‹ La Franc-maçonnerie et les moyens pour arreter ses ravagesChapitre 17 sur 78 · CoastitutioQ Ecclesiam a Jesu Christo, 17 sept · texte numérisé non relu

CoastitutioQ Ecclesiam a Jesu Christo, 17 sept

qu'on me coupe la main, qu'on m'arrache la langue, qu'on me tranche la gorge, que mon cadavre soit pendu dans une Loge pendant le travail de Tadmission d'un nouveau frère, pour être la flétrissure de mon infidélité et Teffroi des autres ; qu'on le brûle ensuite et qu'on en jette les cendres au vent, afin qu'il ne reste plus aucune trace de la mémoire de ma trahison. »

Dans l'illuminisme de Saint-Martin, l'initié prête ce serment : « Je jure de briser les liens charnels qui peuvent m'attacher encore à père, mère, frères, sœurs, époux, parents, amis, roi, chefs, bienfaiteurs, à tout homme quelconque à qui j'ai promis foi, obéissance, gratitude ou service. Je jure de révéler au nouveau chef que je reconnais, tout ce que j'aurai vu, fait, lu, entendu, appris ou deviné, et même de rechercher et d'épier ce qui ne s'offrirait pas à mes yeux... »

Quand le serment est prêté, le vénérable déclare au récipiendaire qu'il est délié de tous ses serments, et immédiatement il ajoute : « Fuyez, fuyez la tentation de révéler ce que vous avez entendu; car le tonnerre n'est pas plus prompt que le couteau qui vous atteindra, quelque part que vous soyez. »

Le malheureux initié se livre ainsi, pieds et mains liés, à un« puissance occulte qu'il ne connaît pas et né connaîtra jamais, et s'engage à être un instrument inconscient et passif de toutes les volontés de cette puissance, d'être, entre ses

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mains, perinde ac cadaver, comme un cadavre, c'est-à-dire de n'avoir plus ni jugement, ni volonté propre, d'exécuter tous les ordres qp'il recevra, dût-il, pour cela, violer toutes les lois divines et humaines et fouler aux pieds les sentiments les plus sacrés de la nature : il n'a de choix qu'entre l'obéissance aveugle et la mort. Depuis long^temps déjà, quelques coryphées des sectes ne craignent pas de prêcher la /us^^ce du poignard dans leurs journaux et leurs correspondances. Mazzini enseignait, dans le jpurnal Ilalia e Popolo, que « si un popolano se lève et transperce Judas en plein midi, sur la voie publique, ce po^ polano s'est fait le représentant de la justice sociale. » Dans une lettre écrite de Londres au comte <le Cavour, en 1838, Mazzini disait : « L'usage du poignard vengeur est sanctionné parles serments «t de solennels jugements de la Charbonnerie. » Voici d'ailleurs quatre articles de la constitution occulte qu'il a rédigée :

« Art. 30. Ceux qui n'obéiront point aux.

« ordres de la Société secrète, ou qui en dévoile- « ront les mystères, seront poignardés sans remis- « sion. Même châtiment pour les traîtres.

« Art. 31. Le tribunal secret prononcera la « sentence et désignera un ou deux af&liés pour « son exécution immédiate.

« Art. 32. Quiconque refusera d'exécuter l'ar- (( rèt sera censé parjure et, comme tel, tué sur- « le-champ.

« Art. 33. Si le coupable s'échappe, il sera poui*t< suivi sans relâche, en tout lieu ; et il devra' « être frappé par une main invisible, fût-il sur (c le sein de sa mëre ou dans le tabernacle du « Christ! »

L'auteur du livre V Initiation de la vie nouvelle, dont la direction est à Païenne, dit aux jeunes initiés : « Sachez que notre travail ne sera pas purement... contemplatif... si bien que, dans les assemblées, on a résolu de proposer le poignard comme le dernier argument de sa conviction, quand on aura épuisé la logique. »

Ce ne sont pas là de vaines menaces ; elles sont exécutées avec la rigueur la plus inexorable ; et le malheureux qui veut s'y soustraire est traqué de telle façon, qu'il lui est impossible d'échapper : où qu'il aille, la Franc-Maçonnerie le suivra partout, jusqu'au bout du monde. Elle possède des ressources pour faire disparaître son cadavre, sans que la police, ni qui que ce soit, puisse savoir ce qu'il est devenu. Voici un fait entre mille. Un jeune homme initié à la Franc-Maçonnerie fut désigné pour poignarder une victime de la Secte. Cette victime traversa TOcéan Atlantique et alla se cacher dans un lieu perdu de l'Amérique. Mais, à l'aide de l'inquisition vraiment infernale de la Secte, le jeune initié connut parfaitement la piste' de la victime et la poignarda dans son obscure retraite. Il revint en Europe bourrelé par le remords et presque décidé à ne plus assister aux

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réunions de la Maçonnerie secrète ; mais bientôt un nouvel ordre lui fut intimé d'immoler une autre victime et de venger la Secte. Révolté de tant d'atrocités, il prend la résolution de se sous;traire à Thorrible tyrannie du poignard, et part incognito pour l'Algérie. Arrivé à Marseille, il reçoit à l'hôtel ce billet fraternel : « Nous savons ton projet; tu ne nous échapperas point. L'obéissance ou la mort! » Il rebrousse aussitôt chemin saisi d'épouvante et s'arrête à Lyon, dans une auberge obscure. Une demi-heure après, un inconnu apporte pour lui ce billet ; « Tu obéiras^ ou tu mourras I » Terrifié, il s'enfuit de Lyon et va par des chemins détournés demander un abri au monastère de la Trappe des Dombes, près Belley. Le lendemain, il reçoit ce billet : « Nous te suivons ; en vain tu cherches à nous échapper. » Éperdu, hors de lui-même, et sachant que la Secte ne pardonne jamais, il va se jeter entre les bras d'un prêtre, qui trouve le moyen, en confiant la victime à d'intrépides missionnaires, de dépister les terribles limiers acharnés à sa poursuite K

Quant aux souverains qui ont des gardes pour s'abriter contre les coups de poignard, la Franc- Maçonnerie a les machines infernales, les bombes^ la dynamite et autres engins qui broient les équipages et font sauter les palais. La Secte était à peine née qu'elle montrait déjà ce caractère d'atroce férocité ; car voici le serment que prêta^

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