‹ La franc-maçonnerie en FranceChapitre 19 sur 277 · XXXV. — Il faut que le G.*. M.', avec ses confrères fasse · texte numérisé non relu

XXXV. — Il faut que le G.*. M.', avec ses confrères fasse

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pendant qu'il est en charge, au moins une fois, la visite de toutes les loges particulières qui sont de son ressort.

XXXVI. — Cet ancien et très louable usage rend un député indispensablement nécessaire au G.". M.*., qui peut de temps en temps lui céder sa place et lui confier son autorité lorsqu'on érige une nouvelle loge.

XXXVII. — Les frères de toutes les loges et tous les vrais maçons dispersés sont tenus de s'assembler chacun en son lieu pour la célébration générale d'un jour dont on a fait choix, qui est celui de la fête de St Jean-Baptiste.

XXXVIII. — Si des empêchements ne permettent pas de célébrer ce jour, il faudra pourtant s'assembler afin de procéder à la nomination du G.*. M.*, de la G. . L.\

XXXIX. — Chaque loge doit avoir son jour de fête particulière ; mais il ne faut pas prendre celui de la fête générale, auquel les frères de toutes les loges se rassemblent.

XL. — Lorsque le G.'. M.*, et la loge jugent à propos de célébrer la grande fête selon l'ancien usage maçonnique, les grands surveillants font distribuer des billets d'invitation avec le sceau du G.*. M.*, et ont soin, conjointement avec ceux que les loges ont nommés pour cet effet, de faire acheter et préparer tout ce qui est nécessaire pour la célébration de ce jour.

XLI. — On ne doit point tirer de vin ce jour-là avant que le repas ne soit prêt ; après 8 heures du soir on ne donne plus de vin ni aucune liqueur forte.

XLII. — Les entrées des appartements destinés au travail sont couverts et gardés par des bons frères tuileurs et servants dont on a éprouvé la fidélité, ils ont l'œil à tout afin de prévenir le désordre.

XLIII. — On doit prendre de bons frères pour le service parce qu'il n'est pas permis de se servir ce jour de personne qui ne soit vrai maçon, afin de jouir de toute la liberté possible.

XLIV. — On nomme des frères de toutes les loges pour recevoir ceux qui arrivent, prendre les billets, faire les

honneurs, introduire, ou refuser l'entrée, selon que les circonstances l'exigent ; il ne leur est cependant point permis de renvoyer quelqu'un sans en exposer les motifs à tous les frères de la loge, afin de prévenir tout mécontentement et qu'un vrai frère ne soit exclu et qu'un faux frère ou un trompeur ne soit admis. Ceux qui sont chargés de ce soin se rendent de bonne heure à l'endroit de l'assignation avant ceux qui ont des billets et avant les visiteurs.

XLV. — Les membres de la G. • . L. * . se rendent avant le repas, de bonne heure, à la place assignée et se séparent avec le G.". M.*, des autres frères pour délibérer pendant quelque temps sur les points suivants :

1° Pour recevoir les appels, et après avoir pesé les raisons alléguées de part et d'autre, de chercher s'il est possible de réconcilier encore avant le repas les frères qui sont en différend, ou de renvoyer l'affaire à un temps plus convenable.

2° De prévenir les disputes et les désordres qui pourraient avoir lieu ce jour-là et de régler en général tout de façon que rien ne trouble l'union et le plaisir de la société.

3° De tenir conseil sur ce qui est relatif au décorum, afin que rien ne se passe dans une aussi nombreuse assemblée qui soit contre les mœurs et la bienséance.

XLVI. — Il n'y a pas fort longtemps, le 25 novembre 1723, qu'il fut décidé de ne point recevoir d'appel le jour de la grande fête. Anciennement les frères s'assemblaient le jour de la St-Jean, au lever du soleil, dans un couvent, ou sur une haute montagne dans le voisinage, et après y avoir élu les grands officiers, ils se rendaient au lieu de la fête qui était ordinairement aussi dans un couvent ou dans la maison d'un maçon distingué, ou bien dans une auberge spacieuse et bien construite. Quelquefois les maîtres des loges et les surveillants des loges particulières y attendaient à l'entrée le G.\ M.*, et sa suite, pour le recevoir, le complimenter et l'introduire dans la loge. Mais, souvent aussi, le G.'. M.', y précédait les frères et députait ses surveillants pour les inviter à entrer. On peut faire l'un et l'autre, il faut seulement que la loge soit en ordre avant le repas.

