‹ La franc-maçonnerie et la question religieuseChapitre 15 sur 27 · Rôle hypocritement imposé. {Voir la note de la préface · texte numérisé non relu

Rôle hypocritement imposé. {Voir la note de la préface

.p. IX.)

FAIBLESSE INTELLECTUELLE 7i

d'autres intelligences qui, à tort ou à raison, ne trouvant pas plus d'obscurité ni d'illogisme dans ses dogmes que dans aucune des doctrines philosophiques, y compris le matérialisme, s'y sentent d'autre part plus encouragées à la vertu, plus consolées dans le malheur, plus secourues dans toutes les traverses de la vie.

Que la Religion soit un rêve, eh ! que devrait importer au véritable libre penseur? Là n'est pas la question au point de vue sociologique ; et c'est le seul auquel il doive se placer. La question, c'est de savoir si ceux qui vivent de ce rêve sont, je ne dirai pas meilleurs que tels ou tels autres, mais meilleurs qu'ils ne seraient s'ils ne l'avaient pas devant les yeux.

Je reconnais qu'il faut une grande indépendance d'esprit pour concevoir les problèmes religieux comme je viens de les exposer. Mais cette indépendance est avant tout nécessaire à quiconque prétend diriger, dans une époque comme la nôtre, la politique d'un grand pays.

La Franc-Maçonnerie n'en est pas là ; nous en avons maintenant la certitude. Elle s'inspire non de l'esprit de liberté, mais de l'esprit de haine. La question religieuse, considérée sous son aspect général, et la question catholique lui passent pardessus la tète. Elle n'y comprend rien. Elle les regarde, l'une et l'autre, à travers son ignorance et telle ne les voit que rapetissées, défigurées, comme on voit les objets dans la concavité de certains miroirs où les êtres les plus harmonieux prennent un aspect difforme.

Ce n'est pas une pareille infirmité d'intelligence qui peut valoir à la Franc-Maçonnerie les privilèges dont nous l'avons vue en possession. Il faut en chercher ailleurs la justification.

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