‹ La franc-maçonnerie est-elle juive ou anglaise?Chapitre 13 sur 24 · PAR OUI A ÉTÉ PRÉPARÉE LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

PAR OUI A ÉTÉ PRÉPARÉE LA RÉVOLUTION

Nous savons aujourd'hui que c'est par la francmaçonnerie ^ Or, qui trouve-t-on dans les loges,

I. Le rôle de la franc-maçonnerie dans la Révolution a été nettement mis en lumière par différents témoignages que vient corroborer l'examen des faits ; ce sont notamment ceux du révolutionnaire L. Blanc et de l'abbé Barruel, de Bertrand de Molleville, ministre de Louis XVI, de Proyart, etc. La franc-maçonnerie, maîtresse de l'enseignement officiel, a toujours fait le silence sur ces témoignages, ou sest attachée à les infirmer d'avance en représentant leurs auteurs comme partiaux ou peu sérieux. Si, sans tenir compte de l'enseignement officiel et maçonnique, on se reporte à ces témoignages, il est impossible de ne pas se rendre à l'évidence. Louis Blanc et les orateurs des loges ont parlé d'après la tradition conservée dans les loges; Barruel, Bertrand de Molleville, Proyart, contemporains de la Révolution, ont raconté ce qu'ils ont vu : ils sont d'accord. D'autres écrits sont plus probants encore; ils ont annoncé à l'avance les événements de la Révolution, d'après des révélations maçonniques; ce sont, par exemple, la publication anonyme : les Masques arrachés de 1788, et le Voile levé pour les curieux, ou le secret des révolutions révélé à l'aide

pendant tout le xviii® siècle, où s'élaborent le mouvement de 89 et probablement aussi celui de 98 ? On y trouve d'abord toute la noblesse. Les grandsmaîtres, en France, par ordre chronologique, sont le duc d'Antin, le comte de Glermont et le duc de Chartres, le futur duc d'Orléans. Derrière eux il y a le duc de Biron, le comte de Praslin, le comte de Castellane, le prince de Broglie, le duc d'Aumont, le comte de Tessé, le marquis de Latour-Maubourg, le baron de Giliey, le comte de Grillon, le duc de La Rochefoucauld, le vicomte de Noailles, le duc de Liancourt, le comte de Montmorin, le comte de Ghoiseul, etc.

Tous ces grands seigneurs étaient-ils abusés, comme on nous Tassure, et conduits à leur insu par les arrière-loges vers un but qu'ils ignoraient? Pas autant qu'on veut bien Ife dire. Il paraît que l'un d'eux, le marquis de Virieu, s'est retiré de la franc-maçonnerie, à la veille de la Révolution, et

de la franc-mnronnerie publié par l'abbé Lefranc,qui devait être massacré à la prison des Carmes en septembre i7()2.(](;tte dernière publication n'était autre chose que l'ensemble des révélations apportées à l'abbé par un franc-maçon désabusé et repentant. Il faut encore siçnaler le curieux ouvrage de J. Robison, franc-maçon anglais, intitulé Preuves d'une conspiration contre les religions et les gouverneiiientsde l'fJurope{i']<)^i),oii l'auteur attribue à l'association à laquflle il appartenait le but de renverser les trônes et les autels, sauf toutefois en Angleterre,

a regretté ce qu'il avait fait : les autres n*ont eu de regrets que beaucoup plus tard, quand on leur a coupé la tête, ce qui n'était pas entré dans leur programme. Mais tous savaient parfaitement (pi'ils conspiraient, et c'était pour cela qu'ils se trouvaient dans les loges. Ils voulaient prendre leur revanche sur la royauté et la mettre en tutelle.

Dans ces loges figurent ensuite les membres du Parlement, Hérault, d^Espagnac, Duport, qui, au témoignage de Bertrand de Molleville, aurait tracé dans la loge des Amis réunis le programme de la Terreur. Il y a des prêtres, Sieyès, l'abbé Perroclu't, l'îibbé d'Es[)agnac, Talleyrand, l'abbé Grégoire, l'abbé de la Roche, [l'abbé de Saint-Nom, l'abbé Fauchet, l'abbé Noël, Fouché, nombre de run'-s de province, enfin des représentants de la haute bourgeoisie. Il y a, en somme, les grandsj>arents de tous ceux qui aujourd'hui clament contre la Révolution, contre la franc-maronnerie, vi en rejettent la responsabilité sur les Juifs; mais il ne s'y trouve pas de Juifs.

En revanche on y relève les noms de Boyle, de Williams Howard, du docteur Pricc, de lord Stanhope.

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