Constit. Ecciesiam Jesu
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« 3. Qiœetmiquej ubicumque, quandocumque comedây bibe, Uetare. C'est-à-dire, mange de tout^ partout et en quelque temps que ce soit, bois et divertis-toi, sans t'inquiéter ni de la nourriture, ni du temps, ni des autres choses défendues.
« 4. Cum quocumque et quacumque conjtmge et disjunge, dummodo convenias simuL C'est-àdire, contracte mariage et romps ton mariage, comme tu l'entendras, pourvu que cela se fasse par un accord mutuel.
« 5. Da necessaria ad vtctum, vestitum et voluptates signatisnostris indigents. C'est-à-dire, donne ce qui est nécessaire pour la nourriture, le vêtement et le libertinage à nos frères reconnus comme tels avec les signes convenus.
« 6. Uxorem^ filios, filias^ servoSj ancillas, cum aliis convenientes non impedias. C'est-à-dire^ n'empêche pas le libertinage de ta femme, de tes fils, de tes filles, dé tes serviteurs et de tes servantes.
<c 7. Neque aliorum libertatij etsi contraria vo^ lentium résiste. C'est-à-dire, qu'il ne faut pas résister à la liberté des autres, même quand ils veulent des choses contraires.
« 8. Nihil est quod sit malum^ et occasio vohmr taria imo. C'est-à-dire, il n'y a rien qui soit mal, et, à plus forte saison, l'occasion volontaire n'est pas mauvaise.
« 9. Bonum necare qui volunt prœesse nobis.
ET LES MOYENS POUR ARRÊTER SES RAVAGES. i7&
C'est-à-dire, c'est une bonne chose de tuer ceux qui veulent nous commander.
« 10. Morimur et vivimus et iterum semper.
C'est-à-dire, nous mourons et nous vivons toujours par le moyen de la métempsycose.
« H. Possumus omniafacerequâB volumusabsque €vi etiam culpa. C'est-à-dire, nous pouvons toujours faire ce qui nous plaît, sans danger de pécher, mémo légèrement.
« 12. Ergo semper liberi sumus. C'est-à-dire^ donc nous sommes toujours libres. »
Le document se termine ainsi: « Je déteste tous ces articles et je reviens à Dieu ; c'est pourquoi je prie et supplie de faire prier pour ceux que j'ai séduits, ne pouvant plus leur parler sans un grave danger. »
Dans son instruction permanente pour les initiés, imprimée en 1 81 9, IsiHaute Vente italienne dit : «Le rêve des sociétés secrètes s'accomplira, parla plus simple des raisons, c'est qu'il est basé sur les passions de l'homme. Dressons toutes nos batteries ; flattons toutes les passions, les plus iQauvaises, comme les plus généreuses. » L'un "des chefs de la Maçonnerie occulte donne cetto instruction : « Le catholicisme n'a pas plus peur "d'un stylet bien acéré que la monarchie ; mais ces ^eu bases de l'ordre social peuvent crouler sous la corruption ; ne nous lassons donc pas de corrompre, ne faisons donc pas de martyrs, mais popularisons le yice dans les multitudes. Qu'elles
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le respirent par les cinq sens, qu'elles le boivent^ qu'elles s'en saturent. Faites des cœurs vicieux, et vous n'aurez plus de catholiques. C'est la corruption en grand que nous avons entreprise, la corruption du peuple par le clergé, et du clergé par nous , la corruption qui doit nous conduire à mettre un jour l'Eglise au tombeau *. >> L'une des plus grandes célébrités de la Maçonnerie, Ragon dit : « En fait de pureté, la Maçonnerie ne reconnaît que la propreté physique. Il n'y a pas d'autre souillure pour l'homme que la malpropreté matérielle. » Avec de telles maximes, il n'y a donc qu'à imiter Pilate et à se laver les mains pour être innocent et immaculé, eût-on commis les plus abominables forfaits. L'apostat Raynal, le protégé de la Secte philosophique et l'un des rédacteurs de l'Encyclopédie, écrivait : « Toute morale repose sur deux principes : désir de jouir, liberté de jouir... L'autorité paternelle ne sert qu'à produire la haine dans le cœur des enfants.. ^ Quand donc viendra cet ange exterminateur qui mettra tout au niveau? ^) Il voulait qu'on érigeât la prostitution en culte et en vertu, et il ne connaissait pas d'autres crimes que de professer la religion chrétienne et d'honorer les rois, qu'il appelait bêtes féroces. Ses désirs ne tardèrent pas à s'accomplir : La Maçonnerie rendit un culte j>ublic à la prostitution en plaçant sur les autels
. 1. lettre. de Vendiceà.NuJbius. . .
