décembre 1878* S. Jude, chap. v
ET LES MOYENS POUR ARRÊTER SES RAYAOES. lOfV
civil et moral, ne dérivent plus seulement, aujourd'hui, de rignorance et de l'entraînement des passions, mais, remarquez-le bien, très chers fils, elles sont plutôt le fruit de la guerre implacable et féroce que les sectes ont déclarée à Jésus- Christ et à son Église, dans le but impie, si c'était possible, de la détruire et de l'anéantir. Aujourd'hui, en effet, c'est par un dessein réfléchi, avec une résolution ferme et arrêtée, et à l'aide de tous les moyens, que l'on attaque les vérités de la foi, que l'on propage les plus coupables doctrines, que l'on fomente les plus vils appétits. La presse, la science, l'histoire, la politique, les associations et même les inventions les plus belles du génie humain se changent, dans la main des impies, en instruments de corruption. »
Après de tels témoignages, qui pourrait révoquer en doute les projets sataniques de la Franc- Maçoanerie? Depuis plus d'un siècle. Celui qui a la mission sublime et sacrée de dissiper les ténèbres de l'erreur, de faire briller la vérité, de nourrir tous les hommes du pain de la parole de vie et de les préserver du poison des fausses doctrines, de défendre les brebis de Jésus-Christ contre la dent du loup, le Pape avertit, à temps, à contre temps, et, lui, qui est investi d^un ministère de I mansuétude et de miséricorde, il est contraint par I le devoir de sa charge de frapper de son glaive I spirituel, non seulement les francs-maçons, mais
encore tous ceux qui les favorisent ; comment,
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après cela, douter que la Franc-Maçonnerie ne soit créée, organisée, dirigée et poussée par Satan contre l'Église de Dieu et Tordre social?
D'ailleurs, disent les papes Pie YII et Léon XII, pour établir la perversité de la Secte diabolique, nous n'avons pas besoin de recourir aux conjectures et aux arguments. Les livres imprimés par les francs-maçons eux-mêmes, dans lesquels sont décrits les rites employés dans les couvents, surtout pour les grades supérieurs ; leurs catéchismes ^ , leurs statuts, et d'autres documents authentiques des plus certains ; les dépositions faites devant les juges par les membres qui ont abandonné la Secte, démontrent clair 6omme le jour que le but de la Franc-Maçonnerie est de renve^ : ser toute autorité et, surtout, de détruire l'Église K
Satan sait parfaitement que seule, la gardienne i de la vérité et de la vertu, l'Église catholique est le grand obstacle à l'établissement de son règne dans le monde; c'est pourquoi il emploie tous ses
1. « Postremo, ut omne erroris pericnlam efficacias arceatur damoamus et proscribimus omnes carbonariorum» ut aiunt, eatecbismos et libros quibus a carbonariis describuntur qus in eorum conveutibuB geri soient, eonim etiam statuta, codices ac libros omnes ad eorum defensionem exaratos, sive typis editos, sive manuscriptos, et quibuseumque fîdelibus sub eadem pœna majoris ezcommunicationis eodem modo reservatae probibemus memoratos libros, vel eorum aliquem légère, aut relinere, ac mandamns, ut illos vel locorum Ordipariîs, yel allia ad quos eosdem recipiendi jus pertinet, omnioo tradant. » Plus VII, const. Ecclesia a Je$u,
