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CHAPITRE III

Les luttes de l'Eglise, là Maçonnerie et LE Judaïsme

Tout l'ordre des sociétés humaines repose sur une vérité fondamentale et un fait primordial.

La vérité fondamentale est que l'homme a été créé par Dieu, que sa fm dernière est Dieu, et que, par conséquent, toutes ses actions, toutes les manifestations de son activité doivent tendre, chacune dans son ordre, à cette fin.

La rehgion est le premier des moyens donnas à l'homme pour réaliser cette fin : elle le rattache à Dieu par la reconnaissance qu'il fait de sa subordination et par l'emploi des grâces spirituelles que la bonté du Créateur lui a préparées. La moralité des actions humaines a pour critérium essentiel la conformité à cette fin et à cet ordre. La société générale qui existe entre tous les hommes en vertu de leur origine et de leur fin commune et qui se traduit matériellement par l'échange des services économiques, la famille qui assure la conservation du genre humain, les différentes nationaUtés qui partagent le monde, l'autorité politique légitime qui maintient la paix dans l'intérieur de chaque nation, les libertés pubUques qui permettent à

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chaque homme de remplir ses devoirs envers Dieu, envers lui-même, envers sa famille, envers ses concitoyens, la propriété enfin qui est la condition de l'ordre économique naturel, et qui assure la perpétuité du travail d'où Thumanité attend sa subsistance; tous ces ordres de choses, dans lesquels l'homme se meut et agit, sont en réalité autant de moyens coordonnés par lesquels il doit tendre à sa fin dernière, et c'est dans cette coordination hiérarchique que tous les droits de famille, de citoyen, de propriétaire, toutes les libertés publiques, privées et économiques, trouvent leur raison d'être et leur garantie contre les abus de la force, qu'elle émane d'un despote, d'un homme supérieur par l'intelligence, ou d'une multitude ayant pour elle la puissance du nombre.

Cet ordre naturel des choses, qui est essentiellement conforme à la droite raison, au bon sens, est en eflet constamment menacé par les passions humaines, qui portent l'homme à s'insurger contre Dieu, à se prendre lui-même pour fin, et à opprimer ses semblables.

Ce désordre a pour cause le fait primordial de la chute originelle. L'homme est tenté à toute heure par un esprit mauvais qui hait Dieu et sa créature. Le tentateur rencontre une complicité secrète dans le cœur humain, malgré les protestations de la raison. Mais Dieu, dans son infinie miséricorde, a réparé cette chute par la merveille infinie de la rédemption due aux mérites surabondants de son Fils, le Verbe éternel incarné. Ces mérites sont appliqués à l'homme par le moyen d'une Église visible, essentiellement

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unique, et qui a pour organe une hiérarchie aboutissant au siège infaiUible et indestructible de Pierre.

Non-seulement l'ÉgUse a pour mission de guider les hommes dans les voies spirituelles, mais encore elle garde le dépôt des vérités de l'ordre naturel, que méconnaissent les passions. Elle est, à ce double titre, le ciment de la société et la conservatrice de Tordre

La Révolution consiste essentiellement dans la négation de cette coordination des choses, de cette subordination de toutes les actions humaines à leur fm dernière. Elle met les droits de l'homme à la place de la loi de Dieu et, par un renversement radical de l'ordre, pose l'homme comme sa fin à lui-même.

Un penseur profond, qui a étudié, lui aussi, à fond l'action et les doctrines de la Maçonnerie, le Père Pachtler, a condensé dans un seul mot l'idée fondamentale de la Franc-maçonnerie et de toutes les sociétés secrètes qui en dérivent : c'est la déification de l'humanité, ou l'homme mis à la place de Dieu.

