‹ La franc-maçonnerie dans la province de Québec en 1883 [microforme]Chapitre 65 sur 85 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

MA MAGONNERIÉ EST HONNÊTE par ce que DES ROIS ET DES PRINCES EN FONT PARTIE,

Fidèle à ses allures hypocrites et trompeuses, la Maçonnerie cherche aujourd’hui comme jadis à abriter ses secrets sous des manteaux de princes, et à

justifier l'honnêteté de ses vues, en recevant dans ses

loges des Rois et des Empereurs. Elle se fait gloire de <es royales conquêtes : ‘des Monarques euxmêmes, dit le Vénérable à l’Apprenti, n’ont pas cru déroger à leur dignité, en échangeant le sceptre contre la truelle. Ils ont patronné nos mystères et sont wenus à nos assemblées maçonniques.” (a)

Que prouve l’affiliation de ces grands du monde ‘quand il est question de l’honnêteté des desseins de da Maçonnerie ?

Nous ne sommes plus, hélas, aux temps où la présence d’un prince ou d’ur Roi suffisait pour garantir la parfaite honorabilité des sociétés qu'ils fréquentaient. N’avons-nous pas vu des Rois se rendre à des Æonciliabules où le citoyen honnête ne pouvait aller sans trahir sa conscience, et fréquenter des sociétés où l’homme d'honneur était forcé de s'arrêter à la porte ? Louis Napoléon, Victor Emmanuel étaient francs-maçons, comme aussi Cavour, Garibaldi, et le

(a) Carlile, p. 16.

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