2. Constitution Ecclesiam a Jesu, § y, et constit, Quo gra» viora, § x.
ET LES IfOYEl^S POUR ÂBRÊTER SES RAVAGES, iil
elTorts et toute sa fureur à la faire mépriser. Dès le commencement de son pontificat, Léon XIII porta ses regards attristés sur le spectacle des maux qui accablent partout le genre humain, et, après les avoir énumérés, il dit : « Ces maux, telle est notre conviction, ont leur principale cause dans le mépris et le renversement de l'auguste et sainte autorité de l'Église, qui gouverne les hommes au nom de Dieu, et qui a la mission de venger et de soutenir toute autorité légitime. Les ennemis de Tordre public le savent très bien; aussi, pour ruiner la société, n'ont-ils pas trouvé de moyen plus sûr que la guerre acharnée contre l^Église et contre Dieu. Ils suscitent contre elle Fenvie et la haine par de honteuses calomnies : ils la représentent comme l'ennemie de la vraie civilisation ; ils portent tous les jours de nouveaux coups à sa force et à son autorité ; ils veulent abattre enfin le pouvoir suprême du Pontife Romain, établi pour défendre et affirmer ici-bas les l'^gles éternelles et immuables du bien et de ta justice. De là sont sorties les lois qui ébranlent la constitution divine de l'Église catholique, et qui, i notre grande douleur, régissent aujourd'hui la plupart des nations. De là aussi ont découlé, et le mépris du pouvoir épiscopal, et les entraves mises àTexercice du ministère ecclésiastique, et la dispersion des communautés religieuses, et la venté i l'encan des biens qui servaient à entretenir les ministres de l'Églisô et le» pauvfes. De là encore
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il est résulté que les institutions publiques consacrées à la charité et à la bienfaisance ont été soustraites à la salutaire direction de TÉglise; do là est née celte liberté effrénée et perverse de tout enseigner et de tout publier, tandis qu*au contraire on viole et on opprime de toutes manières le droit que possède TÉglise d'instruire et d'élever la jeunesse. On n'avait pas d'autre but en usurpant la principauté civile que la divine providence avait accordée depuis bien des siècles au Pontife Romain, afin qu'il pût exercer librement et sans entraves, pour le salut étemel des âmes, le pouvoir que Jésus-Christ lui a conféré ^ »
Mais qu'est-il besoin, aujourd'hui, de témoignages? JETa^^mttô reum con/itentem. L'accusé non seulement ne nie pas les faits, il les avoue; non seulement il les avoue, il s'en fait gloire. Depuis que la Maçonnerie se croit sûre du triomphe, elle ne cherche plus même un abri dans les ténèbres de ses conciliabules secrets, mais elle marche avec audace en plein jour, annonce hardiment, dans ses journaux, ses criminels projets, et chante déjà victoire. Ici, je n'ai que l'embarras du choix, car les aveux de la Maçonnerie sont si nombreux, qu'on en formerait une bibliothèque. Je me contente donc de quelques citations prises au hasard. Le 26 décembre 1864, dans un congrès de toutes les Loges belges tenu à Anvers, Yan Humbeeck,
i. Encyclique Jnscrutibili Dei consiliOf 21 avril 1878.
Vénérable de la Loge Les amis de l'union et duprogrès, a dit : « On a reproché à la Révolution de creuser un gouffre. Ce n'est pas vrai ; la Révolution n'a pas creusé de gouffre ; elle a creusé une fosse, elle Ta creusée pour y descendre le cadavre du passé. Ce qui est vrai de la Révolution est vrai de la Maçonnerie, dont la Révolution n'a été que la formuliB profane. Oui, un cadavre est sur le inonde ; il barre la route du progrès : ce cadavre du passé, pour l'appeler par son nom carrément, sans périphrases, c'est le catholicisme. » — Le Bulletin maçonnique de La grande Loge symbolique écossaise, créée et établie à Paris avec l'autorisation de M. Lepère, en date du 12 février 1880, disait, quelque temps après : « Il s'agit d'unir les francs-maçons de la France et du monde entier dans une action commune contre les menées cléricales. » Le Bulletin déclare ce qu'il faut entendre par menées cléricales : « La Franc- Maçonnerie et l'Église sont des puissances contraires qui ont toujours été en lutte depuis des siècles. L'une doit nécessairement détruire l'autre. Longtemps on a pu croire que le catholicisme remporterait la victoire ; aujourd'hui le résultat n'est plus douteux.L'Église, redoutable encore, s'agite dans les convulsions de l'agonie ; mais, malgré sa force apparente, elle est condamnée à perdre peu ^ peu toute influence sur les sociétés humaines. Déjà on peut prévoir le temps où elle rentrera dans les ténèbres, d'où elle n'aurait jamais dû