Dans une lettre adressée à M. Claudio Jannet. Mgr Gay, l'éminent collaborateur du grand cardinal Pie, dont les catholiques honorent les vertus et la science, a résumé en ces termes la place qu'occupe la Franc-maçonnerie dans la série des hérésies :

« On ne peut lire votre exposé des doctrines, des desseins, de l'organisation, de l'histoire, de l'influence occulte ou publique de la Franc-maçonnerie, sans voir, et jusqu'à l'évidence, que sous ses noms divers, avec ses formes multiples et changeantes et malgré ses divisions et ses luttes intestines, cette exécrable et très criminelle société n'est que le corps

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constitué de ranlichristianisme et l'infernale contrefaçon de celte sainte Église catholique, dont Jésus-Christ est^ le chef invisible et le Pape le chef visible

« Il est donc tout à la fois formulé et institué, il est là vi vant, et opérant, avec des artifices surhumains, une actitivité formidable, hélas ! et un prodigieux succès, ce vieux « mystère d'iniquité » qui, du temps de saint Paul, avait déjà sa place et son action dans le monde, et dont le dernier fruit et l'agent souverain doit être « l'homme de péché, le tîls de la perdition», l'Antéchrist, le grand possédé et le maître ouvrier de Satan. Il sera, continue l'Apôtre, l'opposition, l'objection, la contradiction en personne, qui adversalur. Dans sa superbe et son audace, il se dressera contre tout ce qui porte le nom de Dieu et est honoré comme tel, extollitur supra omne quod dicilur Deus aut quod colitur, c'est-à-dire qu'il s'insurgera contre la Trinité adorable, Dieu unique, créateur et seigneur de toutes choses; contre le Christ, lils éternel du Père et un seul Dieu avec lui ; contre toute autorité, soit divine, soit humaine ; contre toute paternité de grâce et de nature; contre tout pouvoir exercé au nom du Très-Haut : pouvoir sacerdotal, politique, civil ou domestique. Il se révoltera contre toute loi. en tant que la loi se présente comme appuyée sur un droit supérieur à l'homme et dominant ses volontés ; enfin s'élevant par dessus tout, il foulera sous ses pieds choses et personnes, au nom du genre humain dont il se proclamera le roi, le verbe et même le dieu, car c'est jusque-là qu'il ira, et il est fatal qu'il y aille. Saint Paul l'annonce en ter-^ mes explicites : « Ce monstre posera son siège dans le temple de Dieu, écrit-il, se faisant centre et maître de toute la religion comme de toute la puissance, et l'objet du seul culte qui, sous son règne, sera légalement permis, tta ut in tempto Dei sedeat ostendens se tanquara sit Deus. »

«Et voici qu'en regardant TElatc(ue l'on appelle moderne^ encore que ce soit précisément l'Etat antique, l'État païen celui des vieilles monarchies de l'Orient et des Césars de

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Rome, l'Élat tel que la Franc-maçonnerie le rêve et le veut, tel qu'elle a commencé et réussi à rétablir clans le monde, l'Étal qui domine tout, centralise et absorbe tout, peut tout, Ft entend le faire sans contrôle, étant la nation même et ce peuple souverain « qui n'a pas besoin, dit Rousseau, d'avoir raison pour valider ses actes, — il faut reconnaître et confesser que la prophétie devient déjà de l'histoire.

« La Franc-maçonnerie est le champ qui produira ce fruit abominable. Elle est l'avant-courrière, elle sera tout à l'heure la mère de ce tyran déifié, régnant pour le compte de l'Enfer et en inaugurant lÉlat ici-bas. Elle prépare tout pour l'avènement et le triomphe de l'Antéchrist ; elle lui aplanit les voies, lui concilie d'avance l'esprit des hommes, lui gagne leur sympathie; elle lui crée ses ressources et lui forme en tout pays son organisme politique ; elle popularise ses principes et lui formule son dogme ; elle propage sa morale, qui, partant du mensonge, aboutit à la perversion ; elle fonde son enseignement et lui en assure le monopole ; elle recrute son armée; elle pourvoit à ce qu'il ait son appareil scientifique, littéraire, artistique , elle bâtit ses théâtres; elle lui dresse ses tribunes : elle prélude à sa législation et lui invente sa langue; elle tient sa presse toute prête; enfin, en construisant son trône, qu'elle sait devoir être un jour un autel, elle lui façonne surtout son peuple, ce peuple aveuglé, dégradé et servile qu'il lui faut pour être acclamé, suivi et obéi.