lesprostituées, qu'elleappela Déesses de la Raison^ et l'Ange exterminateur nivela tout et coupa les têtes qui gênaient la Maçonnerie- Aujourd'hui, la fine fleur de la Charbonnerie consacre toutes ses forces à propager l'épicurisme. Le prêtre apostat Trezza, de Vérone, dans son Lucrèce^ chap. de la résignation^ dit : « La libération épicurienne des jougs de la vie et des folles terreurs d'outre-lombe, crée ce nouvel état de l'homme qui, ayant enfin conscience de soi et ayant eulevé les obstacles du mensonge, se recueille dans le temple serein de Tesprit d'où il contemple la lutte douloureuse des êtres... L'épicurisme, par lui-même, n'est pas une science nouvelle, mais un nouveau salut. .. Il ôte de dessus la raison cette couverture de plomb qui l'écrase depuis tant de siècles... Il ne met aucune contrainte, et il lui semblerait une folie d'arracher les fruits de Vénus encore acerbes, mais il les cueille seulement quand la maturité les détache de l'arbre... L'épicurisme est tout ; c'est l'héritier de l'évolution scientifique de l'antiquité... L'épicurisme a été l'héritier de la conscience politique *. » — De Gubernatis dit : « Le squelette de toutes les civilisations passées, présentes et futures, se réduitàcette formule: Jouir et faire jouir... Le type idéal de la perfection humaine consiste à bannir la douleur des sensations et à communiquer à tous les hommes
1. Extrait de la Civiltà cattolica, 17 déc. 1681, p. 686 et 688.
nés sous le soleil le plus grand nombre possible de plaisirs. Tout le reste est le rêve d'une ombre. . . La morale est Tart du plaisir justement appliqué au bien-être de tous... L'immoralité est l'abus de cet art... La religion est la sanctification de Farti du plaisir. . . Lamorale et la religion consacrent l'art et la science du plaisir... Il faut renverser avec le Christ et la conscience les barrières de l'ignorance et de l'imposture * . » Dans son Decalogo di Epicuro,. lemèmeDeGubernatisdit : «La religion du passé a dit à l'homme : Tu seras d'autant plus grand que tu souffriras davantage; et elle a dit à la femme : Tu enfanteras avec douleur; mais la religion de l'avenir, qui a déj à essayé de faire enfanter la femme sans douleur, dira à l'homme : Ta religion, c'est la joie; ta morale, c'est la joie des autres ; la douleur est une faute et une erreur; Prométhée veut être vengé par Prométhée... A une religion fon~ dée sur le sacrifice et sur la douleur nous devons (apposer une religion qui recherche le plaisir sur ks plus hautes cimes de l'idéal, et qui le recherche pour nous et pour tous. D'une douleur personnelle, j'en ai du remords comme d'un délit. » Conséquents avec eux-mêmes, les partisans de ce système regardent les filles publiques et les lieux de débauche comme les plus puissants instruments de la morale, parce que les prostituées» procurent du plaisir aux autres I
!. Fisiologia del piacef^e.
