Cantique des Cantiques^ chap. ii
Benoit XIV, dans sa constitution Providas Romariorum, reconnaît à la Franc-Maçonnerie le même caractère de perversité et confirme toutes les peines portées contre elle par son prédécesseur. En 1821, Pie Vil dit que personne n'ignore que les coups de la secte criminelle de la Franc- Maçonnerie sont surtout dirigés contre le Seigneur et contre son Christ. Il confirme les censures portées par ses prédécesseurs et ordonne, sous peine d'excommunication, à tous ceux qui les connaîtront, de dénoncer aux évèques les francs-maçons et ceux qui auront participé à leurs crimes. En i82S, Léon XII, dans sa constitution Qiio gravtorày dit qu'aussitôt assis sur la chaire de saint Pierre il s'est appliqué à connaître la situation, le nombre et la puissance des sociétés secrètes, et il constate, l'âme remplie d'amertume, combien leur audace s'est accrue avec leur nombre. C'est à elles qu'il attribue tous les bouleversements qui ont eu lieu en Europe, et il ajoute qu'elles sont la cause de toutes les formidables tempêtes qui ont presque partout assailli l'Église. Si la doctrine et les lois de rÉglise sont attaquées avec la dernière impudence; si la dignité de l'Église est traînée dans la boue; si la paix et le bonheur auxquels elle a droit, sont, non seulement troublés, mais renversés, tout cela vient des sociétés secrètes. H condamne ensuite, sous les mêmes peines que ses prédécesseurs, et défend à perpétuité toutes
les sociétés secrètes qui existent et celles qui pourront surgir à l'avenir. En 1832, Grégoire XVI, à la vue des ravages des sociétés secrètes, disait, dans son encyclique Mirari vos : « Nous sommes vraiment à Theure de la puissance des ténèbres, qui crible comme le froment les fils d'élection. Vraiment la terre pleure et se dissout... infectée par ses habitants, parce qu'ils ont transgressé les lois, changé le droit, rompu l'alliance éternelle. » Pie IX a renouvelé tous les anathèmes portés par ses prédécesseurs contre les sociétés secrètes. Pendant son long et immortel pontificat, il n'a cessé de dénoncer à l'univers leurs trames diaboliques, d'exhorter, de prier, de conjurer les évèques et les princes'de les combattre et de préserver les peuples de leurs pièges. Dans une allocution prononcée le 25 septembre 1865, il s'élève avec une sainte véhémence « contre cette Société perverse vulgairement appelée maçonnique, qui, contenue d'abord dans les ténèbres et l'obscurité, a fini par se faire jour ensuite pour la ruine commune de la religion et de la société humaine... Nous exhortons fortement les fidèles à se tenir en garde contre les discours perfides des sectaires, qui, sous un extérieur honnête, Bont enflammés d'une haine ardente contre la religion du Christ et l'autorité légitime, et qyâ n'ont qu'une pensée unique, comn^ ils n'ont qu'un but unique, anéantir tous les droits divins ^t humains. Qu'ils sachent bien que les affiliés
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de ces sectes sont comme les loups que le Christ Notre-Seigneur a prédit devoir venir couverts de peaux de brebis, pour dévorer le troupeau ; qu'ils sachent qu'il faut les mettre au nombre de ceux dont TApôtre nous a tellement interdit la société et l'abord, qu'il a expressément défendu de leur dire même Ave ! Salut ! » A peine élevé au pontificat suprême, Léon XIII s'empresse de faire connaître au monde la peste mortelle que les sociétés secrètes ont glissée dans les parties les plus intimes de la société humaine, et qui lui fait courir les plus grands dangers. Quelques mois après, voyant que le fléau continuait ses ravages avec la même intensité, Léon XIII publia son encyclique Quod Apostolici * contre les abominables sectes des socialistes, des communistes et des nihilistes, qui sont sorties de la Franc-Maçonnerie. Le Pape dit que ces hommes sont « assurément ceux que désignent les divines Écritures : Ik souillent la chair ^ méprisent le pouvoir et blasphèment la majesté *. Ils ne laissent intact ou entier rien de ce qui a été sagement établi par les lois divines et humaines pour la sécurité et l'honneur de la vie. » Le 21 février 1882, en faisant ses recommandations aux prédicateurs du carême dans la ville de Rome, le Pape leur dit : « L'incrédulité et la corruption, qui sont les principales sources de tout désordre