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Ce sont les frères qui s'amusent au dépens du postulant, et cherchent à l’effrayer de leur mieux.
Ainsi se termine le premier voyage.
Le Vénérable dit alors au postulant d’un ton grave : “ Monsieur, ce voyage est une image de la vie, Soyez courageux dans les épreuves! Partez, maintenant, pour votre second voyage en loge.”
Second voyage maçonnique.
Un passé maître vient au -devant du postulant, avec une épée dont la pointe est garnie d’une composition chimique qu’on enflamme. Il l’agite devant le voyageur, les étincelles volent de toutes parts. Le postulant en reçoit plusieurs sur les mains, le visage et la poitrine; ça brûle, mais il faut tenir bon. Le Vénérable n’a-t-il pas recommandé la constance ? D'ailleurs le serment maçonnique l’exige.
L'on conduit ainsi notre homme jusqu’au trône du Vénérable, et le passé maître à l’épée flambloyante se retire.
Un autre passé maître vient alors, avec une chandelle, éclairer les pas du voyageur. Cette chandelle sent mauvais et on l'approche bien près du nez de la victime. |
Tout à coup, la flamme touche à du soufre habilement introduit dans la chandelle. Le candidat l’aspire par le nez et par la bouche. Il en a plein le corps. Il tousse, il éternue, il suffoque, il prend des poses très peu esthétiques, et les frères de rire aux
éclats ! Le tour est si spirituel, si délicai, si propre à préparer l'esprit du profane aux lumières maçonniques !
Le second voyage est terminé.
Le troisième s’accomplit à peu près avec les mêmes péripéties et les mêmes épreuves.
“ Monsieur, dit le Vénérable au postulant, nous connaissons maintenant votre constance dans les épreuves : je ne saurais trop louer votre courage. Qu'il ne vous abandonne pas cependant, car il vous reste encore d’autres épreuves à subir. La société dans laquelle vous désirez d’être admis, exigera peutêtre que vous versiez pour elle jusqu'à la dernière goutte de votre sang. Etes-vous prêt ? ”
Le postulant.—" Je le suis.”
Le Vénérable.—* Nous avons besoin de nous conraincre que ce n’est pas là une vaine assurance. Voulez-vous qu'on vous ouvre la veine à l'instant ? ”
“ Le postulant ayant consenti, on lui pratique très légèrement la saignée, mais par un artifice qu’il est inutile d'expliquer ici, on lui fait croire que le sang s'échappe en abondance, et quand lopération est censée avoir suivi son cours, on lui fait tenir son bras en écharpe.” (Gautrelet, p. 207.)
Le sceau maçonniqne.
Le Vénérable lui dit alors ces graves paroles : “ Monsieur, tout profane qui se fait recevoir maçon cesse de s’appartenir ; il n’est plus à lui, mais il appartient à
un ordre qui est répandu sur toute la surface du globe ; et pour que la différence des langues n'empêche pas un maçon d’être reconnu pour tel, il existe dans toutes les loges de l'univers, un sceau chargé de signes hiéroglyphiques connus des seuls vrais maçons. Ce sceau après avoir été rougi au feu étant appliqué sur le corps, y imprime une marque ineffaçable, Consentez vous, Monsieur, à recevoir sur la partie de votre corps que vous indiquerez, cette empreinte glorieuse, afin de pouvoir dire aux frères en la montrant: Et moi aussi, je suis maçon ? ”
Le Postulant répond: j'y consens.
Fr. Expert, dit le Vénérable, faites votre office.
On applique sur la partie du corps indiqué ou le coté brûlant d’une bougie qu’on vient d'étendre, ou un petit verre qu’on a légérement chauffé avec du papier enflammé, ou bien encore on frotte la peau avec un linge sec, puis on y pose très prestement un glaçon ou un corps froid, Le tour est joué. (Gautrelet: La franc-maçonnerie p. 210).
Les épreuves sont finies.
Quelle conclusion pouvons nous en tirer ? précisement celle que le Vénérable indique au candidat : “Monsieur tout profane qui se fait maçon cesse de s’appartenir. Ils appartient à un ordre répandu sur toute la surface du globe.”
Ce nest plus un homme, c’est un esclave. Il doit obéir.
Conçoit-on que des hommes sérieux, des avocats
des médecins, des jeunes gens fiers de leur honneur consentent à se laisser dégrader de la sorte ?
Il ignoraient sans doute la rigueur ds épreuves maçonniques, car on recommande sur ce point un silence absolue aux membres, Une fois entrés en loge, il a fallu aller jusqu’au bout. Le serment y obligeait.
Canadiens catholiques vous saurez du moins désormais ce qu’on vous propose, quand on veut vons faire devenir maçons,