« Le Père Descharaps écrit, en tête de son livre, qu'il est îa philosophie de l'histoire contemporaine ; ce titre n'est que trop justiiié Comme il est impossible de comprendre l'œuvre et l'esprit des sociétés secrètes sans l'intelligence du mystère de Jésus-Christ, qui est le fondement divin de toutes choses, la grande question des siècles, le signe posé à la contradiction et la cause principale, quoique indirecte, des disputes et des guerres qui remplissent l'histoire; de même, si l'on ignore les mystères de ces néfastes sociétés, on ne saurait expliquer ce qui, depuis la prétendue Réforme, mais surtout depuis la première moitié du dernier siècle.

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s'est passé en France et dans le monde et s'accomplit encore sous nos yeux

« Ah ! que le Saint-Siège était bien avisé et n'a cessé de l'être ! qu'il s'est montré et se montre encore fidèle à sa mission de paternité et de charité universelles, quand, depuis 1738, par la bouche de Clément XII, suivi en ceci par tous ses successeurs jusqu'à Pie IX et Léon XTII, il a sans relâche dénoncé aux souverains et aux peuples ces sociétés infâmes comme le grand péril de notre temps et une puissance diabolique qui menace de tout envahir avec le dessein arrêté d'abattre tout ce qui tient la société debout. Hélas ! il en a été des vicaires du Christ comme du Christ» qui disait : «Le jugement, » c'est-à-dire ce qui lui servira de thème et pour un trop grand nombre le rendra si redoutable, « le jugement, c'est que la lumière est venue dans le monde », cette lumièrequi est le témoignage que je rends à la vérité, « et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce quo leurs œuvres étaient mauvaises. » On n'a point écouté le Saint-Siège ; on a méprisé et raillé, non seulement ses avertissements et ses alarmes, mais les sentences d'excommunication dont il frappait les chefs, les membres et les fauteurs de ces ténébreuses associations , rois et peuples ont continué de marcher dans leurs voies, portant, sans en avoir toujours conscience, le joug honteux imposé par les loges. Chacun sait ce que, par suite, sont devenus les rois ; nous sommes en train d'apprendre ce que. deviennent les peuples.»

Les mouvements antisémitiques de la Russie et de PAUemagne, quelques faits récents qui ont accusé la prépondérance financière des israélites sur les bourses de Londres et de Paris, ont appelé vivement l'attention sur le rôle joué par les juifs dans la politique moderne et spécialement sur leur liaison avec la Ma-^ connerie.

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Il est impossible de n'être pas frappé du fait que les principaux agitateurs nihilistes et communistes, que les chefs reconnus des partis radicaux en Allemagne, où le centre directeur de sectes a vraisemblablement son siège, en Russie, en Suisse, sont des Israélites. L'auteur d'un remarquable article publié dans le JSineteenth Century de janvier 1882, sous ce titre significatif, U aur or e d\ne époque révolutionnaire, s'exprime ainsi :

« Le traille plus remarquable de tous les bouleversements qui s'opèrent dans le continent, c'est le rôle prépondérant des juifs. Tandis qu'une partie d'entre eux s'empare de*s grands pouvoirs financiers, d'autres individus de leur race sont les chefs de ce mouvement révolutionnaire que nous avons esquissé. . . Ceux qui considèrent les juifs comme une force de conservation dans la société doivent changer leur point de vue. »

Pendant longtemps les israélites ont été exclus de la plupart des loges allemandes, anglaises et françaises. Ils ont alors fondé des rites spéciaux, comme celui de Misraïm en France, des Beni-Berith aux États-Unis, qui leur permettaient de bénéficier des avantages assurés par le caractère universel de la Maçonnerie et de communiquer au besoin avec toutes les loges. Cependant on a la preuve que, même au milieu du XVIIP siècle, un certain nombre de loges maçonniques recevaient les juifs dans leur sein. Martinez Paschalis, le fondateur des Illuminés français, qui a eu un rôle très important dans la propagation des sectes à cette époque, était un juif. Des documents très sérieux intiiquent que des juifs ont eu une part prépondérante

