‹ La Franc-maçonnerie et les moyens pour arreter ses ravagesChapitre 35 sur 78 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

La Franc-Maçonnerie veut l^enseignemént afh6e.

Dans la guerre d'extermination qu'elle a jurée aux congrégations religieuses, la Maçonnerie procède avec méthode ; au besoin, elle fait un choix, si les circonstances ne lui sont pas complètement favorables. Afin de tromper les simples, elle concentre ses efforts contre certaines congrégations, etlaisseles autres tranquilles. Ses premiers coups sont toujours pour les congrégations vouées à l'éducation de la jeunesse, et parmi celles-là, sa haine a encore fait un choix; elle distingue les congrégations vouées à l'éducation des enfants des hautes classes, qui doivent un jour exercer les emplois les plus importants et occuper les premières places de TÉtat. Aussi son premier exploit, après sa formation, a été de faire supprimer la célèbre Compagnie de Jésus.

Sans doute, la Compagnie de Jésus a bien d'atitres titres à la fureur de Satan. Le nom de Jésus, qu'elle porte, l'a rendue le point de mire de tou-

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tes les perséculioDs. Le Seigneur a fait d'elle, comme de saint Paul, un vase cT élection pour porter son nom devant les gentils, les rois et les enfants d'Israël. Aussi, comme à saint Paul, le Seigneur lui a montré combien il faut qu'elle souffre pour son nom^. Le démon ne peut lui pardonner d'avoir dédommagé l'Église des pertes causées par l'hérésie, en arborant la croix en Amérique, en Chine et au Japon; il s'enflamme de colère, quand il la voit toujours rangée comme un rempart autour du Saint-Siège pour en défendre les prérogatives divines. Et, toutefois, aucune de ces raisons n'est le motif principal de la haine toute particulière que la Maçonnerie lui a a jurée. Les Jésuites sont maîtres passés en fait d'éducation, et ils formaient dans leurs écoles ceux qui devaient plus tard exercer les professions libérales, ceux qui devaient être à la tète de l'armée, de la magistrature, de l'administration, en un mot, ^ui devaient gouverner la société. Dès 1604, ils tinrent les principales écoles de France, desquelles sortirent la plupart des hommes qui firent le grand siècle de Louis XIV. La Franc-Maçonnerie, à peine organisée, se mit à l'œuvre pour les anéantir; elle parvint à gagner à sa cause le jansénisme et la magistrature, la noblesse et les ministres, et fit un siège en règle autour du faible Louis XV. Les

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