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sortir, pour faire place aux idées de la Révolution, dont le triomphe assurera le règne de la justice sur la terre. » — Quelques jours aupara* vaut, un célèbre franc-macon avait déjà dit dans la Loge V Espérance : « Maçonnerie et catholicisme s'excluent mutuellement. Supposer une Maçonnerie chrétienne serait supposer un cercle carré, un carré rond. » — Dans un discours pro» nonce en loge et reproduit par la Chaîne dUmon^ numéro de septembre et octobre 1881, un orateur a dit : « Mes frères, où trouverez-vous pour les hommes faits, pour les esprits mûrs, une pareille école de progrès, une semblable diffusion de lumière? Sera-ce renseignement religieux, les leçons données par les membres des cultes divers dans leurs chaires respectives qu'on pourra donner comme l'équivalent de la Franc-Maçonnerie? Ah! ici, tous les sentiments intimes, toutes les consciences protesteront contre une telle assimilation Les temples catholiques, ou protestants, ou israélitesl les religions I mais, mes frères, c'est contre eux précisément, c'est contre l'œuvre sacerdotale de tous les temps et de tous les pays que la Franc -Maçonnerie s'est fondée; c'est contre eux qu'elle livre ces combats sécu* laires qui ont fait gagner au progrès, réfugié sous nos bannières, tout cet espace de champ et de soleil où il se déploie et s'étend aujourd'hui. »
Il est donc trois fois évident que la Franc-Ma* 'çonnerie a pour but la destruction de toute reli-
^on. Si rÉglise catholique venait à être chassée des lois, des institutions, de la société, de partout; si elle rentrait dans les catacombes, la Franc-Maçonnerie dirigerait ses coups contre les sectes hérétiques qui conservent la divinité de Jésus-Christ ou une religion révélée quelconque, protestante ou juive, n'importe. Ensuite arriverait la destruction de la croyance en Dieu. Déjà le franc-maçon Diderot avait dit : « L'athéisme est le seul système qui puisse conduire Fhomme à la liberté; » et, de nos jours, le célèbre Blanqui a proclamé que « la Révolution ne fait qu'un seul corps avec l'athéisme ». Au congrès de Liège, Tidon et Casse ont défini la Révolution : Une lutte entre r homme et Dieu, le triomphe de fhomme sur Dieu. Au mois d'avril dernier, le journal la République maçonnique recommandait chaudement à ses lecteurs un petit livre publié par un francmaçon, avec ce titre : Dieu, voilà t ennemi! « Pour notre part, dit ce journal, nous félicitons vivement l'auteur. Il a fait là un bon livre, auquel la question religieuse actuellement en discussion dans les chambres donne un intérêt tout particulier. » Le lecteur aura probablement vu plusieurs fois, peut-être sans l'observer, cette mouche vibrante, que le naturaliste appelle ichneumon. Elle est ^imée d'une longjue tarière, au moyen de laquelle ^Ue dépose ses œufs dans le corps des insectes. Ces germes, une fois éclos dans le corps de l'ani- Baal, vivent de sa substance; mais, par l'effet de
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rinstinct le plus merveilleux, ils n'attaquent d'abord que le tissu le plus riche, et respectent les organes essentiels à la vie ; aussi la victime continue à vivre en portant les monstres qui lui rongent les flancs. Mais quand le tissu adipeux est dévoré et que Tanimal entre dans le sommeil léthargique qui doit le métamorphoser et lui donner des ailes, les larves de Tichneumon se jettent sur les muscles et toutes les parties solides, qu'elles dévorent complètement, ne laissant que l'enveloppe de l'animal avec un peu de poussière au fond de ce linceul, se métamorphosent et s'envolent pour recommencer ailleurs leur œuvre de destruction. Telle est l'image fidèle de la Franc-Maçonnerie : ses adeptes, sous les différents noms de nihilistes, d'internationalistes, de socialistes, de radicaux, etc., après avoir dévoré le surnaturel dansles sociétés, s'attaquentaux vérités naturelles, et, dans leur œuvre de destruction, ils n'épargnent ni l'immortalité de l'âme, ni l'existence de Dieu, ni rien de ce qui constitue la base de la raison. La Maçonnerie ne s'arrêtera que quand elle aura dévoré tout ce qui fait la grandeur de l'homme, pulvérisé toutes les institutions, tout anéanti. Le propre de la bonté est de se répandre et de donner l'être; et quand la bonté est la puissance infinie, son propre est de féconder le néant et d'en faire sortir le monde avec toutes ses beautés. Le propre de la haine est de diviser, de détruire, de faire le néant. Satan règne dans ce lieu où habite une
sempiternelle horreur^ et il pousse la Maçonnerie à renverser tout ordre, afin que le monde moral devienne une image de l'empire des ténèbres.
