Quand ^B songe que cet ordre législateur (Compagne de
ET LES MOYENS POUR ARRÊTER SES RAVAGES. iS»-
Les écoles franc -maçonniques remplacèrent celles des Jésuites, et de ces nouvelles écoles sortiront Camille Desmoulins, Marie -Joseph Chénier, Danton, Robespierre et la plupart des monstres de la Terreur qui guillotineront le petitfils de Louis XV, le roi de France Louis XVI; c'est aussi de là que sortiront la plupart des évêques intrus, Audreîn de Quimper, Parian d'Arras, Dumonchel de Nîmes, Desbois d'Amiens, etc.
La Maçonnerie remplaça la religion et devint le docteur de la jeunesse; elle lui apprit que les vertus comme les vices ne sont que des préjugés, que la seule règle des devoirs est le plaisir, qu& l'enfer et les supplices de l'autre vie ne sont que
Jésus), qui régnait au Paraguay par rascendant unique de» vertus et des talents, sans jamais s'écarter de la plus humble souBiission envers Tautorité légitime même la plus égarée ; que cet ordre, dis-je, venait en même temps affronter dans nos prisons, dans nos hôpitaux, dans nos lazarets, tout ce que la misère, la maladie et le désespoir ont de plus hideux et de plus repoussant; que ces mêmes hommes qui couraient, au premier appel, se coucher sur la paille \ côté de Tindigence, n'avaient pas Tair étranger dans les cercles les plus polis; <iu*ils allaient sur les échafauds dire les dernières paroles aux victimes de la justice humaine, et que de ces théâtres d*horreur, ils s'èlauçaient dans les chaires pour y tonner devant les rois ; qu'ils tenaient le pinceau à la Chine, le télescope dans nos observatoires, la lyre d'Orphée au milieu des sauvages, et qu'ils avaient élevé tout le siècle de Louis XIV; lorsqu'on songe enfin qu'une détestable coalition de ministres pervers^ de magistrats en délire et d'ignobles sectaires, a pu, de nos jours, détruire cette merveilleuse institution et s'en applaudir, on croit voir ce fou qui mettait glorieusement le pied sur une montre, en lui disant : Je t'empêcherai bien de faire du bruit. Mais, qu'est-ce donc que je dis? Un fou n'est pas coupable. » (Joseph de Maistre, PHncipe générateur des constitutions politiques, n« xxxvi.)
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des fantômes, que rhomme n'a pas d'âme, ou que, 9'il en a une, elle meurt avec le corps, etc. Les paisibles sanctuaires où la jeunesse se formait à la vertu en même temps qu'elle acquérait la science, furent organisés d'après le régime militaire, et ressemblèrent à des arènes de gladiateurs. Il en sortit une jeunesse indomptée, qui ne respirait que désordre et combats ^ Et voilà ce que la Maçonnerie nous prépare encore aujourd'hui. Le lecteur me pardonnera cette petite digression, parce qu'elle jette un grand jour sur la situation actuelle de la France, et sur les desseins que nourrit la Franc^Maçonnerie en accaparant toute l'instruction de la jeunesse. Il est 'facile de voir qu'il n'y a rien de nouveau sous le ciel : même but, même plan, mêmes moyens, mêmes procédés, sauf un progrès dans la brutalité, le mensonge et l'hypocrisie. Dans la séance des députés du 10 juillet 1882, M. Madier de Montjau proposa de déclarer radicalement incapables d'enseigner les membres du clergé et des congrégations, à moins qu'ils n'aient déjà deux ans d'apostasie. Puis se tournant vers les membres du Gouvernement et de la Commission, il leur dit : « Au fond, vous et moi nous avons le même programme; nous voulons également proscrire les religieux et les prêtres, seulement vous, majorité, vous enveloppez vos projets d'hy-