La justice, cette autre vertu cardinale, qui est la première et la plus essentielle condition de l'honnête homme, les principes de la Maçonnerie ne la respectent pas plus que la chasteté, puisque ces principes renferment le communisme comme conséquence rigoureuse. Quand la Secte domine dans un pays, elle ne manque pas de recourir aux mesures les plus odieusement iniques, pour spolier les congrégations religieuses et TÉglise. Une des premières choses qu'elle fit, quand elle triompha avec la Révolution, fut de s'emparer de tous les biens du clergé, des fabriques et des ordres religieux; elle ne respecta pas même les biens des hospices, qui étaient le patrimoine des pauvres. Aujourd'hui, elle veut la séparation de l'Église et de t'État, mais elle entend affranchir l'État de l'obligation qu'il a contractée, par une convention solennelle, de pourvoir aux besoins du culte, en échange' des biens qu'il avait volés à l'Église pendant la Révolution. Cela ne suffit pas : il faut encore que l'État s'empare du petit patrimoine que la charité chrétienne a reconstitué à l'Église. Ce n'est pas encore assez pour la Maçonrie : il faut que l'Église soit, au préalable, dépouillée de ses édifices religieux, de ses presbytères, de ses ornements et de ses vases sacrés, de ses cloches, en un mot, de tout son mobilier, «t qu'elle soit mise dans un état de nudité complète, avec défense aux communes de louer les églises pour l'usage du culte. Les communes
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pourront les louer à ceux qui voudront en faire des magasins à foin, ou des entrepôts d'immondices, mais, de par la loi, il leur sera rigoureusement interdit de les louer pour en faire des lieux de prière. On croit rêver en entendant de pareilles choses ; et cependant c'est la réalité, réalité lamentable et humiliante pour notre patrie! Un projet qui contient tout ce programme de la spoliation la plus odieuse et la plus féroce a été déposé, il y a quelques mois, par le député M. Jules Roche.
Comme la magistrature française, gardienne de la justice, fait obstacle aux projets de spoliation, la Maçonnerie a entrepris de la transformer à son image et ressemblance. Elle veut que la magistrature soit dans ses mains, qu'elle rende des sentences conformes à ses désirs et à ses proj ets, et qu'elle se fasse l'instrumçnt docile de ses iniquités. Le Grand Orient de Bruxelles disait, dans une circulaire : « Engagez, autant que possible, les procès devant les tribunaux devant lesquels les vénérables frères sont assurés de la majorité. » Mais, comme il n'est pas toujours facile de trouver ces tribunaux-là, toute la presse aux gages de la Maçonnerie a reçu le mot d'ordre d'attaquer la magistrature. En France, l'assaut lui est livré avec une violence inouïe; on veut la jeter dans le discrédit, l'écraser sous le mépris, afin d'avoir un prétexte de la mettre de côté, et d'en façonner une autre qui rende des services et tion des arrêts.
Aucune injure ne lui a été épargnée, à ce point qu'un homme qui, certes, n'est pas un cléricaly M. Ribot, indigné autant qu'affligé de cet acharnement à ravaler la magistrature française, a dit en plein parlement ^ : « Je ne crois pas que dans aucun pays, ni à aucune époque, on ait vu ce spectacle d'une des grandes institutions de l'État, d'une des forces sociales, livrée pendant une année, non seulement aux attaques les plus vives etles plus injustes, mais aussi, je puis dire, à tous les outrages. » Et ce spectacle inouï dans l'histoire des peuples a continué et continue encore ! Dans son quatrième livre des Dialogues, Platon dit « qu'il faut bien prendref garde à qui l'on confiera l'État; car il est arrivé des milliers de fois, qu'après avpir combattu pour s'emparer du pouvoir, les vainqueurs ont tellement tout gardé pour eux, qu'ils n'ont confié aucun emploi aux vaincus et à leurs descendants, de crainte que le souvenir de leurs malheurs ne les portât à se soulever. Eh bien, nous nions que ces républiques soient des républiques, et nous ne pensons pas qu'elles soient justes, les lois qui ne sont pas faites pour le bien commun de tous les citoyens. Quant à ceux qui font des lois par esprit de parti, ils ne sont pas des citoyens, mais des séditieux, et ce qu'ils appellent leurs droits est indigne de ce nom*. » Qu'eût donc pensé le phi-