Satan est l'esprit méchant, dont la volonté est obstinée dans le mal, et il pousse la Maçonnerie à détruire tout bien moral. Satan est le père du mensonge, et il pousse la Maçonnerie à détruire toute vérité. Il va plus loin. Au-dessous de la bonté et de la vérité, se trouve l'être : Satan s'attaque à lui, s'acharne contre sa substance, tant qu'il reste en elle un vestige de Dieu. Pendant qu'il y aura un grain de poussière pour redire la bonté "de Dieu et chanter sa gloire, la fureur de Satan ne désarmera pas : voilà pourquoi il pousse la Maçonnerie au nihilisme, qui est le terme et le couronnement de tous ses efforts. Mais, comme il ne lui a pas été donné de détruire l'œuvre de Dieu, ni même de faire rentrer une seule molécule dans le néant, ni de détourner de sa route un seul de ces astres qui font l'harmonie des cieux, il s'en prend au libre arbitre de l'homme, afin que, par ce moyen, il substitue son règne à celui de Dieu. Détrôner Dieu, le chasser de l'intelligence et du cœur de l'homme, le chasser de la famille, le chasser des lois, des constitutions, lechasser de partout, le chasser du monde, comme Jésus-Christ a chassé le Prince des ténèbres, tel est l'entreprise de Satan et l'œuvre de la Franc- Maçonnerie. Et cette œuvre si criminelle, si horrible et si monstrueuse, qu'elle eût paru impos- • 7.
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sible à nos ancêtres, tant elle est opposée à la nature et à la raison, s'exécute avec fureur et marche de succès en succès. Quand saint Paul disait : // faut quil y ait des hérésies j aHn qu'on découvre ceux d entre vous qui sont éprouvés, pouvait-on croire qu'un jour s'établirait et régnerait l'hérésie des hérésies, l'athéisme? Pouvait-oB croire qu'après dix-neuf siècles de christianismer les évèques de la catholicité seraient appelés à Rome, pour défendre, contre les ravages de la Franc-Maçonnerie, la première de toutes les vérités, la base de l'ordre social et de la raison, l'existence de Dieu ? Ah ! les païens et les sauvages qu'évangélisent les apôtres du Christ ont dû être étrangement surpris en voyant les vicaires apostoliques quitter leurs missions, traverser les océans et se rendre dans le pays de la civilisation, au centre de l'Europe, pour définir qu'il y a un Dieu vrai, créateur des choses visibles et invisibles, et frapper d'anathème ceux qui ne rougissent pas d'affirmer qu'il n'existe rien en dehors delà matière ^ Le concile du Vatican, plus durable que les fameuses pyramides d'Egypte, est un monument qui redira à tous les siècles la guerre scélérate et sacrilège faite à la religion et à Dieu par la Franc-Maçonnerie. Afin qu'il fût impossible de se méprendre sur ce caractère du concile du Vatican, la Synagogue de Satan, la Francis Voyez les deux premieni canon» du coacUe da VoticaOi^
Maçonnerie, par une permission de Dieu, se réunit à Naples, et y tint ses assises, qu'elle-même appela si bien VAnti-ConcUe; car ces deux assemblées n'étaient pas moins opposées que le Christ et TAutechrist. Or, dans TAnti-Concile, un francmaçon français, qui est devenu un personnage politique important, M. Andrieux, aujourd'hui ambassadeur de la République française auprès du roi d'Espagne, a voté cette motion : « Considérant que ridée de Dieu est la source et le soutien de tout despotisme et de toute iniquité ; considérant que la religion catholique est la plus complète et la plus terrible personnification de cette idée, que l'ensemble de ses dogmes est la négation même de la société^ les libres-penseurs de Paris assument l'obligation de travailler à l'abolition prompte et radicale du catholicisme, à son anéantissement par tous les moyens, y compris la force révolutionnaire. »