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dans la formation au commencement de ce siècle de ce groupe de hauts adeptes qui, sou-s le nom de Haute- Vente romaine, a de 1814 à 1840 dirigé toutes les sociétés secrètes et toutes les loges. Joseph de Maistre, dès 1811, signalait le rôle actif des juifs dans les manœuvres des sectes, et Disraeli a plus récemment répété les mêmes affirmations. Ge sont là assurément deux témoignages dont la portée est considérable. (V. chapitre VI.)

De nos jours, le mouvement interne de la Maçonnerie a renversé presque partout les barrières qu'un reste d'idées chrétiennes ou des préjugés sociaux opposaient à l'admission des juifs dans les loges ordinaires. La Maçonnerie des pays catholiques, celle de France, d'ItaUe et d'Espagne, a été la première à les admettre. L'Allemagne a suivi cette tendance. Aux États-Unis et en Angleterre, il n'y a que certains rites qui leur soient accessibles. Depuis que la plupart des loges allemandes ont abaissé les anciennes barrières, •on constate même dans le monde maçonnique, non sans un certain eifroi, l'influence que les enfants d'Israël y ont prise. L'appoint considérable qu'ils apportent aux partis j^rogressiste et national-libéral, est devenu particuhèrement désagréable au grand chanceUer. Un de ses écrivains, Théodore Mommsen, dans une brochure intitulée : Un mot sur les Juifs, leur a reproché leur ingratitude et leur a adressé un curieux appel à l'union avec les Allemands contre la France et l'ultramontanisme.

En France, la question sociale juive n'existe pas, la proportion numérique des Israélites dans la popu-

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pulalion étant trop faible, mais le nombre des fonctions officielles qu'ils occupent est sans aucune proportion avec leur rapport à la population générale. De plus ceux qui sont arrivés à une certaine position sociale sont engagés dans la Maçonnerie et y exercent une influence considérable. L'un d'eux, le F.*. Crémieux, fut pendant de longues années grand maître du suprême conseil du rite écossais. Un grand rabbin, le F.*. Dalsace, est Fun des membres les plus anciens du Grand -Orient. Le grand rabbin de France, à la distribution des prix des écoles professionnelles israélites, qui avait lieu le 27 décembre 1879, à l'hôtel du Grand-Orient, louait solennellement au nom d'Israël les francs-maçons et célébrait leur action dans le monde. Le 29 juin 1869, un grand synode des juifs orthodoxes réformés et libéraux de toutes les nations, réuni à Leipzig, voyait dans le développement et la réalisation des IDÉES modernes (liscz : révolutionnaires) la plus sûre garantie pour le présent et l'avenir de la nation juive et de ses enfants.

Les transformations matérielles et économiques du monde augmentent de plus en plus la valeur des remarquables aptitudes des israéhtes, et dégagent la supériorité ethnique indiscutable qu'ils ont conservée à travers les siècles. L'influence croissante qu'exercent dans nos sociétés leurs penseurs, leurs écrivains, leurs artistes, leurs financiers ; leur pénétration dans certaines populations, comme aux États-Unis, où ils tendent à se fondre avec la grande masse devenue indifférente au Christianisme : voilà des faits provi-

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dentiels dont les conséquences ne s'apercevront que plus tard. Notons seulement que les juifs retiennent toujours avec une grande ténacité la croyance au Dieu créateur, au Dieu vivant, tandis que de plus en plus les loges deviennent brutalement positivistes et matérialistes. Si les apostasies des peuples chrétiens comblaient la mesure, est-ce par eux que, suivant les antiques prophéties, se ferait le retour de l'humanité à. «on Auteur ?

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