIA NASCI- TUR A VIRTUTE. » (Cette piece fait partie des Archives de la L.. de LA CONCORDE,

à l'O. de Mons).

Ajouterons-nous que, le 28 mai 1845, le chapitre d'Arras, de la Vallée de Paris, célébra le centième anniversaire de sa fondation ? (1)

Enfin, cette charte ayant été publiée dans le Courrzer du Pas-de- Calais du 19 mars 1853, un journal de Douai, |’ /udépendant, émit des doutes sur son authenticité ; un historien local, M. d’Héricourt, pour qui la question n’était pas nouvelle, répondit dans une lettre à l'Azhenau» (2) et voulut réfuter les objections soulevées : « Des personnes honorables de la ville d'Arras, écrit-il, ont reconnu la signature de leurs pères, placée au bas de la pièce et ces signatures sont identiques a celles qui se trouvent aux papiers de famille conservés aux Archives départementales... La copie présente tous les caractères d’authenticité que le paléographe le plus difficile voudrait ren- CONCH... Bs

Nous partageons, sur ce point, l'avis de M. d'Héricourt : les signatures ne sont pas imitées ; ce qui est apocryphe, c'est le corps méme du texte.

Nous admettons méme que les prétendus destinataires de la bulle étaient francs-magons, que Robespierre et Lagneau, Hazard et ses fils pratiquaient l'Art Royal, à la loge de la Constance, et par conséquent que cette derniére pouvait exister vers 1745, bien que des documents authentiques nous fassent défaut.

Les rédacteurs de la bulle avaient, en effet, un intérét direct à ce que nul ne contestát son authenticité et, en fait, aucun contemporain n’a protesté, à notre connaissance, contre leurs agissements ; dans les querelles si vives d'atelier à atelier, aucune voix ne s'est élevée pour dévoiler leur supercherie et cependant nous verrons que les frères de l’Aszfié d’Arras ne nourrissaient. pas, pour leurs collègues, de bien grandes sympathies ; ceux-ci n'eurent pas la naiveté d'attribuer à des profanes les prétendues faveurs de Charles Edouard; ils surent choisir leurs ancétres.

Pour l'un d'eux, au moins, le f-- Lucet, le doute n'est pas permis; lorsque, trente ans plus tard, le chapitre de l'Ecosse Jacobite fusionne avec le Souv-. Chap-. d'Arras à la Vallée de Paris, il le compte parmi ses officiers en exercice ; le frére que Charles Edouard aurait complaisamment appelé « notre tapissier » parvint à un áge avancé et tint Jusqu'à sa mort, et malgré ses infirmités, le maillet de vénérable, à la loge de la Constance.

Tout nous porte à croire que les autres personnages, à qui la prétendue bulle était adressée, appartenaient, eux aussi, à la francmaconnerie.

Quels étaient donc ces premiers adeptes, dont la tradition nous a gardé les noms ?

M* Maximilien de Robespierre était l'un des quatorze enfants

(1) Rebold, HISTOIRE DES TROIS GRANDES LOGES DE F.. M.. EN FRANCE, Paris 1864255193597.

(2) ATHENŒUM, 9 avril 1853, N° 15, pp. 351, 352.

d’un notaire royal de Carvin (1). Son frère ainé ayant repris la charge paternelle, il vint s’installer à Arras, vers 1722, et s’inscrivit au barreau. Si nous ne relevons pas.fréquemment son nom sur les registres d'audiences de ce tribunal, c'est qu'avocat-consultant, il ne plaidait que trés rarement.

Il ne laisse pas moins de huit enfants ; l'un d'eux, prénommé comme lui, exerce la méme profession et aura pour fils le célèbre conventionnel.

Les Lagneau paraissent apparentés aux de Robespierre (2). Comme aux liens du sang s'est ajoutée la confraternité du barreau, nous ne nous étonnons pas de voir les deux avocats pratiquer, de concert, les mystéres de l'Art Royal. :

Lagneau est, en 1738, échevin de la ville d'Arras ; dans l'exercice de ses fonctions, il se trouve mélé au différend survenu entre le magistrat et le gouverneur prince d'Isenghien, qui se plaint de n'étre pas logé « avec décence ». Devant l'opposition de ses adversaires à l'acquisition de l'hótel de Gommecourt, le gouverneur a fait arréter et incarcérer, sans autre forme de procés, trois échevins et le conseiller pensionnaire. Lagneau vient protester auprés du roi, contre la violence faite à ses collégues et il obtient leur mise en liberté immédiate.