Les pontons, les déportations, les noyades et la guillotine ont appris à nos pères ce qu'il faut entendre par la force révohitionnaire, La destruction des monuments de Paris par le pétrole et le massacre des otages disent assez que la violence de cette force révolutionfiaire, loin de s'affaiblir, n'a fait que s'accroître avec le temps. Dans son numéro du 14 octobre 1874, VAmi du peuple^ organe de l'Internationale, qui n'est qu'une fraction avancée de la Maçonnerie, disait : « Marat a demandé cent mille têtes, vous les avez prises à
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sa place. Nous, nous ne vous les demanderons pas : mais, si le salut de Thumanité et de la Révolution l'exige, nous vous les arracherons. » Un sectaire disait, le 1'' mars 1875 : « Remarquez, citoyens, que toutes les insurrections triomphantes de la grande Révolution sont celles où Ton a immolé les coupables. Et celles où le peuple n a fait que menacer, les républicains ont été égorgés. Enfin, faire du modérantisme dans une insurrection, c'est de Timbécillité, de la décadence et delà trahison. Rappelons-nous que nulle institution nouvelle ne peut être solide et durable qu'autant que ses ennemis seront anéantis. »
Sans doute, et je me plais à le redire, tous les francs-maçons ne partagent pas ces sentiments, et plusieurs abhorrent Teifusion du sang humain; mais que tel soit l'esprit de la Franc-Maçonnerie, il est malheureusement impossible d'en douter. Quelque révoltant que soit le meurtre médité et organisé sur une vaste échelle, on n'est pas surpris, quand on la connaît, de le trouver au nombre des moyens qu'elle emploie pour renverser ceux qui font obstacle à ses desseins. L'étonnement cesse quand on considère que l'homme, dans la voie du mal comme dans la voie du bien, n'a pas de limites. L'étonnement cesse surtout, quand on se rappelle que la Franc-Maçonnerie est inspirée et poussée par celui qui est parvenu à mettre au cœur des multitudes une passion, un enthousiasme frénétique pour les atroces combats
des gladiateurs et le spectacle des chrétiens jetés aux bêtes fauves dans les arènes de FEmpire romain; inspirée et poussée par celui qui est parvenu à se faire dresser, dans tout Tunivers, des autels, sur lesquels le sang humain a coulé par torrents, et coule encore là ou la croix de Jésus n'a pas été arborée. Homicide dès le commencement, Satan le sera jusqu'à la fin. D'ailleurs, comment douter de cette soif de sang humain, lorsqu'on voit ce qui se passe et que Ton entend ce qui se dit? Je ne citerai qu'un fait. Le 22 septembre 1878, les sections avancées delà Franc-Maçonnerie fêtèrent l'anniversaire de l'institution de la guillotine. Il y eut, à Paris seulement, plus de mille banquets, dans lesquels éclata l'enthousiasme des convives pour Danton, Robespierre, Saint-Just, Marat, Gambon et les autres monstres qui ont épouvanté la Convention elle-même par le nombre et le cynisme de leurs atrocités. Fouquier-Tinville, le procureur de Danton et de Robespierre près le Tribunal révolutionnaire, dressait avec une joie féroce la liste des bons à guillotiner^ et il y mettait l'empressement que inet la charité à distribuer des bons de pain pour soulager la misère des pauvres. Cambon s'écriait : «Voulez-vous faire face à vos affaires? Guillotinez, guillotinez, et puis guillotinez 1 » Garrier, le monstre, auteur des noyades de Nantes, disait froidement : « Il est démontré que la France ne peut nourrir tous ses habitants, il est nécessaire
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de se défaire de Texcédent de cette population^ sans quoi il ne peut exister une république ; il faut commencer par les prêtres, les nobles, les mard:iands, les banquiers, les négociants, etc. ; aucun de ces hommes-là ne peut aimer la République. »