XLVII. — Quand ceci est fait, le G.*. M.'., les grands surveillants et grands officiers se retirent pour peu de temps et

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laissent les maîtres et les surveillants des loges particulières en liberté d'élire un nouveau G.*. M.*, ou de confirmer le précédent (s'entend, si l'élection n'est pas déjà faite). Si, par un consentement unanime, le précédent est confirmé, on l'invite de rentrer et on le prie, avec les témoignages de respect qui lui sont dus, de faire l'honneur à la société d'exercer encore, pendant un an, les fonctions de sa charge et, après le repas, on fait savoir qu'il a repris ou refusé le gouvernement, car ce n'est qu'alors qu'un des ci-devant G.'. M.\ le déclare à l'assemblée.

Il fut conclu en 1720, le 27 décembre, que l'on élirait à l'avenir le G.'. M.*, quelques jours avant la grande fête et que le nouveau G.*. M.*., ayant celui qui sort de charge à sa gauche, se rendrait à la fête, de façon que l'élection dont on vient de parler ne serait simplement qu'une nouvelle confirmation ou une simple cérémonie.

XLVIII. — On se met ensuite à table et, après s'être levé, on ouvre la G.'. L.\ en présence de tous les frères assemblés.

XLIX. — Quand le précédent G.*. M.*, a été requis avant le repas de rester en charge pour l'année suivante et qu'il a accepté, un frère nommé à cet effet expose à l'assemblée les avantages dont on a joui sous le gouvernement dudit G.'. M.*, et, en s'adressantà lui-même, il le prie, au nom de la G.'.L.'., de faire l'honneur aux frères d'être encore leur G.'. M.', pour l'année suivante, et, après qu'il a donné son consentement par le signe d'approbation, celui qui en a le droit, le déclare à haute voix G.'. M.\ ; tous les frères le saluent selon l'usage et vont à lui séparément lui témoigner leur joie ; après quoi chacun se rend à sa place.

L. — Mais, au cas que les maîtres des loges et les frèrôs surveillants n'eussentpas requis ce jour-là ou antérieurement le G*. M.', de garder sa place ou qu'il eût refusé de la garder, alors celui-ci déclare le frère qui lui succède par élection, et dès que la loge y a donné son consentement unanime, on procède de la même manière que l'on vient de dire dans l'article précédent.

LI. — Si l'élection d'un G.'. M.'.n'estpas unanimement approuvée, les maîtres des loges et les surveillants y pro-

cèdent une seconde fois, et si on rejette encore celle-ci, il faut prier instamment pour la troisième fois le G.'. M.', de l'année précédente de garder le marteau, ce qu'il ne saurait refuser alors.

LII. — La susdite élection se fait par le sort de la manière suivante : chaque maître déloge, député ou surveillant, écrit le nom de son candidat sur un papier et celui qui est le G.'. M.', pour Tannée suivante (sic).

LUI. — Dès que le G.*. M.*, a été confirmé ou que le nouveau a été installé et assis dans la chaise de Salomon, il nomme d'abord son député, qui est aussitôt proclamé, salué et installé par l'autre. Ensuite il nomme les frères grands surveillants qui doivent également être unanimement approuvés parla G.'.L.'.et installés par le sort, au cas que la susmentionnée élection n'ait pas été confirmée. Il nomme de plus ses autres officiers qui prennent leurs places. Pour conclusion, les maîtres de loges présentent leurs frères surveillants nommés dans leurs loges, ou élus par le sort, lesquels, en qualité de membres de la G.'. L.\, sont reçus et félicités de la façon ordinaire.

LIV. — Si le frère que le G.'. M.*, nomme son successeur ne peut être présent à l'assemblée, soit pour cause de maladie, ou par d'autres raisons, il ne saurait être proclamé G.*. M.*, à moins que l'ancien G.*. M.*, ou quelque autre maître de loge n'assure, sur sa parole de maçon, que le susdit, nommé ou élu, accepte la charge en question et, dans ce cas, le précédent G.'. M.*, nomme en qualité de plénipotentiaire, le député et les frères grands surveillants, ainsi que les autres grands officiers, car les places ne peuvent demeurer vacantes; il reçoit aussi, au nom du G.'. M.', en charge les hommages des frères de la façon usitée. Le précédent G.'. M.\ ou un des anciens G.'. M.', est plénipotentiaire du nouveau, jusqu'à ce que celui-ci ait occupé la chaise, car le député ou les grands surveillants ne sauraient occuper sa place, à moins que ce ne soit par son ordre exprès. Au reste, il remet en personne entre les mains du nouveau G.*. M.\ l'ornement et les outils.

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