Les Hazard appartiennent à une famille de médecins ; ils sont représentés à la loge par trois praticiens qu'il nous a été possible d'identifier ; leur pére est Jean Hazard, chirurgien a Arras depuis 1676; il a pour fils Charles-Marie et Jacques-Hector-Guislain Hazard, tous deux licenciés en médecine, exerçant également dans cette ville. Le fils de ce dernier, Jérôme J. Hazard, né en 1750, deviendra oculiste, chirurgien pensionné pour les pauvres, et juré royal du collège de chirurgie d'Arras (3).

Les fréres Hazard sont des médecins réputés ; en mars 1778, l'un d'eux est envoyé, par les Etats d'Artois, dans le village de Fosseux oü sévit la « fiévre pourprée ». Cette épidémie y cause de sérieux ravages : plus de cent habitants — le tiers de la population — sont atteints du mal ; beaucoup succombent.

Hazard remarque, à sa premiére visite, que l'un des « chirurgiens du canton, peu instruit, et cependant le plus employé », méconnait les principes d'Hippocrate et qu'il méne de vie à trépas la plupart de ses clients : « Il saignait dans tous les temps, écrit-il dans son

(1) Consulter sur ce point : Émile Lesueur, CEUVRES COMPLETES DE MAXIMI- LIEN ROBESPIERRE, tome I, p. 201 ; NOTES GÉNÉALOGIQUES SUR LA FAMILLE DE ROBES- PIERRE, 1 plaq. in-8°, Paris, Leroux, éd. 1912.

(2) M. Bord, dans son ouvrage sur LA FRANC-MACONNERIE EN FRANCE, écrit, p. 132, que le père de Robespierre faisait partie de la L.. de LA CONSTANCE ; cette erreur est courante : c'est à son grand’pére et non à son père que fut prétendüment adressée la bulle de Charles Edouard.

(3) Arch. dép. du P-de-C., série C. 770. Extrait des registres aux baptémes de l'église Saint-Géry, à Arras, 17 mars 1750 ; ibid., supplique de Joseph-Jéróme Hazard, premier garcon chirurgien du sieur Précourt (1770).

rapport, soit au pied, soit au bras, au gré des assistans, et purgeait avec des drastiques les plus violens, tels que la gomme gutte et autres. Il n’est pas douteux que cette pratique inusitée n’ait emporté le plus grand nombre de ceux qui sont morts... » (1).

Plus heureux, le f-- Hazard emploie un traitement approprié ; bientót l'épidémie décroit, puis disparait.

C'est donc grace à cette bulle, apocryphe selon nous, que nous connaissons les noms des premiers francs-maçons artésiens, gens parfaitement honorables et de bonne naissance.

Si l'absence compléte de documents authentiques nous empéche de préciser, comme nous le voudrions, les habitudes, les pratiques, l'esprit de ces loges hypothétiques, di moins apercevons-nous, d'une facon assez confuse encore, une sorte d'engouement pour les mystères maçonniques, se développant dans certains centres et au sein des familles bourgeoises (2).

De ce document, il serait également permis de déduire l'existence d'une tradition Jacobite, d'aprés laquelle les partisans des Stuarts auraient exercé une indéniable influence sur les destinées de

nos premiers ateliers artésiens.

(1) Arch. dép. du P.-de-C., série C., 436, Intendance. Observation sur la maladie épidémique non contagieuse, qui a régné au village de Fosseux, faite et rédigée par Messieurs de Larsé et Hazard, médecins désignés pour les maladies épidémiiques, de la part de Messieurs les Députés généraux et ordinaires des Etats d'Artois, 11 mars 1778. Ibid., Lettre de de Canchy, 13 mars 1778.

(2) Nous n'avons pas rencontré le nom de M* Maximilien de Robespierre sur les listes des bourgeois d'Arras ; sans doute n'avaitil point payé les droits requis pour y figurer.

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